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16 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Indispensable à tout aspirant écrivain !, 8 juillet 2008
Sylvain Vasseur, le plus ancien employé du département marketing de chez Air Hexagone, est mis en préretraite forcée. Avant son départ, il peaufine ses dernières lettres « relations clientèle » qu'il porte à la signature du grand patron, Noël Delorgey. Celui-ci voit déjà en lui un futur grand écrivain, et lui offre en cadeau de départ le PC portable qui ne pourra qu'encourager son talent...
Osez passer la couverture quelque peu austère de ce (premier) roman et succombez vite au vertige des auteurs, le gouffre est aussi profond que drôle et ... douloureux. Sylvain est un personnage détestable et pourtant je ne compte plus le nombre de fois où j'ai éclaté de rire toute seule : plus il est pitoyable, plus c'est hilarant ! Il faut le voir tenter de résumer son grand roman de science-fiction métaphysique dont il n'a pas encore l'ombre d'une brindille d'idée ! C'est moqueur, manipulateur, et assez réjouissant ! Même Arlette, sa chère et tendre, va vite comprendre que femme d'écrivain, c'est un calvaire qui n'était pas dans le contrat de mariage, et qu'elle fait bien mieux de se consacrer à la broderie (qui n'a de broderie que le nom..)
Si le premier tiers du roman est empli de rires sarcastiques, la suite est plus triste et presque déprimante. Sylvain Vasseur va tout écluser : les concours de nouvelles, les photocopies « au thon », « au mérou » ou « à la baleine », les lettres de refus des éditeurs, l'édition à compte d'on ne sait trop quelle arnaque, mais toujours, toujours, il caressera ce doux vertige d'être enfin reconnu pour son œuvre, fut-ce par la seule bibliothécaire de Plesson-Châtillis qui semble mieux s'y connaître en tantrisme qu'en littérature. Il mérite la médaille de la ténacité, ce Sylvain-écrivain.
Un humour caustique qui finit en véritable pitié pour ce pauvre personnage : c'est vrai, quoi, pourquoi vouloir à tout prix écrire quand on n'a déjà pas assez d'une vie pour lire ?
George Flipo nous démontre avec humour et semble-t-il une bonne connaissance du milieu qu'écrire rend fou : voilà qui devrait calmer bon nombre d'écrivaillons en herbe le temps d'une lecture, celle de son roman !
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29 internautes sur 30 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Un pamphlet sarcastique plein d'humour, 13 mars 2007
Sylvain Vasseur travaille depuis des années comme gestionnaire des lettres de réclamation pour la compagnie Air Hexagone. Il est fier de ses propositions de réponses qu'il relit pour s'en repaître et qui lui donnent le privilège d'accéder au bureau du Président qu'il vénère. Mais tout son petit monde vient de s'écrouler depuis qu'il vient d'apprendre que la compagnie l'envoie en préretraite. C'est un coup dur pour cet homme qui n'a pas prévu ce départ anticipé ni même penser à ce qu'il allait faire après, il a quelques idées comme s'abonner au câble, s'inscrire au club de pétanque, faire du vélo avec ses copains... mais tout ceci ne le satisfait guère jusqu'à ce que son Président, habitué à sa facilité d'expression, voit en lui un futur écrivain. Pour ne pas le décevoir, il se revêt du rôle et le voilà propulsé sur le chemin de l'écriture avec l'aide du soutien de la presse quelque peu prématuré.
Georges Flippo avec beaucoup d'humour et de causticité dresse un portrait remarquable sur les jeunes auteurs en mal de reconnaissance qui sont prêts à tous les sacrifices pour arriver à leur fin, comme son personnage Sylvain qui petit à petit change d'attitude en reniant sa vie d'avant, sa femme et ses amis, il devient hautain et toise le monde du haut de ses belles lettres. Il participe à des concours de nouvelle, en recherchant la célébrité et l'adulation pour ses premiers écrits sans penser qu'il subira, comme tous ses confrères en quête de gloire, le tourment, l'attente d'une réponse, la course à l'éditeur...
Je tiens à remercier l'auteur pour l'agréable moment que j'ai passé en lisant son premier roman je ne peux que vous inciter à en faire de même, car croyez-moi vous ne serez pas déçu.
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22 internautes sur 23 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Découvrez l''"écrivain-attitude", 21 janvier 2007
Les remises de prix en province, les bons d'achats chez les commerçants locaux, les discours des organisateurs et des élus sont atrocement réalistes, comme l'est ce personnage qui s'observe de l'extérieur, avec son "oeil" d'écrivain, sa femme d'écrivain, ses (mauvaises) habitudes alimentaires d'écrivain, son PC d'écrivain, son cabinet d'écrivain, son costume d'écrivain, et ses vacances sur une île d'écrivains, bref, l'"écrivain-attitude" à fond.
Et puis sa course aux "signes extérieurs proximité avec les puissants", ses trahisons, sa lâcheté, ses proches, qui finissent par lui voler la vedette... L'envie, la jalousie, la haine ! J'ai pensé bien fait pour lui mais c'est dur quand même...
Au début, j'ai trouvé ça hilarant, jusqu'à la distribution des manuscrits aux éditeurs. Et puis c'est devenu vaguement déprimant, puis triste, désespérant, carrément affreux.
Mon coeur saigne pour ce pauvre Sylvain qui ne méritait quand même pas tout ça. Mais c'est de sa faute aussi, il l'a cherché. (D'où la question : est-il plus cruel de l'encourager ou de lui dire que ses textes sont nuls ?)
Jusque là, les livres dont le personnage principal était un écrivain m'ont toujours profondément ennuyée. (C'est vrai quoi, les livres ne peuvent ils pas parler de gens normaux comme vous et moi ?) Celui-ci, dieu sait pourquoi m'a beaucoup touchée. Et je crois qu'il touchera aussi ceux qui n'écrivent pas, qui aiment juste lire.
Merci de l'avoir écrit.
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