« Les dons musicaux et l'éclatante beauté de la soprano roumaine Angela Gheorghiu en font une diva parfaite » (Billboard).
Personne n'a eu besoin de convaincre Angela Gheorghiu de chanter et personne n'a jamais douté qu'elle y consacrerait sa vie. Née en 1965, elle grandit en Roumanie dans un milieu relativement humble, son ... Plus de détails sur la Page Artiste Angela Gheorghiu
C'est en 1994, alors qu'elle n'avait pas trente ans, qu'Angela Gheorghiu s'est révélée en remportant un triomphe légendaire à Covent Garden dans La Traviata, sous la direction de Sir Georg Solti. Depuis, on sait que la jeune soprano roumaine est devenue une des étoiles du firmament lyrique (en même temps qu'une star très "people" depuis son mariage avec Roberto Alagna). Mais, au- delà de son charisme médiatique, la vérité d'Angela Gheorghiu réside dans le chant et ce florilège verdien le prouve. Sa voix est aujourd'hui une des plus belles parmi les sopranos lyriques, avec ce timbre argenté, riche en harmoniques, capable de fraîcheur expressive tout autant que de couleurs chaudes qui le tirent vers l'expression dramatique la plus intense. Mais ce timbre est surtout dynamisé par un art vocal et une musicalité de premier ordre - tant dans le brillant boléro d'I vespri siciliani que dans l'austère grandeur de "L'Air de la reine" de Don Carlo ou dans la tendresse déchirée, la bouleversante expression de féminité de l'Amelia de Un ballo in maschera. Mais "L'Air du Saule" d'Otello ou encore "L'Air du Nil" d'Aïda, couronné par ce contre-ut "dolce", comme le souhaitait Verdi, sont autant d'autres moments de bonheur que procure la voix d'Angela Gheorghiu, admirablement accompagnée par Riccardo Chailly à la tête de l'orchestre Verdi de Milan. --Alain Duault