Tony Hillerman signe encore une fois un roman passionnant avec ses personnages auxquels les "Hillermaniacs" sont habitués, presque des membres de la famille. Joe Leaphorn, pseudo retraité dont la sagacité arrive encore à resoudre les enigmes, au grand dam du sergent Jim Chee, pour toujours son eternel second. Bernadette Manuelito, autre "officer" de la "Navajo Tribal police" sort maintant de son rôle de figurante pour entrer activement dans le monde d'Hillerman et participer à l'enquête.En ceci, l'on peut effectivement dire que ce roman est le premier roman feminin d'Hillerman. Celui-ci concerne cette fois-ci, le mythe des mines et des chercheurs d'or, l'avidité et la cruauté qui poussent un homme à tout risquer, et tout perdre pour avoir, pour lui seul, le métal jaune qui rend fou. Les rapports des policiers navajo tant avec la mort qu'avec la folie de l'homme blanc, le "belagaana", font la spécificité des romans d'Hillerman. Le Vent qui Gemit est un autre bon roman policier baigné dans la culture des navajo et des autres habitants du "Checkerboard".