Hanté par l'atmosphère du film "Scott of the Antartic" (1949) dont il venait d'écrire la musique, Vaughan Williams poursuivit par la Septième symphonie cette illustration de l'homme aux prises avec un environnement hostile.
Les paysages glacés, la faune des baleines et pingouins, la solitude des aventuriers y sont illustrés par une orchestration très suggestive, recourant à l'orgue, aux vocalises d'une soprano et à un choeur sans paroles.
Captée en septembre 1969, l'opulente interprétation de Sir Adrian Boult exploite cette inventive instrumentation sans toujours parvenir à faire sourdre la tension oppressante et le climat raréfié de cet allégorique univers de banquise.
Le premier enregistrement du maestro anglais pour Decca en décembre 1953, les versions de John Barbirolli (créateur de l'oeuvre le 14 janvier 1953 à Manchester), Andre Previn (RCA) voire Bernard Haitink (un des meilleurs éléments de son intégrale) me semblent mieux préserver les mystères de cette "Sinfonia Antartica".
En 1909, le compositeur fut sollicité par l'Université de Cambridge pour illustrer une représentation théâtrale des "Guêpes" d'Aristophane.
Les cinq extraits que nous entendons ici sont servis avec finesse et alacrité par Boult et le London Philharmonic, flattés par une dynamique prise de son.