Il est toujours difficile de tenir les promesses d'une intrigue lorsque la première partie est aussi réussie que "Métro Chatelet, direction Cassiopée. "Brooklyn station" ne fait pas exception et on ne peut s'empêcher de ressentir une légère déception. Pourquoi? D'abord parce que le scénario de Christin a du mal à (re)démarrer. L'attaque du quatrième monstre, annoncée dans le tome 1, ne se produit qu'à la moitié du tome 2. Par ailleurs, beaucoup de questions restent sans réponse, même si l'on se doute bien que cet album ne révélera tous ses secrets que bien plus tard. Mais ne me croyez pas trop négatif, tout de même. Cet album recèle des merveilles: la scène à Beaubourg est une merveille de mise en place, d'action et de suspense: les pages 23 et 24 sont des chefs d'oeuvre du film d'action et l'ensemble de l'oeuvre (les 92 planches) donne une impression crépusculaire et de fin de monde, d'une grande tristesse aussi: Valérian, désabusé et manipulé, Laureline, cynique et trompée. La coda finale de l'album, qui se réfère à la "Cité des eaux mouvantes", est une merveille de sobriété et de non-dit. Magnifique. A quand la suite?