Van Morrison


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Biographie

« Je crois qu'il n'y a qu'un seul génie de la musique irlandaise, et c'est Van Morrison. » Bob Geldof
« J'ai vieilli de dix ans en produisant trois de ses disques. »  Ted Templeman

George Ivan « Van the Man »  Morrison se fait entendre pour la première fois le 31 août 1945, à Bloomfield, faubourg campagnard de Belfast, principale ville d'Irlande du Nord. Il est le fils unique de l'exubérante Violet Stitt - employée dans un moulin le jour, et danseuse et chanteuse dans les fêtes de quartier le soir - et du réservé George - électricien dans les chantiers navals de l'embouchure de la Lagan, et ... Lire la suite

« Je crois qu'il n'y a qu'un seul génie de la musique irlandaise, et c'est Van Morrison. » Bob Geldof
« J'ai vieilli de dix ans en produisant trois de ses disques. »  Ted Templeman

George Ivan « Van the Man »  Morrison se fait entendre pour la première fois le 31 août 1945, à Bloomfield, faubourg campagnard de Belfast, principale ville d'Irlande du Nord. Il est le fils unique de l'exubérante Violet Stitt - employée dans un moulin le jour, et danseuse et chanteuse dans les fêtes de quartier le soir - et du réservé George - électricien dans les chantiers navals de l'embouchure de la Lagan, et collectionneur compulsif de disques depuis un séjour à Détroit, dans le Michigan - et la musique devient instantanément un élément majeur de l'éducation du petit garçon.

La musique de papa

A la maison, Van, fait exceptionnel pour l'époque, écoute Muddy Waters, Woody Guthrie, Charlie Parker, Hank Williams, Mahalia Jackson, ou Leadbelly (son idole absolue). Dans les rues ou pubs, il s'émeut devant les orchestres irlandais. Le mariage des deux influences lui donnera, et l'envie de chanter, et une avance de cent coudées sur ses contemporains, encore perdus dans les parties de billes.

Protestants, les Morrison n'ont que des rapports lointains avec la religion (Van suit ses études dans un établissement non confessionnel d'Orangefield), et le chanteur, bien plus spirituel que bigot, a toujours montré une grande circonspection face aux déchirements de son pays. En 1956, Van fonde un groupe de skiffle (musique folklorique néo-orléanaise, brillamment représentée au Royaume-Uni par Lonnie Donegan), dans lequel il chante et tient la guitare (offerte par son père), à l'occasion de concerts au Plaza Ballroom.

La passion pour la musique l'incite à l'apprentissage du piano, et de l'harmonica, dont il devient virtuose. Comme toute sa génération (et à commencer par John Lennon), il prend ensuite de plein fouet la déferlante des pionniers du rock, tels Chuck Berry, Gene Vincent, ou Bo Diddley.Les groupes se succèdent (dont Cuby and the Blizzards, ou Deanie Sands and the Javelins, qui deviennent ensuite The Monarchs), et l'apprenti chanteur quitte l'école dès quinze ans, survit grâce à de petits boulots (il va jusqu'à créer une petite entreprise de lavage de carreaux, épisode évoqué dans la chanson « Cleaning Windows »), et s'initie au saxophone ténor.

Van anime alors en uniforme les fêtes de quartiers et autres cérémonies de mariages, et se fait déjà remarquer par son caractère extraverti : il n'est pas rare que la fin du concert le trouve en sueur, et vêtements déchirés.Les Monarchs entraînent leur chanteur en Écosse, puis en Allemagne, où un premier disque est gravé, sur lequel Van Morrison se contente de jouer du saxophone.

Eux, c'est lui

De retour en Irlande, Van suit d'une oreille captivée le parcours de groupes comme The Animals ou The Rolling Stones, qui reprennent à leur compte le répertoire des bluesmen noirs américains. Il prend alors une décision déterminante pour la suite de sa carrière : il se laisse pousser les cheveux.

Puis, il intègre un nouveau groupe, The Gamblers, qu'on rebaptise bien vite Them, emblématique groupe pré-garage irlandais.En juin 1966, Van Morrison quitte les Them, riche de quelques succès historiques (dont le fameux « Gloria » qui sera plus tard repris par Patti Smith, et qui sert de banc d'essai à des générations de rockers en herbe), de premiers déboires avec l'industrie du disque, d'un profond amour pour une jeune actrice californienne, Janet Planet Rigsbee, et d'une amitié sincère avec le producteur Bert Berns.

Seul, armé d'une simple guitare, et face à un magnétophone de salon, Van ébauche ses premières vraies créations personnelles. On lui propose une nouvelle aventure en groupe, qu'il décline. Bert Berns l'invite alors à le rejoindre aux États-Unis, pour un enregistrement à paraître sur son nouveau label, Bang Records.

En solitaire

Au mois de juillet 1967, est édité « Brown Eyed Girl », l'un des plus importants succès du chanteur sur le sol américain. Il est suivi - sans l'autorisation de Van, peu satisfait des sessions - au mois de septembre du premier album (Blowin' Your Mind !) du chanteur. Simultanément, sa jeune épouse donne naissance à un petit Peter.

C'est alors qu'il travaille à de nouvelles compositions que l'Irlandais apprend la disparition brutale de Berns, emporté par une crise cardiaque.Marié, et installé à Cambridge, Van Morrison s'essaie alors au mariage du rock et du jazz, puis liquide son contrat avec Bang (en leur offrant des chutes de studio, ce qu'apprécieront assez peu ses anciens patrons), et signe chez la multinationale Warner.

Premiers chef d'oeuvres

Au mois de novembre 1968 est publié Astral Weeks, incontestable chef d'oeuvre de Van Morrison (et présent dans tous les palmarès, comme l'un des meilleurs disques de rock de l'histoire). L'exilé s'installe quelques semaines plus tard à Woodstock, en voisin de Bob Dylan et de The Band. Le groupe deviendra très proche de lui, jusque sur la scène de The Last Waltz, film de Martin Scorsese.

Au mois de février 1970 paraît Moondance, pour la première fois production de l'artiste en personne, et autre sommet de l'oeuvre.C'est dans une atmosphère de béatitude familiale (sa fille Sharon, qui deviendra plus tard chanteuse, sous le nom de Shana Morrison, est née en juillet) que sort au mois de novembre l'album His Band and the Street Choir.Après un nouveau déménagement, en Californie cette fois, et une collaboration avec John Lee Hooker, Van se voit imposer le producteur Ted Templeman (ancien batteur d'Harpers Bizarre), qu'il astreint à un rythme de travail infernal, mais qui collabore à trois albums d'excellente facture, Tupelo Honey (novembre 1971), Saint Dominic's Preview (juillet 1972), et le disque en public It's Too Late To Stop Now (février 1974).

Malaise

Pétrifié par le trac dès qu'il donne un concert, l'Irlandais annonce son retrait de la scène, décision restée sans suite. Mais il n'est jamais aussi heureux que lorsqu'il se produit dans de petites salles, et à des dates impromptues. D'autant qu'il dispose enfin, avec le Caledonia Soul Orchestra emmené par le pianiste Jeff Labes, et auquel on adjoint une section de cordes, d'un groupe enfin de son coeur.

Van Morrison occupe ses loisirs à animer des émissions de radio, et à produire dans son home studio des artistes comme Jackie DeShannon (chanteuse passée avec bonheur de la country au rock), avec laquelle on lui prête une idylle (d'autant que Janet réclame le divorce), et qui assurera à plusieurs reprises des premières parties pour le chanteur.Au mois de juillet 1973, la séparation du couple Morrison inspire l'album Hard Nose the Highway, qui est suivi d'une tournée américaine et européenne, triomphale, et qui accrédite la thèse selon laquelle Van Morrison ne bouge pas sur scène, et chante merveilleusement bien.

Simultanément, Van Morrison prend une distance qu'il estime définitive avec l'alcool. En octobre 1974, l'album Veedon Flence se nourrit d'un périple dans l'Irlande de son enfance, et sanctionne la fin du Caledonia Soul Orchestra, de manière très éphémère remplacé par le Caledonia Soul Express.Van Morrison souffre alors d'une crise existentielle, et du syndrome de la page blanche.

Spiritualité

Après trois années de silence, l'album A Period of Transition, co-produit par Dr. John, sort en 1977. Puis, le chanteur retrouve l'Angleterre, s'installe à Bath, et développe son intérêt pour les choses de la foi dans Wavelenght (1978) et Into The Music (1979). Van Morrison édifie alors sa réputation d'artiste intègre à travers les enregistrements de Common One (1980), réalisé dans un studio des Alpes françaises, et Beautiful Vision (1982).En 1983, la pochette de l'album Inarticulate Speech of the Heart crédite les remerciements du chanteur à Ron L. Hubbard, fondateur de la scientologie, mais la connivence ne durera que quelques mois.

En 1984, Van célèbre sa période celtic soul en éditant l'album Live At The Grand Opera House Belfast.L'album A Sense of Wonder paraît en 1985. Il est suivi en 1986 par No Guru No Method No Teacher, puis par Poetic Champion Compose (1987), dont on utilisera l'une des chansons dans le film Le Journal de Bridget Jones.L'année suivante, le chanteur retrouve les Irlandais des Chieftains, avec lesquels il enregistre Irish Heartbeat (album pour lequel il tient la batterie).

Au mois d'avril, son père disparaît : il lui rend hommage dans « Choppin' Wood », mais plonge de nouveau dans une consommation excessive d'alcool. En 1989, Van poursuit sa quête spirituelle grâce à l'album Avalon Sunset (et une reprise du gospel « When The Saints Go Marching In », ainsi qu'un duo avec son idole de jeunesse Cliff Richard), puis poursuit sa course frénétique à travers sessions et studios (Enlightenment-1990, Hymns To The Silence-1991, Too Long In Exile-1993).

Icône

Toujours en 1993, le chanteur est honoré par le Rock And Roll Hall of Fame...mais est le premier lauréat à ne pas assister à la cérémonie.En 1994, le double album en public A Night In San Francisco est considéré par la critique comme l'un des sommets de la carrière de l'artiste, alors que Days Like This (1995) reçoit un accueil moins favorable. Toutefois, c'est Van Morrison qui est choisi pour, la même année, se produire devant le Président Clinton, en visite officielle à Belfast, et...quatre-vingt mille Irlandais.

Quant à la chanson « Days Like This », elle devient l'hymne officiel du Mouvement Pacifiste d'Irlande du Nord. En 1996, Van Morrison est fait Officier de l'Ordre de l'Empire Britannique par la Reine Elizabeth II. La même année, il plonge avec délice dans le jazz (avec l'enregistrement de How Long Has This Been Going On). En 1997 paraît The Healing Game, le disque hommage Tell Me Something : The Songs of Mose Allison, et, l'année suivante, Back On Top, suivi de The Philosopher's Stone, compilation de chansons inédites.

Van occupe les années suivantes à diverses collaborations, et on peut ainsi le croiser aux côtés du chanteur et organiste Georgie Fame, de nouveau les Chieftains (ils remportent conjointement un Grammy Award pour la chanson « Have I Told You Lately »), Tom Jones, Mark Knopfler, ou John Lee Hooker (deux nouveaux Grammy Awards à l'occasion de l'album Don't Look Back-1997).

En 1999, il est honoré par le tout nouveau Irish Music Hall Of Fame. En 2000 est édité The Skiffle Sessions-Live in Belfast 1998, et une session en duo avec la chanteuse Linda Gail Lewis (You Win Again), en 2002 Down The Road, et en 2003 What's Wrong With This Picture ?. La même année, le chanteur est reçu dans le Songwriters Hall Of Fame. Le maître de cérémonie est Ray Charles, ce qui pétrifie d'émotion le récipiendaire.

Toujours vivant

En 2005, son nouvel album s'intitule Magic Time. Van Morrison participe également à un enregistrement en faveur des victimes des ouragans Katrina et Rita. En 2006, il rend hommage à la musique country par l'enregistrement de Pay the Devil, et réserve l'album Live at Austin City Limits Festival à son fan-club, et au public de ses concerts. La même année, Live at Montreux 1980-1974 (sic) est le premier dvd du chanteur à être commercialisé. Van Morrison at the Movies-Soundtrack Hits (2007) est une compilation d'oeuvres du chanteur utilisées par le cinéma. En 2008, le trente-huitième album de Morrison, Keep It Simple, premier enregistrement de chansons originales depuis près de trois ans, tente de rassembler les différentes influences du chanteur.

A l'instar d'un Bob Dylan ou d'un Leonard Cohen, Van Morrison semble jouir d'une sorte de jeunesse éternelle dans sa vie artistique. Véritable déclaration d'intention, Born to Sing: No Plan B le montre au meilleur de sa forme en octobre 2012. Blues, rock, jazz, et influences celtiques ont rarement eu meilleur défenseur que l'infatigable irlandais. Copyright 2014 Music Story Christian Larrède

« Je crois qu'il n'y a qu'un seul génie de la musique irlandaise, et c'est Van Morrison. » Bob Geldof
« J'ai vieilli de dix ans en produisant trois de ses disques. »  Ted Templeman

George Ivan « Van the Man »  Morrison se fait entendre pour la première fois le 31 août 1945, à Bloomfield, faubourg campagnard de Belfast, principale ville d'Irlande du Nord. Il est le fils unique de l'exubérante Violet Stitt - employée dans un moulin le jour, et danseuse et chanteuse dans les fêtes de quartier le soir - et du réservé George - électricien dans les chantiers navals de l'embouchure de la Lagan, et collectionneur compulsif de disques depuis un séjour à Détroit, dans le Michigan - et la musique devient instantanément un élément majeur de l'éducation du petit garçon.

La musique de papa

A la maison, Van, fait exceptionnel pour l'époque, écoute Muddy Waters, Woody Guthrie, Charlie Parker, Hank Williams, Mahalia Jackson, ou Leadbelly (son idole absolue). Dans les rues ou pubs, il s'émeut devant les orchestres irlandais. Le mariage des deux influences lui donnera, et l'envie de chanter, et une avance de cent coudées sur ses contemporains, encore perdus dans les parties de billes.

Protestants, les Morrison n'ont que des rapports lointains avec la religion (Van suit ses études dans un établissement non confessionnel d'Orangefield), et le chanteur, bien plus spirituel que bigot, a toujours montré une grande circonspection face aux déchirements de son pays. En 1956, Van fonde un groupe de skiffle (musique folklorique néo-orléanaise, brillamment représentée au Royaume-Uni par Lonnie Donegan), dans lequel il chante et tient la guitare (offerte par son père), à l'occasion de concerts au Plaza Ballroom.

La passion pour la musique l'incite à l'apprentissage du piano, et de l'harmonica, dont il devient virtuose. Comme toute sa génération (et à commencer par John Lennon), il prend ensuite de plein fouet la déferlante des pionniers du rock, tels Chuck Berry, Gene Vincent, ou Bo Diddley.Les groupes se succèdent (dont Cuby and the Blizzards, ou Deanie Sands and the Javelins, qui deviennent ensuite The Monarchs), et l'apprenti chanteur quitte l'école dès quinze ans, survit grâce à de petits boulots (il va jusqu'à créer une petite entreprise de lavage de carreaux, épisode évoqué dans la chanson « Cleaning Windows »), et s'initie au saxophone ténor.

Van anime alors en uniforme les fêtes de quartiers et autres cérémonies de mariages, et se fait déjà remarquer par son caractère extraverti : il n'est pas rare que la fin du concert le trouve en sueur, et vêtements déchirés.Les Monarchs entraînent leur chanteur en Écosse, puis en Allemagne, où un premier disque est gravé, sur lequel Van Morrison se contente de jouer du saxophone.

Eux, c'est lui

De retour en Irlande, Van suit d'une oreille captivée le parcours de groupes comme The Animals ou The Rolling Stones, qui reprennent à leur compte le répertoire des bluesmen noirs américains. Il prend alors une décision déterminante pour la suite de sa carrière : il se laisse pousser les cheveux.

Puis, il intègre un nouveau groupe, The Gamblers, qu'on rebaptise bien vite Them, emblématique groupe pré-garage irlandais.En juin 1966, Van Morrison quitte les Them, riche de quelques succès historiques (dont le fameux « Gloria » qui sera plus tard repris par Patti Smith, et qui sert de banc d'essai à des générations de rockers en herbe), de premiers déboires avec l'industrie du disque, d'un profond amour pour une jeune actrice californienne, Janet Planet Rigsbee, et d'une amitié sincère avec le producteur Bert Berns.

Seul, armé d'une simple guitare, et face à un magnétophone de salon, Van ébauche ses premières vraies créations personnelles. On lui propose une nouvelle aventure en groupe, qu'il décline. Bert Berns l'invite alors à le rejoindre aux États-Unis, pour un enregistrement à paraître sur son nouveau label, Bang Records.

En solitaire

Au mois de juillet 1967, est édité « Brown Eyed Girl », l'un des plus importants succès du chanteur sur le sol américain. Il est suivi - sans l'autorisation de Van, peu satisfait des sessions - au mois de septembre du premier album (Blowin' Your Mind !) du chanteur. Simultanément, sa jeune épouse donne naissance à un petit Peter.

C'est alors qu'il travaille à de nouvelles compositions que l'Irlandais apprend la disparition brutale de Berns, emporté par une crise cardiaque.Marié, et installé à Cambridge, Van Morrison s'essaie alors au mariage du rock et du jazz, puis liquide son contrat avec Bang (en leur offrant des chutes de studio, ce qu'apprécieront assez peu ses anciens patrons), et signe chez la multinationale Warner.

Premiers chef d'oeuvres

Au mois de novembre 1968 est publié Astral Weeks, incontestable chef d'oeuvre de Van Morrison (et présent dans tous les palmarès, comme l'un des meilleurs disques de rock de l'histoire). L'exilé s'installe quelques semaines plus tard à Woodstock, en voisin de Bob Dylan et de The Band. Le groupe deviendra très proche de lui, jusque sur la scène de The Last Waltz, film de Martin Scorsese.

Au mois de février 1970 paraît Moondance, pour la première fois production de l'artiste en personne, et autre sommet de l'oeuvre.C'est dans une atmosphère de béatitude familiale (sa fille Sharon, qui deviendra plus tard chanteuse, sous le nom de Shana Morrison, est née en juillet) que sort au mois de novembre l'album His Band and the Street Choir.Après un nouveau déménagement, en Californie cette fois, et une collaboration avec John Lee Hooker, Van se voit imposer le producteur Ted Templeman (ancien batteur d'Harpers Bizarre), qu'il astreint à un rythme de travail infernal, mais qui collabore à trois albums d'excellente facture, Tupelo Honey (novembre 1971), Saint Dominic's Preview (juillet 1972), et le disque en public It's Too Late To Stop Now (février 1974).

Malaise

Pétrifié par le trac dès qu'il donne un concert, l'Irlandais annonce son retrait de la scène, décision restée sans suite. Mais il n'est jamais aussi heureux que lorsqu'il se produit dans de petites salles, et à des dates impromptues. D'autant qu'il dispose enfin, avec le Caledonia Soul Orchestra emmené par le pianiste Jeff Labes, et auquel on adjoint une section de cordes, d'un groupe enfin de son coeur.

Van Morrison occupe ses loisirs à animer des émissions de radio, et à produire dans son home studio des artistes comme Jackie DeShannon (chanteuse passée avec bonheur de la country au rock), avec laquelle on lui prête une idylle (d'autant que Janet réclame le divorce), et qui assurera à plusieurs reprises des premières parties pour le chanteur.Au mois de juillet 1973, la séparation du couple Morrison inspire l'album Hard Nose the Highway, qui est suivi d'une tournée américaine et européenne, triomphale, et qui accrédite la thèse selon laquelle Van Morrison ne bouge pas sur scène, et chante merveilleusement bien.

Simultanément, Van Morrison prend une distance qu'il estime définitive avec l'alcool. En octobre 1974, l'album Veedon Flence se nourrit d'un périple dans l'Irlande de son enfance, et sanctionne la fin du Caledonia Soul Orchestra, de manière très éphémère remplacé par le Caledonia Soul Express.Van Morrison souffre alors d'une crise existentielle, et du syndrome de la page blanche.

Spiritualité

Après trois années de silence, l'album A Period of Transition, co-produit par Dr. John, sort en 1977. Puis, le chanteur retrouve l'Angleterre, s'installe à Bath, et développe son intérêt pour les choses de la foi dans Wavelenght (1978) et Into The Music (1979). Van Morrison édifie alors sa réputation d'artiste intègre à travers les enregistrements de Common One (1980), réalisé dans un studio des Alpes françaises, et Beautiful Vision (1982).En 1983, la pochette de l'album Inarticulate Speech of the Heart crédite les remerciements du chanteur à Ron L. Hubbard, fondateur de la scientologie, mais la connivence ne durera que quelques mois.

En 1984, Van célèbre sa période celtic soul en éditant l'album Live At The Grand Opera House Belfast.L'album A Sense of Wonder paraît en 1985. Il est suivi en 1986 par No Guru No Method No Teacher, puis par Poetic Champion Compose (1987), dont on utilisera l'une des chansons dans le film Le Journal de Bridget Jones.L'année suivante, le chanteur retrouve les Irlandais des Chieftains, avec lesquels il enregistre Irish Heartbeat (album pour lequel il tient la batterie).

Au mois d'avril, son père disparaît : il lui rend hommage dans « Choppin' Wood », mais plonge de nouveau dans une consommation excessive d'alcool. En 1989, Van poursuit sa quête spirituelle grâce à l'album Avalon Sunset (et une reprise du gospel « When The Saints Go Marching In », ainsi qu'un duo avec son idole de jeunesse Cliff Richard), puis poursuit sa course frénétique à travers sessions et studios (Enlightenment-1990, Hymns To The Silence-1991, Too Long In Exile-1993).

Icône

Toujours en 1993, le chanteur est honoré par le Rock And Roll Hall of Fame...mais est le premier lauréat à ne pas assister à la cérémonie.En 1994, le double album en public A Night In San Francisco est considéré par la critique comme l'un des sommets de la carrière de l'artiste, alors que Days Like This (1995) reçoit un accueil moins favorable. Toutefois, c'est Van Morrison qui est choisi pour, la même année, se produire devant le Président Clinton, en visite officielle à Belfast, et...quatre-vingt mille Irlandais.

Quant à la chanson « Days Like This », elle devient l'hymne officiel du Mouvement Pacifiste d'Irlande du Nord. En 1996, Van Morrison est fait Officier de l'Ordre de l'Empire Britannique par la Reine Elizabeth II. La même année, il plonge avec délice dans le jazz (avec l'enregistrement de How Long Has This Been Going On). En 1997 paraît The Healing Game, le disque hommage Tell Me Something : The Songs of Mose Allison, et, l'année suivante, Back On Top, suivi de The Philosopher's Stone, compilation de chansons inédites.

Van occupe les années suivantes à diverses collaborations, et on peut ainsi le croiser aux côtés du chanteur et organiste Georgie Fame, de nouveau les Chieftains (ils remportent conjointement un Grammy Award pour la chanson « Have I Told You Lately »), Tom Jones, Mark Knopfler, ou John Lee Hooker (deux nouveaux Grammy Awards à l'occasion de l'album Don't Look Back-1997).

En 1999, il est honoré par le tout nouveau Irish Music Hall Of Fame. En 2000 est édité The Skiffle Sessions-Live in Belfast 1998, et une session en duo avec la chanteuse Linda Gail Lewis (You Win Again), en 2002 Down The Road, et en 2003 What's Wrong With This Picture ?. La même année, le chanteur est reçu dans le Songwriters Hall Of Fame. Le maître de cérémonie est Ray Charles, ce qui pétrifie d'émotion le récipiendaire.

Toujours vivant

En 2005, son nouvel album s'intitule Magic Time. Van Morrison participe également à un enregistrement en faveur des victimes des ouragans Katrina et Rita. En 2006, il rend hommage à la musique country par l'enregistrement de Pay the Devil, et réserve l'album Live at Austin City Limits Festival à son fan-club, et au public de ses concerts. La même année, Live at Montreux 1980-1974 (sic) est le premier dvd du chanteur à être commercialisé. Van Morrison at the Movies-Soundtrack Hits (2007) est une compilation d'oeuvres du chanteur utilisées par le cinéma. En 2008, le trente-huitième album de Morrison, Keep It Simple, premier enregistrement de chansons originales depuis près de trois ans, tente de rassembler les différentes influences du chanteur.

A l'instar d'un Bob Dylan ou d'un Leonard Cohen, Van Morrison semble jouir d'une sorte de jeunesse éternelle dans sa vie artistique. Véritable déclaration d'intention, Born to Sing: No Plan B le montre au meilleur de sa forme en octobre 2012. Blues, rock, jazz, et influences celtiques ont rarement eu meilleur défenseur que l'infatigable irlandais. Copyright 2014 Music Story Christian Larrède

« Je crois qu'il n'y a qu'un seul génie de la musique irlandaise, et c'est Van Morrison. » Bob Geldof
« J'ai vieilli de dix ans en produisant trois de ses disques. »  Ted Templeman

George Ivan « Van the Man »  Morrison se fait entendre pour la première fois le 31 août 1945, à Bloomfield, faubourg campagnard de Belfast, principale ville d'Irlande du Nord. Il est le fils unique de l'exubérante Violet Stitt - employée dans un moulin le jour, et danseuse et chanteuse dans les fêtes de quartier le soir - et du réservé George - électricien dans les chantiers navals de l'embouchure de la Lagan, et collectionneur compulsif de disques depuis un séjour à Détroit, dans le Michigan - et la musique devient instantanément un élément majeur de l'éducation du petit garçon.

La musique de papa

A la maison, Van, fait exceptionnel pour l'époque, écoute Muddy Waters, Woody Guthrie, Charlie Parker, Hank Williams, Mahalia Jackson, ou Leadbelly (son idole absolue). Dans les rues ou pubs, il s'émeut devant les orchestres irlandais. Le mariage des deux influences lui donnera, et l'envie de chanter, et une avance de cent coudées sur ses contemporains, encore perdus dans les parties de billes.

Protestants, les Morrison n'ont que des rapports lointains avec la religion (Van suit ses études dans un établissement non confessionnel d'Orangefield), et le chanteur, bien plus spirituel que bigot, a toujours montré une grande circonspection face aux déchirements de son pays. En 1956, Van fonde un groupe de skiffle (musique folklorique néo-orléanaise, brillamment représentée au Royaume-Uni par Lonnie Donegan), dans lequel il chante et tient la guitare (offerte par son père), à l'occasion de concerts au Plaza Ballroom.

La passion pour la musique l'incite à l'apprentissage du piano, et de l'harmonica, dont il devient virtuose. Comme toute sa génération (et à commencer par John Lennon), il prend ensuite de plein fouet la déferlante des pionniers du rock, tels Chuck Berry, Gene Vincent, ou Bo Diddley.Les groupes se succèdent (dont Cuby and the Blizzards, ou Deanie Sands and the Javelins, qui deviennent ensuite The Monarchs), et l'apprenti chanteur quitte l'école dès quinze ans, survit grâce à de petits boulots (il va jusqu'à créer une petite entreprise de lavage de carreaux, épisode évoqué dans la chanson « Cleaning Windows »), et s'initie au saxophone ténor.

Van anime alors en uniforme les fêtes de quartiers et autres cérémonies de mariages, et se fait déjà remarquer par son caractère extraverti : il n'est pas rare que la fin du concert le trouve en sueur, et vêtements déchirés.Les Monarchs entraînent leur chanteur en Écosse, puis en Allemagne, où un premier disque est gravé, sur lequel Van Morrison se contente de jouer du saxophone.

Eux, c'est lui

De retour en Irlande, Van suit d'une oreille captivée le parcours de groupes comme The Animals ou The Rolling Stones, qui reprennent à leur compte le répertoire des bluesmen noirs américains. Il prend alors une décision déterminante pour la suite de sa carrière : il se laisse pousser les cheveux.

Puis, il intègre un nouveau groupe, The Gamblers, qu'on rebaptise bien vite Them, emblématique groupe pré-garage irlandais.En juin 1966, Van Morrison quitte les Them, riche de quelques succès historiques (dont le fameux « Gloria » qui sera plus tard repris par Patti Smith, et qui sert de banc d'essai à des générations de rockers en herbe), de premiers déboires avec l'industrie du disque, d'un profond amour pour une jeune actrice californienne, Janet Planet Rigsbee, et d'une amitié sincère avec le producteur Bert Berns.

Seul, armé d'une simple guitare, et face à un magnétophone de salon, Van ébauche ses premières vraies créations personnelles. On lui propose une nouvelle aventure en groupe, qu'il décline. Bert Berns l'invite alors à le rejoindre aux États-Unis, pour un enregistrement à paraître sur son nouveau label, Bang Records.

En solitaire

Au mois de juillet 1967, est édité « Brown Eyed Girl », l'un des plus importants succès du chanteur sur le sol américain. Il est suivi - sans l'autorisation de Van, peu satisfait des sessions - au mois de septembre du premier album (Blowin' Your Mind !) du chanteur. Simultanément, sa jeune épouse donne naissance à un petit Peter.

C'est alors qu'il travaille à de nouvelles compositions que l'Irlandais apprend la disparition brutale de Berns, emporté par une crise cardiaque.Marié, et installé à Cambridge, Van Morrison s'essaie alors au mariage du rock et du jazz, puis liquide son contrat avec Bang (en leur offrant des chutes de studio, ce qu'apprécieront assez peu ses anciens patrons), et signe chez la multinationale Warner.

Premiers chef d'oeuvres

Au mois de novembre 1968 est publié Astral Weeks, incontestable chef d'oeuvre de Van Morrison (et présent dans tous les palmarès, comme l'un des meilleurs disques de rock de l'histoire). L'exilé s'installe quelques semaines plus tard à Woodstock, en voisin de Bob Dylan et de The Band. Le groupe deviendra très proche de lui, jusque sur la scène de The Last Waltz, film de Martin Scorsese.

Au mois de février 1970 paraît Moondance, pour la première fois production de l'artiste en personne, et autre sommet de l'oeuvre.C'est dans une atmosphère de béatitude familiale (sa fille Sharon, qui deviendra plus tard chanteuse, sous le nom de Shana Morrison, est née en juillet) que sort au mois de novembre l'album His Band and the Street Choir.Après un nouveau déménagement, en Californie cette fois, et une collaboration avec John Lee Hooker, Van se voit imposer le producteur Ted Templeman (ancien batteur d'Harpers Bizarre), qu'il astreint à un rythme de travail infernal, mais qui collabore à trois albums d'excellente facture, Tupelo Honey (novembre 1971), Saint Dominic's Preview (juillet 1972), et le disque en public It's Too Late To Stop Now (février 1974).

Malaise

Pétrifié par le trac dès qu'il donne un concert, l'Irlandais annonce son retrait de la scène, décision restée sans suite. Mais il n'est jamais aussi heureux que lorsqu'il se produit dans de petites salles, et à des dates impromptues. D'autant qu'il dispose enfin, avec le Caledonia Soul Orchestra emmené par le pianiste Jeff Labes, et auquel on adjoint une section de cordes, d'un groupe enfin de son coeur.

Van Morrison occupe ses loisirs à animer des émissions de radio, et à produire dans son home studio des artistes comme Jackie DeShannon (chanteuse passée avec bonheur de la country au rock), avec laquelle on lui prête une idylle (d'autant que Janet réclame le divorce), et qui assurera à plusieurs reprises des premières parties pour le chanteur.Au mois de juillet 1973, la séparation du couple Morrison inspire l'album Hard Nose the Highway, qui est suivi d'une tournée américaine et européenne, triomphale, et qui accrédite la thèse selon laquelle Van Morrison ne bouge pas sur scène, et chante merveilleusement bien.

Simultanément, Van Morrison prend une distance qu'il estime définitive avec l'alcool. En octobre 1974, l'album Veedon Flence se nourrit d'un périple dans l'Irlande de son enfance, et sanctionne la fin du Caledonia Soul Orchestra, de manière très éphémère remplacé par le Caledonia Soul Express.Van Morrison souffre alors d'une crise existentielle, et du syndrome de la page blanche.

Spiritualité

Après trois années de silence, l'album A Period of Transition, co-produit par Dr. John, sort en 1977. Puis, le chanteur retrouve l'Angleterre, s'installe à Bath, et développe son intérêt pour les choses de la foi dans Wavelenght (1978) et Into The Music (1979). Van Morrison édifie alors sa réputation d'artiste intègre à travers les enregistrements de Common One (1980), réalisé dans un studio des Alpes françaises, et Beautiful Vision (1982).En 1983, la pochette de l'album Inarticulate Speech of the Heart crédite les remerciements du chanteur à Ron L. Hubbard, fondateur de la scientologie, mais la connivence ne durera que quelques mois.

En 1984, Van célèbre sa période celtic soul en éditant l'album Live At The Grand Opera House Belfast.L'album A Sense of Wonder paraît en 1985. Il est suivi en 1986 par No Guru No Method No Teacher, puis par Poetic Champion Compose (1987), dont on utilisera l'une des chansons dans le film Le Journal de Bridget Jones.L'année suivante, le chanteur retrouve les Irlandais des Chieftains, avec lesquels il enregistre Irish Heartbeat (album pour lequel il tient la batterie).

Au mois d'avril, son père disparaît : il lui rend hommage dans « Choppin' Wood », mais plonge de nouveau dans une consommation excessive d'alcool. En 1989, Van poursuit sa quête spirituelle grâce à l'album Avalon Sunset (et une reprise du gospel « When The Saints Go Marching In », ainsi qu'un duo avec son idole de jeunesse Cliff Richard), puis poursuit sa course frénétique à travers sessions et studios (Enlightenment-1990, Hymns To The Silence-1991, Too Long In Exile-1993).

Icône

Toujours en 1993, le chanteur est honoré par le Rock And Roll Hall of Fame...mais est le premier lauréat à ne pas assister à la cérémonie.En 1994, le double album en public A Night In San Francisco est considéré par la critique comme l'un des sommets de la carrière de l'artiste, alors que Days Like This (1995) reçoit un accueil moins favorable. Toutefois, c'est Van Morrison qui est choisi pour, la même année, se produire devant le Président Clinton, en visite officielle à Belfast, et...quatre-vingt mille Irlandais.

Quant à la chanson « Days Like This », elle devient l'hymne officiel du Mouvement Pacifiste d'Irlande du Nord. En 1996, Van Morrison est fait Officier de l'Ordre de l'Empire Britannique par la Reine Elizabeth II. La même année, il plonge avec délice dans le jazz (avec l'enregistrement de How Long Has This Been Going On). En 1997 paraît The Healing Game, le disque hommage Tell Me Something : The Songs of Mose Allison, et, l'année suivante, Back On Top, suivi de The Philosopher's Stone, compilation de chansons inédites.

Van occupe les années suivantes à diverses collaborations, et on peut ainsi le croiser aux côtés du chanteur et organiste Georgie Fame, de nouveau les Chieftains (ils remportent conjointement un Grammy Award pour la chanson « Have I Told You Lately »), Tom Jones, Mark Knopfler, ou John Lee Hooker (deux nouveaux Grammy Awards à l'occasion de l'album Don't Look Back-1997).

En 1999, il est honoré par le tout nouveau Irish Music Hall Of Fame. En 2000 est édité The Skiffle Sessions-Live in Belfast 1998, et une session en duo avec la chanteuse Linda Gail Lewis (You Win Again), en 2002 Down The Road, et en 2003 What's Wrong With This Picture ?. La même année, le chanteur est reçu dans le Songwriters Hall Of Fame. Le maître de cérémonie est Ray Charles, ce qui pétrifie d'émotion le récipiendaire.

Toujours vivant

En 2005, son nouvel album s'intitule Magic Time. Van Morrison participe également à un enregistrement en faveur des victimes des ouragans Katrina et Rita. En 2006, il rend hommage à la musique country par l'enregistrement de Pay the Devil, et réserve l'album Live at Austin City Limits Festival à son fan-club, et au public de ses concerts. La même année, Live at Montreux 1980-1974 (sic) est le premier dvd du chanteur à être commercialisé. Van Morrison at the Movies-Soundtrack Hits (2007) est une compilation d'oeuvres du chanteur utilisées par le cinéma. En 2008, le trente-huitième album de Morrison, Keep It Simple, premier enregistrement de chansons originales depuis près de trois ans, tente de rassembler les différentes influences du chanteur.

A l'instar d'un Bob Dylan ou d'un Leonard Cohen, Van Morrison semble jouir d'une sorte de jeunesse éternelle dans sa vie artistique. Véritable déclaration d'intention, Born to Sing: No Plan B le montre au meilleur de sa forme en octobre 2012. Blues, rock, jazz, et influences celtiques ont rarement eu meilleur défenseur que l'infatigable irlandais. Copyright 2014 Music Story Christian Larrède


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