Il faut bien manger de temps en temps. Voilà ce que l'on peut se dire à la lecture de ce titre. Kaori Yuki, peu inspirée, cède à la facilité et nous offre une histoire typée shôjo ultra classique, un genre auquel elle n'a pas habitué ses lecteurs et lectrices. Une histoire à base de club d'hôtes, ces endroits où moyennant quelque argent un beau jeune homme (de préférence anorexique) vous accorde son attention. Un escort boy en quelque sorte.
On suit Rion, une jeune lycéenne tombée par hasard dans un club d'hôtes en recherchant son amie disparue. Mais les hôtes se révèlent être des vampires (trop bien...) et voilà que Yuki tombe dans le fantasme relayé par Anne Rice, celui du beau vampire qui séduit son futur repas. Mais Rion cache peut être aussi quelque chose. Suspense... mais non c'est trop court! Trois épisodes sans lien particulier, sans but particulier (sauf peut-être le 1er) et sans intérêt non plus. Quelle histoire insipide! Les personnages ne sont absolument pas développé et si le titre se veut drôle mais on s'ennuie terriblement. N'espérez même pas un sourire. Du déjà vu/déjà lu sans une once d'originalité.
Le pire est atteint avec le dernier épisode, quelques pages ajoutées pour pouvoir remplir ce volume. Un épisode qui voit une Kaori Yuki enceinte jusqu'au cou bâcler clairement et simplement son histoire. Elle n'hésite même pas à l'avouer dans un coin de page.
Les pages couleurs et les quelques bonus n'arrivent pas à sauver ce tome maigrichon (environ 140 pages). On sera même très étonné de découvrir que la série, aussi mauvaise soit-elle, a été adaptée en série télé...!! Il y a pourtant bien mieux dans le catalogue de la dame.
Un titre inutile, inachevé et à éviter MÊME pour les fans.
blacksheep
(Critique de www.manga-news.com )
La mangaka que l’on connait sous le nom de plume Kaori Yuki (由貴香織里) est née un 18 décembre à Tokyo, mais elle n'a jamais divulgué l'année de sa naissance, qui peut être estimée dans les années 1960.
C’est tôt qu’elle apprend à dessiner, mais au lieu de suivre des cours spécialisés pour le métier de mangaka, elle passera par une école d’art dont elle sortira diplômée en 1986. Le premier travail qu’elle a rendu -une nouvelle-, dans le cadre de son école, sera appelé « Vampire’s Love », mais c’est grâce à son avancée jusqu’en demi-finale d’un concours de Hana to Yume chez Hakusensha qu’elle se fait remarquer avec sa nouvelle « Love Hunt ». C’est à partir de là qu’elle commence alors chez l’éditeur avec sa première œuvre dans le domaine professionnel : « Natsufuku no Erii », connu en France sous « La tenue d’été d’Elie » disponible dans le tome 3 de
Comte Cain qui parait dans le Bessatsu Hana to Yume d’automne 1987. Elle travaille donc avec l’éditeur Hakusensha de 1987 à 2010, où elle passe un nouveau contrat, avec Kodansha, ce qui va l’amener à s’imposer beaucoup plus en termes de communication et de sources internet. Elle met en effet à disposition :
- son blog, mieux fourni qu’auparavant : 地下庭園 ―UnDERGAЯDEN― (http://www.yukikaori.jp/blog/)
- un compte Twitter : Angelaid (http://twitter.com/#!/angelaid)
- un album photos en ligne : Angelaid (http://p.twipple.jp/user/angelaid)
Au sujet de son nom de plume, on sait qu’il n’est pas né d’une grande réflexion puisqu’il est venu de la télévision avec le nom d’une actrice et un prénom totalement inventé. Toutefois, on peut penser que son prénom fictif se rapproche du réel, puisque son éditeur a accepté ce pseudonyme sur la base de ressemblance avec son véritable nom.
Niveau international, Kaori Yuki aura pu être aperçue à Londres en automne 2000 (pour de la documentation avant l’écriture de
Comte Cain /
God Child), puis en Allemange (juin 2001) pour une convention de manga où elle a offert des dédicaces et une conférence. Elle est revenue en Allemagne 5 ans plus tard pour un salon du livre, où là encore elle propose des dédicaces aux heureux détenteurs du ticket nécessaire. Enfin, lors de la Japan Expo 2009 le stand Shojo Paradise monté par Hakusensha et Shueisha permettait de laisser des messages à certains auteurs de shojos, dont Kaori Yuki.
On en connait un peu plus sur elle grâce à diverses interviews, aux postfaces ou aux colonnes de textes éparpillées dans les volumes de ses séries :
- Elle a une fille née en 2004 et un fils né en 2007 dont elle s’occupe beaucoup malgré son travail harassant de mangaka, ce qui explique sans doute le ralentissement de ses publications ainsi que son récemment évoqué manque d’évolution : le rôle de maman est difficile à vivre, et elle en parle d’ailleurs souvent tout en rappelant également le bonheur que cela lui apporte.
- Elle est très attachée à ses fans, aime recevoir des courriers de leur part et les remercier. C’est d’ailleurs grâce à eux qu’elle a commencé à écouter de la musique en travaillant, suite aux envois réguliers d’albums par ses lecteurs. Elle se passe d’ailleurs souvent en boucle certaines chansons pour conserver l’atmosphère née lors de son travail. Enfin, comme toutes les mangakas elle dort extrêmement peu et ce n’est sans doute pas ses enfants qui auront arrangés cela !
- Ses goûts plus personnels sont très variés : les chats, la musique (des groupes comme The Cure, le J-rock et le Visual), les films parmi lesquels on peut citer en pagaille Alien II ou le Cercle des Poètes Disparus, les jeux vidéos (Final Fantasy II et III, Persona 2, ...). C’est également une amatrice des figurines ou objets de décorations liés au monde féérique qu’elle a d’ailleurs mis en scène dans Fairy Cube.
A noter qu'elle a réalisé de nombreux dojinshi, parmi les plus célèbres on connait : Saishû Gensô FF II (最終幻想 -1990) sur Final Fantasy II dont l’histoire principale de focalise sur Leon. Nemureru Ryû no Kodomo-tachi (眠れる竜の子供達) sur Dragon Quest II, Red Wings (1992) qui s’inspire de Final Fantasy IV, Kottô Teien - Antique Garden (骨董庭園 - アンティーク ガーデン - 1995) sur Final Fantasy III et IV et enfin Die (1995 puis réédition en 1996), création originale. Sans parler de ses nombreuses participations à des projets collectifs ...
La mangaka a également participé à un projet de grande ampleur,
Meine Liebe (マイネリーベ) en créant le character design des personnages du jeu, qui sont à la base des différentes exploitations de la licence. Celle-ci se décompose en plusieurs axes : le jeu vidéo (avril 2001) sur le principe du harem de beaux garçons ; une série manga en 4 tomes (prépublication mai 2004, publication janvier 2005 – mai 2006) par Rei Izawa et une version bunko en mai 2010 ; un jeu PS2 (septembre 2004) ; la première saison de l’anime (novembre 2004, 13 épisodes) ; un roman d’un volume par Gotoh Shinobu (aout 2005) ; la saison deux de l’anime (janvier 2006, 13 épisodes) et enfin le second jeu sur PS2 en février 2006.