La parution de ce disque dans les années 90 avait fait l'effet d'une bombe: Verdi sur instruments "originaux" ! Le résultat est une véritable réussite: clarté de la polyphonie (le choeur est admirable de bout en bout et on entend enfin le pupitre des altos qui a un rôle si important dans l'oeuvre), révélation des beautés instrumentales, précision et clarté de la direction (on arrive à distinguer les différents cuivres lorsque se déchaîne le maelström du tuba mirum), le libera me, chef-d'oeuvre absolu, est rendu de manière saisissante et émouvante. Au regard de Giulini, Abbado, Muti et consort, ma version pour l'île déserte.