La pochette du disque annonce superbement la couleur. A l'interieur d'un habitat en bois, assis sur un vieux fauteuil, "notre" chanteur à la guitare sèche sur le genoux droit. Le regard est à la fois inquiet et tranquille. Et le contenu qui défile, correspond totalement au contenant aperçu. Tout en étant moderne dans le son, c'est très acoustique et avant tout authentique. C'est lent, puis ça devient vif. Des superbes mélodies comme on les aimes (Je parle évidemment des amateurs de la "vrai" country), qui reposent, puis explosent (Il parait que ça s'appelle "la country dance" !). Les violons comme invités de luxe, mais qui ne se tapent pas l'incruste, laissant aux guitares l'honneur de la tribune présidentielle du studio d'enregistrement. Pour les mots, il est ici beaucoup question d'enracinement, et d'amour, au travers de déclarations, comme par exemple dans la chanson : "Love grows wild" ("Maintenant, mon coeur reste à la maison", "je crie ton nom dehors dans le vent"). Mais ça peut devenir douloureux, en témoigne le poignant : "You're dead me", sur un impossible deuil ("Je n'ai pas accepté que l'on prenne ta vie", "Tu hantes les rues de cette vieille ville, "J'ai pleuré pour toi, plus de six mois"). Ca peut être aussi plus léger dans les sujets, pour former un ensemble de plaisir délicieux et entier. Absolument recommandé !