Ce « Vanishing Point » est inspiré du film du même nom (« Le point de non-retour » en français), apparemment un machin de série B des années 70, dont le personnage principal est un certain Kowalski, qui donne son nom à un titre du Cd.
Bon, on va pas s'arrêter à ces remarques tatillonnes. Bobby Gillespie et les Primal Scream n'écrivent pas pour les Cahiers du Cinéma. Ils font de la musique. Du rock, très influencé par la techno. Le résultat se situe dans le spectre sonore de gens comme les Chemical Brothers qui eux font de la techno qui pioche allègrement dans le rock.
Même si ce « Vanishing Point » n'est pas au niveau des must de Primal Scream (« Screamadelica » et « XTRMNTR »), il propose tout de même quelques bons titres qui nous montrent un groupe toujours à l'affût de nouveaux sons, de nouveaux rythmes, ... Sans toutefois renier l'influence des Stones. Cette fois, c'est « Medication » qu'on jurerait signé Jagger-Richards. Autre bon morceau, « Trainspotting », dans une version (un peu) plus courte que dans la BO du fabuleux film du même nom.
Tout n'est pas parfait. Ainsi le 1er single choisi, « Kowalski » est plus un collage de bruitages qu'un morceau réellement construit. Pas étonnant qu'il ait peu hanté les radios et les hit-parades. « Motorhead », repris au groupe du même nom, est une énigme. Où les Primal Scream ont-ils voulu en venir ? On est toujours très loin du fracas punk-métal de la bande à Lemmy.
« Vanishing Point » est un Cd intéressant, bien que donnant l'impression d'être un peu bâclé.