Un tout petit recueil, mais on y retrouve toute l'ambiance et le style de Haddad : alchimie de mots, de réminiscences, d'impressions poétiques malgré l'horreur de la situation historique.
L'histoire est vécue ici par des enfants. Dès la 1° nouvelle, j'ai été prise sous le charme de l'identification mémorielle qui entraîne une sorte de dédoublement des consciences.........Il est facile de se mettre dans la peau d'un autre quand s'y prêtent les circonstances...fussent-elles tragiques. La 2° nouvelle, éponyme, illustre la phrase que je viens juste d'écrire : « ce qui mûrit le mieux au monde, ce sont les rencontres » ; elles sont souvent bouleversantes, mais ont le pouvoir de changer nos vies. La 3° impressionne au sens propre et figuré ; la dernière, étrange, confuse, vous glace le sang.
J'ai retrouvé le Haddad que j'aime car il me bouleverse: Celui d'Oholiba des songes et du rêve de glace.
Ce ne sont pas des histoires vraies, mais rien non plus, ne l'est davantage !