Bernard Herrmann a composé pour le film d'Hitchcock une merveilleuse partition, formidable réussite narrative et psychodramatique, sans jamais tomber dans le sentimentalisme facile et outrancier : le musicien, s'inspirant des pages symphoniques de "Tristan et Isolde" de Wagner, sublime le romantisme jusqu'à l'incandescence, mais sait s'arrêter juste à point, là où d'autres sombreraient dans la vulgarité la plus crasse.
Magnifique enregistrement de la quasi intégralité de la partition : le Royal Scottish National Orchestra, dirigé par Joël Mc Neely, déploie ses somptueuses sonorités dans une interprétation enlevée, qui nous emporte des plus angoissantes affres du vertige aux envolées romantiques les plus enflammées, le tout restitué par une prise de son saisissante !
Une splendeur !