A l'écoute de ses premiers disques, on savait déjà que Konstantin Gropper était un potentiel grand de demain, qu'il avait le talent et la plume pour devenir un moteur de la scène allemande déclinante, un phare dans la nuit que traverse la créativité musicale actuellement.
Vexations nous arrive aujourd'hui et le moins que l'on puisse écrire est qu'il répond aux attentes les plus folles. Les instrumentations sont riches, majestueuses, fouillées, au service de titres aux rythmes souvent ralentis par rapport à ses oeuvres précédentes (par ex : That Love). Gropper s'affranchit des nombreuses influences citées régulièrement à son sujet (Thom Yorke, Beirut, Arcade Fire) et revendique des influences plus intemporelles (Leonard Cohen, Nick Cave) pour accoucher d'un album qui le voit franchir un cap. Il est en effet probable qu'il devienne lui-même une référence tant le niveau de cet album est élevé dans son ensemble.
Après une première écoute, on a juste envie de se replonger dedans pour en saisir de nouvelles subtilités, des détails qui nous auraient échappé de prime abord.
Difficile de sortir l'un ou l'autre titre du lot car Vexations s'écoute d'une traite, comme un véritable album, pas comme une suite de titres individuels assemblés avec plus ou moins de bonheur.
Déjà un des albums de l'année ?