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4.0 étoiles sur 5
OUI MAIS..., 27 février 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Valleys of Neptune (CD)
Oui, l'on pourrait donner même 6 étoiles à cette galette, car au final, même avec tout ce qui a pu être sorti du génie Hendrix, bien peu de matériel original existe en comparaison à son impact (3 disques + le "blues"). Alors dans ce contexte, toute nouvelle sortie est inévitablement appréciée des fans du monde entier.
Néanmoins, l'on peut aussi pencher de l'autre coté de la balance et crier au scandale marketing, car même si l'on nous vante plus d'une heure d'enregistrements studios "inédits" (enregistrés au printemps 69, au moment où le groupe préparait la suite du mythique «Electric Ladyland»), il faut bien avouer qu'au final ce ne sont pas 10 titres franchement neufs qui déboulent sur la platine.
Certes les versions jusque-là jamais entendues de « Red House », « Fire » et « Stone Free », et des reprises de « Bleeding Heart » et « Sunshine of your Love » feront des heureux chez les puristes, car elles traduisent une maturité forte chez un Jimi évoluant prodigieusement vite, et qui les a donc digérées et régurgitées à sa sauce. Le résultat vaut donc le détour. D'autant plus que c'est Eddie Kramer himself (doit-on le présenter ?) qui a supervisé le mixage et Janie Hendrix qui l'a produit.
Mais sommes-nous tous des puristes ?
Nombre d'entre nous trouveront que l'on spécule trop facilement sur la légende, ce qui n'est pas faux non plus. Pour ma part, je trouve que même si ce disque est autant appréciable par sa valeur historico-musicale que par son bon contenu (car aucun titre ne constitue un réel scoop hendrixien, mais est en revanche excellemment bien interprêté !), il est regrettable qu'il nous soit présenté sous une telle lumière, car Jimi Hendrix était un perfectionniste. Je doute qu'il aurait voulu que l'on sorte un tel disque. Son entourage (poussé par les maisons de disques) pense aujourd'hui le contraire... est-ce par devoir de mémoire ou par appât du gain ?
Il est néanmoins indéniable que ce disque constitue l'une des meilleures sorties posthumes de Hendrix, surtout car il a été enregistré au moment fatidique où il allait donner une suite à son 3ème opus, et rien que ça...
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Attention, coup de filou., 29 décembre 2011
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A quel point faut-il être crédule pour ne pas s'apercevoir au premier coup d'aeil coup de filou qui se cache derrière ce Valleys Of Neptune de mars 2010 ? Comment peut-on encore tomber dans le panneau tendu par les maisons de disques ? Cette parution est une énième exhumation posthume du catalogue d'Hendrix. Cette fois-ci, c'est Sony Music qui s'y colle, en qualité de nouveau responsable du catalogue de l'artiste. Cette version supplémentaire affectée au répertoire lucratif du surdoué de la six cordes a pour elle l'avantage de la qualité, pas celle de la nouveauté comme l'acquéreur est en droit d'attendre sur la base de la promotion qui en est faite. On balance de l'inédit en veux-tu, en voilà pour accompagner la sortie du produit dans les bacs. Foutaise. Arrêtez de me faire rire, j'ai des crampes aux zygomatiques. Bravo Sony, mais ne nous prend pas pour des branques. Vends ta camelote, soit dit en passant, très honorable et d'excellente qualité, mais n'en fais pas trop pour un album qui sort, comme par hasard, pour honorer les 40 ans de la disparition du guitariste de Seattle. Valleys Of Neptune n'a d'inédit que le morceau titre (et qui n'est pas ce que le gaucher a fait de mieux), toutes les autres pistes étant de nouvelles moutures de chansons que l'on connaît déjà, enregistrées pendant sa période londonienne (Lover Man, Sunshine Of Your Love et Crying Blue Rain appartiennent à l'épisode daté du 16 février 69 à l'Olympic Studio) et à New York, dans les premiers mois de l'année 1969. Elles se partagent entre les ultimes enregistrements studio du JHE (après Electric Ladyland), à un moment où le torchon brûle grave entre Hendrix et Redding, et les sessions avec la mouture Cox/Mitchell. Appelons donc un chat, un chat. Malgré cette tentative d'entourloupe qui ne baisera pas les initiés, accordons, comme je l'ai reconnu, de la qualité au travail effectué. Dans le concert de daubes que la discographie post-mortem de notre génial gaucher a pu générer, il est rassurant de voir que certaines publications ont le sceau du bien faire. Ce Valleys Of Neptune tient largement la route et échappe au foisonnement des merdes qui, honteusement et sans le moindre respect pour son auteur, ont eu (et ont encore) une existence sous le label Hendrix. Mais parler d'inédit... faut quand même pas pousser mémère dans les orties, elle est en short ! Consultez le tracklist ci-dessous et vous aurez tout pigé de ce à quoi cet album vous convie. Rien que vous ne connaissiez pas, si vous en pincez pour Hendrix. Comme c'est encore bon, vous ne perdrez pas au change et on fermera les yeux. Mais inédit, mon cul ! N'attendez toutefois pas de ce disque qu'il révolutionne les choses : plus rien ne nous surprend sur cet extraordinaire artiste. A moins d'attirer avec des arguments à la mord-moi-le-naeud. Messieurs les promoteurs de maisons de disques, vous n'allez quand même pas faire le coup à chaque parution. D'autant plus que le catalogue est loin d'être épuisé, il me semble, depuis que les ayant-droits du guitar-hero ont flairé le jackpot à décrocher. Comme la Jackson Family depuis que Peter Pan est parti (PLO54).
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10 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
on nait ou pas fan d'HENDRIX, 9 mars 2010
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Biensur, quelques pisse-froids crieront au scandale : pas un inédit à part peut-être "VALLEYS OF NEPTUNES", le morceau qui donne son nom au disque; en effet, nous avons droit ici à une belle compilation de séances de travail du maitre sur des morceaux archi connus ( STONE FREE, BLEEDING HEART, HEAR MY TRAIN A COMIN', SUNSHINE OF YOUR LOVE, FIRE, RED HOUSE...)datant principalement de l'année 1969. Mais que demander de plus? l'essentiel des enregistrements studio ayant déjà été sorti, puis réédité puis remasterisé, puis compilé, puis recompilé puis coffré et repris par des centaines d'artises, quel plaisir de retrouver JIMI dans ces "nouvelles" versions au son fantastique pour l'époque (la production et le mixage étant signé Mr Eddie KRAMER),comme on a pu les écouter dans de nombreuses et différentes versions live de ces nombreux concerts (édités en CD ou pas). La magie opère toujours comme si on trouvait dans ces travaux d'enregistrement "live" et répétitions(?) une nouvelle fraicheur et une spontanéité chez ce génial guitariste gaucher qui renaîtrait de ses cendres quatre décennies après sa disparition. Et si vous croyez que c'est l'un des derniers enregistrements du "VOODOO CHILD", vous faites erreur: sa demi-soeur adoptive, Janie, maintenant détentrice des droits de l'artiste nous propose, outre une réédition remasterisée de l'oeuvre (quatre albums)complétée par des vidéos, documentaires et autres bonus, d'autres albums pour la décennie à venir, ainsi qu'un documentaire audio et vidéo sur la vie en tournée du guitar-héros, prévu cette année en DVD, peut-être pour le 40 ème anniversaire de sa mort.
Longue vie artistique à toi, JIMI.
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