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5.0 étoiles sur 5
justesse et finesse de la voix, 21 septembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Véronique Gens ~ Berlioz (Les nuits d'été · La mort de Cléopâtre · Zaïde · La captive · La belle voyageuse) (CD)
je connais bien cette musique par de grandes divas magnifiques. Véronique Gens m'a subjuguée par la finesse et la classe de son interprétation. J'écoute ce disque avec toujours autant d'admiration.
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5.0 étoiles sur 5
Un disque superbe, 5 février 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Véronique Gens ~ Berlioz (Les nuits d'été · La mort de Cléopâtre · Zaïde · La captive · La belle voyageuse) (CD)
De nombreuses pointures ont immortalisé ce cycle merveilleux des "Nuits d'été" de Berlioz.
Ainsi Régine Crespin en son temps, puis Anne Sophie Von Otter par exemple qui toutes deux à une génération de différence et dans un style bien particulier ont gravé deux bijoux.
Véronique Gens reprend le flambeau avec son propre style forgé par des années d'expérience d'abord dans la tragédie lyrique française puis un heureux passage à un ^répertoire plus classique et romantique.
Ces récitals "tragédiennes" accompagnés par Christophe Rousset nous avait montré tout son talent à interpréter le répertoire français sur deux siècle, entre Lully et Massenet.
Ici, Véronique Gens traduit avec bonheur le ton primesautier des mélodies qui encadrent le cycle (Villanelle, L'île inconnue), mais son Spectre de la Rose, désarmant de simplicité, épuré, surprendra plus d'un auditeur, habitué à davantage d'épanchement.
Quant aux trois mélodies centrales, elles baignent dans un climat lunaire et désespéré où la mélancolie semble exclure la volupté, la moindre esquisse de passion : aucune ardeur n'enflamme l'appel vibrant de l'amant esseulé (Absence) et, alors que la mélodie oscille entre la douleur de la frustration et le souvenir brûlant des "baisers", des "désirs inapaisés", l'artiste semble succomber au seul désespoir... La voix, exsangue et spectrale, livre une évocation saisissante de l'ombre d'un if (Au cimetière).
L'accompagnement est signé par le chef très prometteur Louis Langrée qui s'eet distingué dans un somptueux enregistrement dédié à César Frank. L'orchestre sous sa baguette fait un sans faute et excelle dans cette musique romantique et éthérée.
Les nuits d'été sont suivies par un remarquable morceau de bravoure, "la mort de Cléôpatre".
La tragédienne qu'est Véronique Gens s'épanouit, la noblesse du chant se pare d'accents raciniens et la méditation de la Reine d'Egypte ("Grands Pharaons, nobles Lagides...") révèle un vrai talent.
Au final c'est un beau disque consacré à cette musique admirable interprétée par une grande dame à l'âme en osmose avec le génie tourmenté de Berlioz.
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