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le 5 février 2013
J'ai ete enthousiasmee par la premiere partie du roman dont la structure est inetrressante et le style tres fluide et agreable a lire. Je n'ai pas pu m'empecher d'etre genee par le style "traduction" du livre, j'ai ete jusqu'a me demander si l'auteur etait bien francophone. A certains moments on a un peu l'impression de se retrouver devant la mauvaise traduction de Millenium.
Pour moi, la description des Etats-Unis, qui est decrite comme subtile par les critiques, est en fait assez peu subtile, et seulement conforme au cliche europeen de ce que sont les Etats-Unis: On retrouve le classique mercantilisme a tout prix, la religion extreme de la bible belt, les armes en vente libre, bref toutes les thematiques americaines qui interressent les europeens, mais pas forcement une "vraie" description des Etats-Unis.
L'histoire d'amour n'est pas credible, et je n'arrive pas a penser que meme en 1975 une fille de 15 ans parlait de la facon dont les dialogues sont ecrits. Tout cette partie est tres "nunuche".
La partie roman policier est tres bonne et haletante dans la premiere partie, et dans les 300 dernieres pages, on se lasse de passer de suspects en suspects, et la fin est carrement tiree par les cheveux a la limite du n'importe quoi.
Malgre tout, j'ai pris plaisir a lire le Joel Dicker, et ne regrette pas de l'avoir lu, c'est une bonne decouverte. J'aimerai voir ce qu'il va faire apres, quand il aura un peu plus de maturite...
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« La vérité sur l'affaire Harry Quebert » est un roman envoutant, dont la puissance provient avant tout d'un récit particulièrement bien construit plus que du style de son auteur. Derrière une enquête policière sur un meurtre passionnel, trente années après les faits, s'élabore une convaincante métaphore entre la boxe et l'écriture. Le livre est écrit d'ailleurs comme un match de boxe, sources de nombreux rebondissements au fil de ses rounds. Le lecteur, comme les personnages de l'histoire, frôlent plusieurs fois le K.O., mais se relèvent sans hésiter pour tenir jusqu'à la dernière page.

Le livre de Joël Dicker dresse également un portrait particulièrement abouti de l'Amérique et de ses contradictions, de ce qui fait son charme et son pouvoir de fascination. En quelques phrases bien envoyées, mises dans la bouche de ses personnages, c'est la justice - « C'est la beauté du droit en Amérique, Goldman : lorsqu'il n'y a pas de loi, vous l'inventez. Et si on ose vous chercher des poux, vous allez jusqu'à la Cour suprême qui vous donne raison et publie un arrête à votre nom : Goldman contre Etat du New Hampshire » (page 54) - ou encore la politique - « Pour gouverner l'Amérique, il faut des couilles. Et les éléphants ont de plus grosses couilles que les ânes, c'est comme ça, c'est génétique » (page 73) - qui sont évoquées avec humour et réalisme. Le roman s'inscrit d'ailleurs dans des moments historiques précis : la fin de Nixon et plus encore l'avènement d'Obama, avec un regard aiguisé sur les profonds changements du pays au cours de cette même période.

Le thème central demeure celui de l'écriture : « Au fond, Harry, comment devient-on écrivain ? - En ne renonçant jamais. Vous savez Marcus, la liberté, l'aspiration à la liberté est une guerre en soi. Nous vivons dans une société d'employés de bureau résignés, et il faut, pour se sortir de ce mauvais pas, se battre à la fois contre soi-même et contre le monde entier. La liberté est un combat de chaque instant dont nous n'avons que peu conscience. Je ne me résignerai jamais » (page 145). Mais sans une belle histoire d'amitié et une autre d'amour, plus profonde encore, le livre de Joël Dicker n'aurait pas la force qui est la sienne. « La vérité sur l'affaire Harry Quebert » est au final une vrai roman réussi, foisonnant d'idées, toujours passionnant et dont la lecture procure un indéniable plaisir.
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le 12 octobre 2015
Début 2008, Marcus Goldman, jeune trentenaire, propulsé écrivain de l’année un an et demi plus tôt est dans l’impasse pour écrire son nouveau roman. Il a ce que beaucoup d’écrivains nomment « le syndrome de la page blanche ».
À l’automne 2006, son premier roman s’est en effet très bien vendu, il a été invité à toutes les émissions télévisées à la mode, s’est fait un tas de nouveaux amis, a acheté un appartement au Village à NY et s’est même payé le luxe d’avoir une aventure sentimentale avec la starlette en vogue du moment. Mais voilà, maintenant, à part les coups de téléphone de son agent et de son éditeur qui attendent son prochain roman et ceux de sa mère qui cherche désespérément à le marier avec toutes les filles de ses amies/voisines, personne ne prend de ses nouvelles et il reste seul devant cette page blanche.
Ne sachant plus que faire, il appelle Harry Quebert, écrivain à succès mais aussi son mentor à l’université où il étudia. Il lui donna toute une liste de conseils pour écrire un roman. Celui-ci l’invite comme par le passé à venir se détendre quelques jours chez lui, à Aurora dans le New Hampshire. Un soir, en cherchant un crayon dans le bureau d’Harry, il découvre que, durant l’été 1975, Harry avait entretenu une liaison avec Nola Kellergan, 15 ans à l’époque alors que lui-même en avait 34. Et qu’à la fin aout de ce même été, Nola avait disparu.
L’inspiration ne venant toujours pas, Marcus décide de rentrer à NY. Mais quelques jours plus tard, Harry l’appelle de la prison où il vient d’être incarcéré pour le meurtre de Nola, son corps venant d’être retrouvé enterré dans son jardin. Marcus décide alors d’enquêter pour rétablir la « vérité sur Harry Quebert ». Celle-ci ne sera pas si simple à trouver, car il y a plein de secrets et de mystères à Aurora. Et il risque d’y perdre plus qu’il ne le pensait.
Je me suis régalée avec cette lecture. Le roman est épais, plus de 600 pages, mais je l’ai lu en deux jours, car je voulais absolument tout savoir sur les secrets d’Aurora et ce qui s’y était passé. Bon, j’étais en vacances, au bord d’une piscine et cela aide bien.
Il y a beaucoup de personnages qui gravitent dans cette histoire, certains biens travaillés, d’autres beaucoup moins, d’autres vraiment caricaturaux d’une ville reculée des États-Unis, mais cela ne m’a pas gênée outre mesure. Je n’ai jamais été perdue, car l’auteur nous rappelle régulièrement qui est qui par rapport à qui. De même, les allers et retours dans le passé, que ce soit durant l’été 1975 ou pendant les années université de Marcus, sont nécessaires et parfaitement bien différenciés.
L’idée des débuts de chapitre avec des conseils pour rédiger un bon roman, mais qui peuvent aussi être des conseils pour tenir un round de boxe m’ont bien plu.
Je dois bien dire que Joël Dicker a bien mené son intrigue, car je n’ai jamais réussi à trouver qui avait tué Nola et pourquoi. J’ai eu plusieurs fois des idées, mais qui étaient vite balayées par un nouveau rebondissement. J’ai été plus que surprise par les révélations de la fin.
L’écriture est fluide. Les descriptions nécessaires pour coller aux différentes époques et à l’Histoire ne sont pas exhaustives et servent le roman. Ce n’est pas de la grande littérature, mais cela se lit très bien.
J’ai passé un bon moment avec ce roman et je suis contente de l’avoir lu pendant mes vacances, car je ne sais si j’aurais eu le courage d’aller au bout en période de travail, car il faut quand même suivre les différentes péripéties sans se perdre.
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le 19 octobre 2012
Il n'est inutile de préciser que l'auteur est suisse, et qu'il ne s'agit pas d'une traduction, mais d'un roman noir, se déroulant aux États-Unis, avec des codes très étatsuniens, mais tournés en dérision.
Car, après lecture d'autres commentaires, je trouve qu'on oublie de dire que, parfois, c'est très drôle (si, si, j'ai éclaté de rire plusieurs fois en le lisant) - à d'autres moments, on est dans une enquête très sérieuse.
Pour tout dire, j'ai parfois eu l'impression de me retrouver dans Fargo des frères Coen : tous les protagonistes se comportent tous à un moment ou à un autre comme de sombres crétins, même si ce qui arrive est tragique. Harry Quebert n'y échappe pas tant on se demande bien comment il a pu tomber amoureux d'une Nola dont on peine à percevoir les qualités tout au long du roman (s'il devait y avoir un côté roman d'amour, de ce côté, c'est raté, mais ce n'était peut-être pas du tout le but...). Outre Fargo, une autre référence pourrait être Twin Peaks.
Le style a été critiqué par certains - à raison pour partie - mais attention, il n'est pas dit que parfois il ne s'agisse pas de formulations volontairement choisies par l'auteur pour parodier une mauvaise traduction (ce qu'est, quand même, censé être ce roman, fait à la va-vite que je te pousse sous l’influence de l'éditeur Schmid & Hanson, dont l'ambition semble être de flinguer la littérature - sans colt).
Par contre, la construction du roman est assez impressionnante, et l'histoire prenante (avec un petit coup de mou vers la moitié, pour mieux rebondir par la suite).

Au fond, ce n'est pas un chef d’œuvre mais un excellent roman, bien supérieur à ceux qu'il parodie.
On a un écrivain qui veut raconter une histoire, et qui le fait très bien.
Lisez-le, avec à l'esprit son côté parodique et pour son côté plus sombre.
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le 28 mars 2016
Ce qui est intrigant dans ce bouquin, c'est la fascination d'écrire un grand livre. C'est l'obsession des deux héros.
Manque de bol pour nous, les modèles de Dicker sont plus Mac Lévy et Guillaume Musso : tout sur l'intrigue, rien sur l'écriture.
Il n'y a pas de style, les dialogues sont ampoulés et frôlent souvent le ridicule : amusez-vous à lire à haute voix les élans passionnés de Harry et Nola, c'est à mourir de rire.
Tout cela ponctué de conseils pour écrire un grand livre.On comprend vite que par grand livre, ce n'est pas de chef d'oeuvre inoubliable que parle Dicker mais d'un best-seller... et c'est ce qu'il écrit.
Pas de style donc. pas de personnage passionnant non plus. On n'a qu'une vague idée de qui est le héros, l'histoire de pédophilie entre Harry et Nola reste nébuleuse, les personnages secondaires sont bien caricaturaux, la petite communauté contre le richissime homme d'affaires qui habite un grand domaine pas très loin, on a déjà vu ça mille fois... Tout est truffé d'invraisemblances, les rapports humains comme l'intrigue policière, on ne croit vraiment à rien mais on avance en se disant que ça va s'améliorer. Et comme si son bouquin n'était pas assez long, l'auteur rajoute des scènes totalement inutiles et méga caricaturales entre le narrateur et sa mère juive. Trente pages au moins qui ralentissent l'action.
Et en parlant d'action, j'avais compris très vite (en tous cas bien avant le déluge de révélations dans les 50 dernières pages) pourquoi l'homme d'affaires avait recueilli son chauffeur défiguré, et surtout qu'il y avait arnaque littéraire à la base de tout ça.
Mais malgré tout ça, l'impression de lire quelque chose sans consistance, sans sens, sans intérêt, je suis allé au bout. En m'en voulant. Mais j'y suis allé. Pour voir, par curiosité, parce que je me disais qu'un livre qui s'est tellement vendu ne pouvait pas être aussi creux et vain. Ben si. Veni, vidi je ne lirai plus de Dicker, promis !
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le 20 octobre 2015
J’ai beaucoup hésité à lire ce livre. J’avais entendu des critiques tellement contrastées ! Pour certains, La vérité sur l’affaire Harry Québert était un polar formidable, prenant, haletant, etc. Pour d’autres, une bluette truffée de poncifs. Comme le Livre des Baltimore était annoncé, j’ai pensé lire celui-ci pour me faire une idée, par moi-même, en oubliant les panégyriques des uns et les descentes en flammes des autres.
J’ai lu, et je reste partagée. Oui, je me suis laissé entraîner dans l’enquête de Marcus. Oui, j’ai tourné fébrilement les pages pour savoir où l’on allait me conduire. Oui, j’ai été agréablement surprise par la fin (la toute fin, car il y en a plusieurs, et ça se traîne vraiment dans le dernier tiers du roman).
Mais non, je n’ai pas aimé le style : plat, comme la traduction pâlote d’un polar américain. Les personnages sont stéréotypés et creux, l’amour entre Harry Québert et la petite Nola aussi. Les dialogues amoureux « Ah, Nola chérie… » frisent le ridicule. Le plus énervant, en fait, c’est que Joël Dicker joue avec de superbes références. Comment Nola ne ferait-elle pas penser à Lolita, par son âge, par son nom ? Mais on est vraiment très loin du talent de Nabokov. Pire : le roman est structuré, en chaque début de chapitre, avec des préceptes pour écrire un bon livre… et le livre est à la fois « sous écrit », par son style, et « sur écrit » par les ambitions de pédagogie littéraire qu’il affiche.
Alors 3 étoiles, et je suis brave.
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1000 PREMIERS RÉVISEURSle 3 septembre 2014
Que puis-je ajouter à presque 600 commentaires ? Voilà un livre qui est plaisant à lire, car peu compliqué. Il y a clairement du remplissage de pages mais cela fait durer le plaisir. La construction n’est pas aussi originale que l’on a bien voulu le dire. Ce n’est pas la première fois que je vois cette architecture littéraire. Il y a des personnages en tous genres. Pour ma part, j’ai adoré la mère de Jenny de par sa personnalité caricaturale. Elle m’a permis de rire un peu car le reste est finalement assez triste.

Pour ceux qui y ont vu une analyse approfondie de la société américaine, je leur laisse la responsabilité de leurs propos. Pour ma part, j’y ai vu une utilisation quelque peu poussive de lieux communs avec beaucoup de caricatures et très peu d’analyse. Même le milieu de l’édition, qui devrait être familier à un écrivain, n’est pas décrit avec beaucoup de profondeur. Quant à l’intrigue, les multiples rebondissements, bien que pas toujours convaincants, font qu’elle arrive à survivre aux essoufflements.

Bref, beaucoup de légèreté, ce qui en fait un très bon livre de plage (c’est là que je l’ai lu) pour se détendre entre deux baignades.
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le 11 novembre 2014
Après toutes les critiques formidables lues au sujet de cet ouvrage, la déception est assez grande.
Même si l'ouvrage se lit facilement, il n'y a pas de description fine des situations, des personnages. Le style est linéaire. Pas de nuances ni de suspens, mais un va-et-vient historique limite agaçant. Je l'ai lu en 20 fois....Bref, on s'ennuie sec.
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le 22 janvier 2016
Je ne comprends pas le nombre important de critiques positives pour ce roman que j'ai trouvé d'une platitude exceptionnelle...
Les personnages sont un concentré de clichés sur les américains (le flic brutal et débile, la serveuse malheureuse qui a raté son rêve de devenir starlette, l'homme riche suspect qu'on a peur d'interroger sans faire de vague...).
On ne ressent jamais réellement de tensions, de situation de danger ou de twist insoupçonné, seulement un enchaînement de témoignages d'une grande banalité pour essayer de dénouer un crime sous fond de passion insipide.
Le narrateur se révèle d'une naïveté effarante face à son éditeur qu'on voit venir avec ses gros sabots.
C'est un livre que j'ai eu hâte de finir pour rapidement passer à autre chose.
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le 12 mars 2013
J'ai devore ce livre. Oui, ce n'est pas de la haute litterature philosophique, mais ce jeune auteur a un talent hors du commun quand il s'agit de construction, de creer du mystere. On a l'impression de jouer a un Cluedo geant tout le long du livre! Par contre, je vous recommande de ne pas commencer le livre si vous etes tres occupe/es car vous serez nerveux a l'idee de ne pas pouvoir continuer a lire. A devorer, sans moderation!
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