Réalisée en 2010 par Thomas Gilou, cette comédie légère s'inscrit dans le registre surabondant des films convenus, à l'humour non dérangeant (qui ne provoque pas les éclats de rire indisposant, en pleine séance, au cinéma, les vieilles rombières aux lèvres aigrement gercées d'une bourgeoisie défleurie), aux marivaudages sans heurts, se déroulant dans le cadre de vie de tout bon "Français moyen" (ce film ne s'adresse-t-il pas au peuple ?): 5-6 pièces dans le 15ème arrondissement parisien + maison de famille en Provence - sans piscine (pour la touche de "modestie")...
C'est d'ailleurs parce qu'il a du mal à boucler son plan de financement bancaire d'une piscine, que le père de famille est attiré par une loterie étonnante organisée par un magazine people : gagner un vieux (Pierre Richard amusé) à adopter avec 150.000 Euros.
S'ensuit une série d'instants plus ou moins cocasses, manquant de concision.
Les acteurs savent divertir (Pierre Richard, Lambert Wilson et Clémentine Célarié pour les rôles principaux), dans le registre du conventionnel réservant une fin heureuse du point de vue de la morale de l'épicier (grande surface) qui est l'étalon (vieille rosse) de mesure du cinéma français en général. Relire Léon Bloy s'impose donc comme cure de désintoxication.