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5.0 étoiles sur 5
Un chef-d'oeuvre, 6 octobre 2003
Ce commentaire fait référence à cette édition : In Utero (CD)
Cobain disait que ce disque aurait du sortir avant "Nevermind", que la progression aurait été (médiatiquement au moins) plus linéaire. Malheureusement pour lui, on sait que ce ne fut pas le cas... Mais pour autant, même si ce disque est moins spontanément accessible que "Nevermind", il n'en reste pas moins un grand disque, à mon sens le plus représentatif de ce qu'était Nirvana. Steve Albini signe une production rêche, dépouillée mais qui capte admirablement le son incroyable que ces trois mecs avaient su créer. Les chansons sont toutes magnifiques ("Pennyroyal Tea", "All Apologies",...), voire prodigieuses ("Milk It", "Tourette's", "Rape Me"), pleine de retenue ou d'explosion sonore. Comme le disait un critique de l'époque, ce qu'elles ont de miraculeux c'est d'"avoir une mélodie boxée dans les cordes, maltraitée, malmenée mais qui tient toujours debout". Et puis (et peut-être surtout), il y a cette voix incroyable de Cobain, magnifiée encore par la prise de son d'Albini. Une voix où le pathos le dispute à la colère, où la rage et le désespoir se mêlent intimement, comme jamais peut-être avant et après non plus... Ce disque est sorti il y a 10 ans maintenant, mais quand j'écoute "Milk It", ça me fait toujours autant froid dans le dos.
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7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Toutes mes excuses, 22 janvier 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : In Utero (CD)
Longtemps que je n'avais pas réécouté mon Nirvana préféré. Que ça fait du bien. Pourquoi In Utero surpasse allégrement Nevermind ? Parce qu'il est plus varié et cependant plus cohérent. Nevermind aligne les titres comme des tubes, mais attention hein, de bons tubes (On A Plain, c'est du sérieux), alors que In Utero creuse, cherche, tente de rassembler les Melvins et Robert Johnson, les Beatles et Sonic Youth. En voilà un vrai album : un début, un milieu, une fin, des moments forts, des moments calmes, sous une seule volonté : tout donner.
Le choix de Steve Albini à la production se montre payant. Qui d'autre aurait pu capter l'énergie de ces trois punks ? En laissant les pics, les trucs qui dépassent, au lieu de les lisser, il offre à Cobain le son dont Nirvana avait besoin pour cotôyer ses modèles. Paradoxalement, on trouve du violoncelle, judicieusement placé lui aussi : il supporte All Apologies tout en ajoutant à la discorde des paroles.
J'aurai aimé un autre album après celui-là. Sûr qu'il aurait poussé l'expérimentation. Sûr qu'il aurait invité Beck et Thurston Moore, pour enregistrer des cassettes en train de fondre, tout en jouant sur une note, comme lui aurait soufflé Brian Eno, tandis que Buzz Osbourne aurait joué du larsen : de la guitare sans les mains. Il se serait appelé De Profundiis. Il aurait libéré le chanteur, assagi le batteur, il aurait été violemment rejeté par nombres de journaux, il aurait fait soulever l'enthousiasme d'autres publications. Il manque un album, au moins un.
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Legendaire, 15 janvier 2003
Ce commentaire fait référence à cette édition : In Utero (CD)
Un album différent de Nevermind mais tout aussi agréable à écouter, à reécouter et encore écouter. De "Heart-shaped box" à "Serve the servants", de "Pennyroyal Tea" à "All apologies", on ne s'en lasse vraiment pas. Cet album est une suite inesperée de l'excellentissime Nevermind, et il est malheureusement le dernier de la bande à Cobain. Un must en la matière.
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