voilà le nouvel album made in parsons, et un virage dans la carrière de ce génie.
cet album, tout électronique, est rempli de bruits plus bizarres les uns que les autres, et pourtant on sent que les sons sont hyper travaillés et que rien n'est laissé au hazard. un peu comme si chaque pièce s'emboitait dans un monumental puzzle musical. le résultat est surprenant. mais surprenant dans le bon sens du terme.
la plage 1 : "return to tunguska", par exemple, est digne des plus grand "instrumental" du maestrio. la guitare Floydienne planante de Gilmour s'allie miraculeusement à une musique qu'on croirait remonter, malgrè la modernité de l'oeuvre, aux mythes et légendes de la vallée de l'Indus. (moi, j'aurais bien vu cette musique sur "Tomb Raider I", quand Lara arrive au Cambodge par exemple...)
la deuxième chanson est un peu plus commerciale avec une voix à la Peter Gabriel...
la plage 4 nous réserve une surprise de taille : pour la première fois, voici la voix d'Alan Parsons en personne, nature, sans "Vocoder". presque 30 ans que les fans attendaient ça !!! le maître, las de n'être qu'un concept, deviendrait-il enfin plus humain ?
sur la plage 8 on retrouve avec enchantement David Pack du groupe Ambrosia.
bref, du bon bien ouvragé. si c'est bien de la musique electronique (il manque un peu les Bairnson, Elliott, Woolfson ou l'orchestre de Powell)l'auteur a réussi à lui administrer une patine "couleur locale". On retrouve bien l'ambiance Parsons des grands moment de créativité du "project"
Incontestablement un album à avoir ! et un changement d'orientation qui augure de futures albums de prestige !!!
à noter également : une partie des fonds récoltés avec cet album ira à des oeuvres caritatives. il est dommage que le maître ne fasse pas plus de communication autour de cet album, lui qui s'humanise justement...