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Valérian, tome 12 : Les Foudres d'Hypsis Cartonné – 8 octobre 1997


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Descriptions du produit

Biographie de l'auteur

Né en 1938 dans la banlieue parisienne, Pierre Christin est passionné par les numéros de Détective, et les couvertures illustrées de Radar, le journal qui était là. Plus tard, il soutiendra d'ailleurs une thèse intitulée « Le fait divers, littérature du pauvre ». Entre temps, après avoir modestement commencé ses études dans un cours complémentaire, il étudiera à la Sorbonne puis à Sciences Po Paris. Entre ses activités de pianiste de jazz et ses premiers travaux de journalisme, de traduction et d'écriture, il part pour l'Ouest Américain dans les années 1960, et s'enthousiasme aussi bien pour la vie dans les ranchs, les autoroutes urbaines, que la science-fiction, le polar ou encore la musique noire à son apogée. Même s'il y retourne toujours, il est aujourd'hui un peu fâché avec les Etats-Unis, les rapports sociaux étant devenus beaucoup trop coriaces à son goût. En 1967, il signe avec Mézières la première aventure de Valérian, sans imaginer un instant la longévité future de son héros. C'est également à ce moment qu'il est nommé à l'université de Bordeaux, où il créé, en 1968, ce qui deviendra l'école de journalisme, dont il a toujours été l'un des animateurs. Dans les années 1970-80, à Pilote, il écrit pour Tardi, Boucq, Vern et bien d'autres – une soixantaine d'albums à ce jour -, abordant les genres les plus divers, accordant ses convictions et humeurs au tempérament de chacun. Il réserve cependant son versant optimiste –voire utopiste-, à son vieil ami Mézières dont il apprécie la clarté narrative et l'humour réjouissant. Les sujets plus graves, nourris par des enquêtes dans, ce qui est encore à l'époque, le bloc communiste, il les traite avec Enki Bilal, dans des albums devenus de grands classiques de la bande dessinée politique, comme Les Phalanges de l'Ordre Noir ou Partie de Chasse. Il aborde encore une tout autre sensibilité avec Annie Goetzinger : portraits de femmes, intrigues et intimisme comme dans La Demoiselle de la Légion d'Honneur (1980), ou Paquebot (1999). Le métier de scénariste lui permet d'explorer ses vocations restées en friche : bien que s'estimant trop bavard pour l'emploi, il aurait aimé être espion afin de monter des scénarios grandeur nature. Ou encore officier de Marine pour avoir tout le temps de lire à bord de cargos pourris comme ceux qu'il a empruntés pour écrire Lady Polaris, balade dans les ports d'Europe, publiée avec Mézières en 1987. Il aurait aussi aimé être architecte, pour bâtir toutes ces villes qu'il a racontées, telles Los Angeles (L'Etoile oubliée de Laurie Bloom), ou la Belgrade encore Yougoslave de Coeurs Sanglants et autres faits divers. Il aura été un voyageur conséquent, profitant des immobilités imposées – attentes dans les hôtels, gares et aéroports – pour observer, noter et emmagasiner. Il est capable d'arpenter une ville des journées entières, de façon obsessionnelle, prenant des photos (plutôt moches mais efficaces) qu'il distribue ensuite à ses dessinateurs. Divaguer en Patagonie ou descendre les rapides du Mékong ne lui fait pas peur (enfin, pas trop). Chaussé de ses indestructibles Weston ayant foulées le Cap Nord et le Kalahari, Il fait un premier tour du globe par l'hémisphère nord en 1992, et un second, en 1999, par l'hémisphère sud. Périples que l'on retrouve dans L'Homme qui fait le tour du Monde, avec Philippe Aymond. Mais le tour qu'il a fait le plus souvent, c'est celui de Paris sur les rails abandonnés de la petite ceinture (La Voyageuse de Petite Ceinture avec Annie Goetzinger, 1985), et celui de la Petite Couronne , en vélo (La Bonne Vie avec Max Cabanes, 1999). Romancier, il traite aussi bien l'aventure citadine dans ZAC et Rendez-Vous en Ville, que les plongées au fond du terroir français dans L'Or du Zinc. Il aborde également le théâtre et le scénario de film (Bunker Palace Hôtel avec Bilal en 1989). Et, sans pour autant abandonner la bande dessinée, il a récemment publié de nombreux ouvrages illustrés explorant d'autres rapports entre textes et dessins, dans la collection « Les Correspondances de Pierre Christin », dans un format à l'italienne. Pour cette collection, il a notamment travaillé avec Patrick Lesueur, Jacques Ferrandez, Jean-Claude Denis, Alexis Lemoine et Enki Bilal. Considérant que, pour vivre heureux, il faut vivre beaucoup, mais caché, il aurait aimé avoir cent vies, dans cent villes et presque autant d'identités.

Malgré une solide formation à l'École des arts appliqués de Paris à la fin des années cinquante, ce n'est pas dans la création de dessins pour tissus et papiers peints que Jean-Claude Mézières fera sa réputation. Sa passion de jeunesse pour le dessin de bande dessinée, après des débuts pour le moins hésitants, sera le fil conducteur de sa carrière. En 1967, pour le journal Pilote, il crée avec son ami d'enfance Pierre Christin les personnages de Valérian et Laureline dans une histoire de science-fiction dont les auteurs n'avaient pas imaginé la longévité, puisque la collection comporte plus d'une vingtaine de titres. Le Grand Prix du Festival d'Angoulême lui est décerné en 1984. Si Valérian est son unique série dessinée, Mézières aime varier les expériences. En 1987, en compagnie de Christin, ils réalisent Lady Polaris (réédité chez Casterman en 2008) un reportage en forme de documentaire/fiction sur les ports de l'Europe, puis en 1991 ils établissent une encyclopédie les Habitants du ciel qui étudie toutes les créatures fantastiques rencontrées par Valérian et Laureline dans leurs aventures cosmiques. Sollicité en 1992 par Luc Besson pour créer les décors futuristes du Cinquième Élément, Mézières apportera sa touche personnelle au film, ainsi que... les taxis volants que Valérian utilisait auparavant dans les Cercles du pouvoir (1994) ! Les albums de Valerian et Laureline continuent ... En 2000 Mézières est sollicité par les Terres Australes et Antartiques Francaises pour réaliser une plaquette de 4 timbres sur le thème des TAAF. Quatres autres plaquettes seront publiées les années suivantes et lui permettront d'embarquer pendant un mois sur le navire « Marion Dufresne » dans une rotation vers les iles australes de l'Ocean Indien. Pour Lille 2004, son Chemin des Étoiles, un gigantesque décor d'astroport au coeur de la ville, n'est pas passé inaperçu et le début du cycle final des aventures de Valerian et Laureline débute avec Au Bord du Grand Rien la même année. Le ComicCon 2006 de San Diego USA décerne un Inkpot Award à Mézières et en 2010 parait l'ultime album des aventures de Valérian et Laureline L'OuvreTemps où les héros retrouvent enfin Galaxity ...et ce qui s'en suit. Les deux auteurs sont invités au Japon pour une exposition au Manga Museum de Kyoto. Maintenant que la boucle est bouclée, Christin et Mézières n'abandonnent pas leurs célèbres créatures de papier et se lancent dans un nouveau projet d'album...


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Détails sur le produit

  • Cartonné: 48 pages
  • Editeur : Dargaud (8 octobre 1997)
  • Collection : Valérian
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2205046586
  • ISBN-13: 978-2205046588
  • Dimensions du produit: 29,8 x 22,5 x 0,8 cm
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Par Autonome TOP 1000 COMMENTATEURS le 25 septembre 2010
Format: Cartonné Achat vérifié
« Les foudres d'Hypsis » marque la fin d'un cycle des aventures de Valérian qui a débuté en 1979 avec « Métro Chatelet, direction Cassiopée ». 184 pages plus tard - certaines parmi les plus réussies du genre « Space Opera », un trait se tire sur tout un pan de la vie de Valérian et Laureline. Cet album aurait d'ailleurs pu clôturer la série dans son ensemble. « Les Foudres... » est très satisfaisant puisque le lecteur obtient la réponse à toutes les questions soulevées par « Métro Chatelet ». Mézières se surpasse aussi, non seulement dans les grandes fresques dont il a le secret (le cauchemar de Valérian en page 12, la scène avec les épaulards en page 21, toutes les scènes - hallucinantes - de poursuite du vaisseau fantôme en pages 27, 29, 35) mais aussi dans les petites vignettes intimes, cette fois-ci de Valérian (bas de la page 5, avant-dernière image de la dernière planche). Le scénario de Christin est solide, les Shingouz toujours aussi impayables même si, comme dans « Brooklyn Station », il y a un léger essoufflement en milieu d'album et si la conclusion pourra choquer le vieux fond judéo-chrétien de certains d'entre nous. N'empêche : les 14 albums de Valérian sortis jusque là forment un monument indémodable de la BD contemporaine.
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