« Victims of the modern age » est le nouvel opus du projet Star One mis sur pied par Arjen Anthony Lucassen. A l'instar de l'album précédant, chaque titre est inspriré d'un film de SF (pas évident de les reconnaître !). Après une brève introduction atmosphérique au synthé, c'est parti pour le premier vrai titre de l'album qui du coup n'en contient plus que 8. 8 titres seulement mais quels titres et chose intéressante, chacun possède son identité bien propre. La constante de cet album, c'est le mélange des voix, quatre artistes (trois hommes : Russel Allen, Damian Wilson, Dan Swano et une dame : Floor Jansen) posent leur voix sur un passage de chaque morceaux. Le mélange (superbe au demeurant) des voix (osant même un ceste de death) et le style musical contribuent à faire de cet album de métal une oeuvre à apprivoiser. Une fois chose faite, c'est du grand art. Le synthé est une base fondamentale de cet album, tantôt old school au son du hammond et du mellotron ou d'autres sonorités très seventies mais parfois également plus moderne. C'est pêchu, très mélodique, parfois épique ou atmosphérique et mâtiné d'un peu de prog. Cet album reste cependant homogène dans le style et le son. Les tempos sont le plus souvent intermédiaires mais assez variés (mais jamais speed). Mention spéciale pour « Earth that was », ultra mélodique, entêtant, aux voix superbes, au break somptueux avec en prime une superbe tirade de Russel Allen : Du tout tout bon! Le son est puissant et les rythmiques de guitares parfois bien lourdes (me rappellent un peu ce que j'ai entendu chez « Ark »). La voix féminine en chorus sonne également années 70/80 tout comme des passages bien Led Zep (écoutez donc »24 hours ») de même qu'un passage Floydien sur le dernier titre « It all ends here » en trois parties. Cet album ancré dans les seventies n'est jamais simplement démonstratif et recèle tout de même quelques passages surprenants et particulièrement inspirés. Je le recommande chaudement aux amateurs de hard rock moderne bien que paradoxalement très vintage et sachant puiser son énergie et son inspiration dans les bases même du rock.
L'édition spéciale en digi pack avec livret ajoute un second CD avec 5 titres inédits chantés cette fois en solo par divers artistes invités de même que Russel Allen à nouveau ici excellent (De fait, je suis fan de Symphony X) sur une reprise. Ces cinq titres sont complètement dans le ton de l'album. Ce second disque contient également plus d'une demi-heure de vidéo de commentaires des divers artistes malheureusement à nouveau non sous-titrés.