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11 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
L'album normal du groupe anormal,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Velvet Underground (CD)
Ce troisième album du Velvet est bien le plus facile d'accès. A l'opposé du bruitiste, fulgurant et innovant White Light/White Heat, l'album au canapé est des plus reposants. "Candy says" donne le ton, plus loin suivi du classique "Pale Blue Eyes" et du superbe "Jesus". Mais pourquoi ce virage à 180° ? Tout d'abord à cause du départ de John Cale, l'autre ego surdimensionné du groupe ; mais aussi parce qu'on leur a volé tous leurs effets à l'aéroport. Résultat, des balades entêtantes, toutes en retenue, alternées avec quelques mid-tempo absolument pas étranges, contrairement à l'album à la banane. Seul "Murder Mystery" rappelle les deux précédents chefs d'oeuvre. Ce n'est pas le Velvet décrit habituellement qu'on écoute ici. Et pourtant il se relève aussi indispensable que ceux avec Cale, puisqu'on ne peut que tomber amoureux de ces chansons simples mais viscérales.
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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Le calme après la tempête,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Velvet Underground (CD)
Après le déluge sonique de « White light / White heat », le Velvet ne pouvait pas aller plus loin dans l'agression bruitiste et prend avec ce disque, le plus calme et le plus apaisé de sa discographie, le contre-pied total.Après Nico, c'est au tour de John Cale de tirer sa révérence. Il est remplacé par l'encombrant Doug Yule, multi-instrumentiste et chanteur, à l'ouvrage (dans tous les sens du terme) vocal sur le premier morceau, le calme et beau « Candy says ». Ce disque est de tous ceux du Velvet celui qui porte le plus la marque de Lou Reed, et même s'il ne jouit pas d'une réputation aussi flatteuse que ses deux prédécesseurs, c'est celui qui intrinsèquement propose les meilleures chansons du groupe (« Candy says », « What goes on », « Pale blue eyes », « Beginning to see the light » et « After hours » chantée par Mo Tucker). Evidemment, la longue mélopée grinçante « The murder mystery » est là pour rappeler à tout le monde que le Velvet sait encore agresser l'oreille de ses auditeurs. Ce disque aurait pu mettre le Velvet sur la voie du succès car il est le plus facile d'accès du groupe. Malheureusement, il met presque un terme à l'aventure car le départ à son tour de Lou Reed est imminent. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
le sommet du Velvet Underground,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Velvet Underground (CD)
Dans toutes les anthologies rock, chacun s'accorde à considérer le premier album du Velvet Underground (la banane d'Andy Warhol) comme son chef-d'oeuvre. On ne peut pas leur donner tort: ce disque contient leur titre le plus emblématique (Heroin), leur rock le plus incendiaire (I'm waiting for the man), leur chanson la plus parfaite (Venus in furs). Pourtant, si l'on devient un peu objectif, on pourra y relever par endroits du rythm n'blues banal piqué aux Who (Run run run), de la guimauve un peu sirupeuse (Sunday morning), un morceau expérimental assez pénible (European son), qui préfigure leur second album de 1968, le radical "White light, white heat". Et puis, il faut l'admettre, la voix de Nico... Bof, bof...En revanche, ce troisième album (que les fans appellent celui du canapé), publié en 1969, n'est pas loin de la perfection. La production est plus soft, plus raffinée, plus homogène, mais au service de meilleures compositions que sur "Loaded", leur dernier album un peu insipide qui marquera la fin du groupe. Ici, on retrouve les rocks incendiaires, avec l'énorme "Begining to see the light" et le rouleau compresseur "Some kinda love", mais aussi des ballades à tomber par terre: "Candy says" (magnifiquement chantée par Doug Yule, nouveau membre du groupe), "Jesus" (gentiment pompée par Voulzy) et surtout "Pale blue eyes", LA plus belle chanson jamais écrite par Lou Reed. Ailleurs, on entend avec plaisir la "batteuse" Moe Tucker interpréter "Afterhours", sucrerie faussement naive qui deviendra un classique du groupe. Enfin, "The murder mystery", morceau de bravoure de plus de huit minutes, apporte la preuve qu'expérimentation peut rimer avec chef-d'oeuvre. Un album à découvrir absolument, le plus indispensable de ce groupe mythique, l'autre étant le fameux disque à la banane. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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