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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Seuls les imbéciles..., 8 janvier 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Velvet Underground & Nico (1996) (CD)
Il ressort de cet album l'influence d'Andy Warhol. A l'époque, nous sommes en 1967, je n'étais pas preneur. Seuls les imbéciles.... Cet album, c'est sexe, drogue et rock n' roll. L'histoire voit en cet album le lien entre la fin des années 60 et les années 70. Le Velvet, ça sentait le soufre, le hors-norme, le déjanté et ça faisait peur. Andy Warhol a signé la pochette, devenue culte depuis (la banane). Groupe de rock américain, d'abord connu des milieux « underground » new-yorkais, le Velvet s'est surtout fait connaître après sa séparation et influencera notamment David Bowie qui chantera, au début de sa carrière du Velvet dans les clubs où il passe. Mais le Velvet Underground, c'est avant tout et surtout Lou Reed dont l'univers personnel est jalonné de glauque, de drogues dures, de sado-maso et d'homo. Dans ce contexte, la regrettée Nico apporte sa merveilleuse touche... Le Velvet peut être vu comme le précurseur du punk rock.
Côté chansons, I'm waiting for the Man (Lou Reed) décrit les efforts d'un homme pour avoir de l'héroïne, Venus in Furs est une interprétation au plus près du roman de Sacher-Masoch du même nom, Run Run Run est construit autour de la culture de la drogue, tout comme Heroin qui raconte l'expérience (et qui commence doucement avec la guitare de Reed et un effet hypnotique à la batterie. Le tempo va croissant retraçant les sensations de l'individu sous héro et se ponctue d'un alto gémissant signé John Cale combiné aux guitares de Reed et de Sterling Morrison) et les effets de la drogue sur lui-même. A sortir de ce contexte noir et flippant, I'll Be Your Mirror, tendre chanson inspirée par Nico la belle. Une douceur dans ce monde de durs... On n'aimera peut-être pas mais on doit écouter...
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19 internautes sur 23 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
S'il ne devait en rester qu'un ..., 17 avril 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Velvet Underground & Nico (1996) (CD)
Ce serait peut-être celui-là, le meilleur disque de rock jamais gravé depuis 50 ans. Au pire un des dix plus grands albums de tous les temps.
Tout a été dit sur ce disque mythique et des dizaines de feuillets ne suffiraient pas à retranscrire l'impact historique, musical, social charrié depuis 1967 par ces onze morceaux.
Alors, en vrac, citons le contexte, la Factory d'Andy Warhol responsable du « projet » et de la plus fantastique pochette (cette banane qui se pelait réellement dans le vinyle original) ayant jamais servi à envelopper un 33 tours. Un mot sur les musiciens, Lou Reed poète juif new-yorkais homo et junkie de 25 ans, John Cale violoniste gallois de musique contemporaine, Maureen Tucker batteuse minimaliste et debout, Sterling Morrison guitariste bruitiste, et Nico mannequin-actrice-déniaiseuse de rock stars-chanteuse dont la voix d'outre-tombe immortalise les morceaux qu'elle interprète.
Le meilleur, c'est quand même les morceaux (paroles et musique). Jusque là, le rock'n'roll n'était que musiques d'origine campagnarde (blues, country, folk, hillbilly), parlant de filles ou de bagnoles (l'exception Dylan confirmant la règle). « Velvet & Nico » est le premier disque de rock vraiment urbain, agressif et violent et les textes de Lou Reed parlent de putes, de sexe « déviant », de dealers et de dope comme personne ne l'avait encore jamais fait, le tout enrobé par une musique minimaliste, simple, dissonante et bruyante. Le « bruit blanc » celui qui allait générer des troupes de Television, Sonic Youth, Jesus & Mary Chain, il vient de ce disque et de nul autre.
Une anecdote (parmi des milliers entourant ce disque) : on a souvent parlé de « Velvet Underground & Nico » comme de l'anti « Sgt. Peppers' ». Dans ce dernier, Lennon évoquait selon certains la prise d'acides (la chanson « Lucy in the Sky with Diamonds » aux lysergiques initiales), selon d'autres cette même chanson serait un développement poétique autour d'un dessin fait par son fils Julian. Avec le Velvet, tout est clair : « Heroin » ne laisse aucun mystère sur ce dont il est question.
Le Velvet a perdu à chacun de ses trois disques studio suivants un membre capital (tout d'abord Nico, puis John Cale et enfin Lou Reed), sans que cela nuise à la qualité finale du résultat. Aucun ne réussira cependant à approcher la vénéneuse pureté de celui-ci.
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17 internautes sur 21 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Une oeuvre d'art, 8 septembre 2002
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Velvet Underground & Nico (1996) (CD)
Ce disque commence par une ritournelle au xylophone (je crois, du moins, que c'est un xylophone), comme une berceuse. Charmant. Il y a un violon dans le fond, qui donne une ambiance d'aurore embrumée. La voix de Lou Reed est douce, fraîche, aérienne; il en résulte davantage un sentiment de féerie que de tristesse. Après cette mélodie irréelle (la chanson s'appelle "Sunday Morning"), vient un rock compact et accrocheur, des accords répétés sans cesse, en droite lignée de Bo Diddley, l'idole de Moe Tucker (la petite femme à la batterie). C'est un classique instantané, un des morceaux les plus légendaires du rock, ça n'a pas vieilli, ça s'appelle "I'm Waiting For The Man". Cette fois la voix de Lou est plus urbaine, vêtue de cuir jusqu'au timbre de voix, beaucoup imitée, jamais égalée. Puis vient "Femme Fatale", jolie ballade chantée par Nico, une femme fatale effectivement, aussi belle que mystérieuse. Et puis c'est "Venus In Furs", avec ses captivants grincements d'archet: le Velvet Underground avait trouvé l'art de planter un décor, avec moins de moyens que les Beatles pour "Sgt.Pepper". La suite est tout aussi forte et inédite, notamment le morceau qui ouvre la deuxième face du vinyle original, "Heroïn", qui fascine davantage l'auditeur qu'il ne le glace, puisqu'il s'agit ici d'art - de pop-art, même - avant toute chose. Le malaise, la menace, l'inquiétude restent sous-jacents. Avec ce premier album, le Velvet Underground publiait surtout en 1967 quelque chose d'inouï, au sens étymologique du terme.
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