La soprano Victoria de Los Angeles, l’une des plus célèbres cantatrices espagnoles dont la carrière s’est étendue sur la seconde moitié du XX° siècle, est décédée samedi 15 janvier dans une clinique de Barcelone, sa ville natale. Elle avait 81 ans.
Sa longue carrière a été jalonnée d’interprétations devenues légendaires par le disque (EMI) des rôles de Carmen, Marguerite, Traviata, Madame Butterfly, de la mélodies espagnole ancienne et moderne, ainsi que des célèbres « chants d’Auvergne » de Canteloube.
Récompensée par de nombreuses distinctions, notamment par le Grand Prix du Disque de… Lire la suite
Cette biographie a été fournie par l'artiste ou son représentant.
La soprano Victoria de Los Angeles, l’une des plus célèbres cantatrices espagnoles dont la carrière s’est étendue sur la seconde moitié du XX° siècle, est décédée samedi 15 janvier dans une clinique de Barcelone, sa ville natale. Elle avait 81 ans.
Sa longue carrière a été jalonnée d’interprétations devenues légendaires par le disque (EMI) des rôles de Carmen, Marguerite, Traviata, Madame Butterfly, de la mélodies espagnole ancienne et moderne, ainsi que des célèbres « chants d’Auvergne » de Canteloube.
Récompensée par de nombreuses distinctions, notamment par le Grand Prix du Disque de l’Académie Française en 1953, 1955 et 1956, la médaille d’Or du Grand Lycée de Barcelone (1955), le Grand Prix National de la Musique en 1978, Victoria de Los Angeles était titulaire de la médaille d’Or de la Ville de Barcelone (1958), du ruban de l’Ordre Civil d’Alphonse X le Sage (1962). Elle avait reçu en 1985 les insignes de Chevalier de la Légion d’Honneur des mains de Stéphane Martin, alors Directeur de la Musique au Ministère de la Culture.
Victoria de Los Angeles laisse un héritage discographique très riche qui l’associe aux plus grands noms de la musique classique. EMI Classics est fier d’avoir enregistré en exclusivité cette femme exquise et cette incomparable artiste tout au long de son exceptionnelle carrière.
1923 Le premier novembre, Victoria de Los Angeles Lopez nait à Barcelone où son père est gardien de l’Université 1939 Elle interrompt ses études classiques pour entrer au conservatoire du Liceo de Barcelone. Elle y étudie le solfège, le piano, la guitare, l’italien et le chant bien entendu. 1942 Elle sort du conservatoire avec tous les prix et médailles d’honneur. 1944 Premier récital de Lieder à Barcelone. Quelques jours après, elle participe, à l’improviste, à une exécution de la « Messe du Couronnement » de Mozart où elle remporte un très vif succès. Réclamée aussitôt à Lisbonne, elle y donne quatre récitals de Lieder, tous acclamés. 1945 La jeune artiste débute au Liceo de Barcelonne dans le rôle de la Comtesse des « Noces de Figaro ». Puis elle entreprend sa première tournée en Espagne et au Portugal. 1947 Elle remporte le premier prix au Concours International de Genève. De retour en Espagne, elle y chante « Manon » et la « Bohème » avec Beniamino Gigli. Elle chante également « Lohengrin », « Tannhauser », et le « Freischuz ». 1948 Mariage avec Enrique Magrina 1949 Première tournée en Europe. Débuts à l’Opéra de Paris, à la Scala de Milan et au Covent Garden de Londres. A la BBC elle interprète « la vie Brève » avec un succès considérable. Elle enregistre ses premiers disques. 1950 Première tournée en Amérique du Sud et débuts au Colon de Buenos Aires. 1951 Engagement au « MET » de New York. Débuts dans le rôle de Marguerite de « Faust », puis la même saison, y chante Mimi et Butterfly. Au Carnegie Hall, son premier récital obtient un triomphe tel qu’un second suit quelques jours plus tard. 1952 Nouvelle saison au MET et tournée de récitals à travers les Etats-Unis. 1953 Première tournée en Afrique du Sud 1956 Tournée en Australie et en Nouvelle-Zélande. 1957 Débuts à l’Opéra de Vienne avec « La Bohème ». 1958 Au festival de Grenade : « La vie Brève ». Participe aux journées espagnoles de l’exposition de Bruxelles. 1959 Début de l’année au MET. Juin : concert avec l’Orchestre National dans le cadre du 25ème anniversaire de l’O.N sous la direction de Solti. Enregistrement de « La Traviata » à Rome. Festivals de Grenade, Prades et Santander. Enregistrement de « Carmen » à Paris et de « Madame Butterfly » à Rome. 1962 Enregistrements à Paris (Requiem de Fauré – mélodies Françaises). Télévisions à Londres, Tournée en Israel, Colon de Buenos Aires. Septembre : enregistrement du « Barbier de Séville » à Londres. Annule tous ses contrats pour raison de santé. 1963 Fin juillet : naissance de son fils Juan Enrique. Récitals en Allemagne, Hollande, Angleterre. 1965 Janvier : enregistrements à Londres (récitals) et à Barcelone (Vida Breve). 1966 Enregistre à Paris « L’enfance du Christ » de Berlioz. 1967 Duo des chats de Rossini interprété avec Elisabeth Schwarzkopf lors de la soirée d'adieu du pianiste Gerald Moore en 1967. 1968 Naissance de son second fils. Enregistrement à Paris de « Werther » Nicolai Gedda, Mady Mesplé, Roger Soyer, L’Orchestre de Paris et Georges Prêtre. 1979 Fait ses adieux à la scène avec « Pelléas et Mélisande » de Debussy. 1992 Tournée internationale avec « Madame Butterfly » et chante à la cérémonie de clôture des Jeux olympiques de Barcelone.
Cette biographie a été fournie par l'artiste ou son représentant.
Victoria de Los Ángeles López García naît le 1er novembre 1923 dans une famille populaire de Barcelone. Son père, concierge à l'université de la ville, l'encourage à cultiver sa vocation de musicienne (piano, guitare) et de chanteuse.
Inscrite au Conservatoire de musique local, elle boucle son cycle d'études en trois ans au lieu de six. En 1947, la jeune cantatrice catalane remporte le prix du Concours international de chant de Genève. Cette distinction lui ouvre les portes des théâtres nationaux ; Victoria de Los Angeles passe ainsi du Liceo de Barcelone où elle chante à de multiples reprises… Lire la suite
Victoria de Los Ángeles López García naît le 1er novembre 1923 dans une famille populaire de Barcelone. Son père, concierge à l'université de la ville, l'encourage à cultiver sa vocation de musicienne (piano, guitare) et de chanteuse.
Inscrite au Conservatoire de musique local, elle boucle son cycle d'études en trois ans au lieu de six. En 1947, la jeune cantatrice catalane remporte le prix du Concours international de chant de Genève. Cette distinction lui ouvre les portes des théâtres nationaux ; Victoria de Los Angeles passe ainsi du Liceo de Barcelone où elle chante à de multiples reprises Les Noces de Figaro, à la BBC de Londres où elle interprète en 1948 le rôle de Salud dans La Vida Breve de Manuel de Falla.
L'année 1949 marque le véritable démarrage de la carrière de Victoria de Los Angeles, qui en Marguerite donne la réplique à Boris Christoff dans le Faust de Charles Gounod à l'Opéra de Paris, sous la direction de Nicolai Gedda. Les enregistrements de cette oeuvre pour EMI en 1953 et 1959 continuent à faire date. La cantatrice catalane brille également dans le rôle de Manon (Massenet) monté à Madrid, ou de La Bohème (Puccini), sous la baguette de Beniamino Gigli à Barcelone ou de Thomas Beecham au Covent Garden de Londres (1950). L'année suivante, elle fait ses grands débuts américains au Metropolitan Opera de New York.
Prise sous contrat d'exclusivité pour EMI, Victoria de Los Angeles enchaîne les enregistrements basés sur ses prestations de légende dans Le Barbier de Séville de Rossini (direction Tullio Serafin), Carmen de Bizet (Thomas Beecham) ou La Traviata de Verdi (à nouveau Serafin). La cantatrice qui gravera pas moins de vingt et un opéras en trente ans de services pour la firme anglaise, commence à faire de l'ombre à la suprématie de Maria Callas. Soprano colorature au timbre large (se prêtant au drame comme à la comédie), elle élargit son répertoire au Freischutz de Weber et à Lohengrin de Wagner. En 1961, le descendant du compositeur allemand l'invite à la grand-messe de Bayreuth pour un mémorable Tännhauser.
Dans les années soixante, l'astre de Victoria de Los Angeles continue de briller sur tous les continents. La diva chante devant les plus grands chefs de son époque, d'Herbert von Karajan à Georg Solti en passant par Carlo Maria Giulini ou Zubin Mehta. Au menu, Carmen et La Traviata, Pelléas et Mélisande, Simon Boccanegra, Didon et Enée, Les Maîtres Chanteurs de Nuremberg et Madame Butterfly. Parallèlement, elle revisite le domaine espagnol, de Manuel de Falla et Joaquin Rodrigo aux zarzuelas populaires. En 1967, elle s'associe à Elisabeth Schwarzkopf dans un récital en l'honneur du pianiste Gerald Moore, et en 1969, fait ses adieux à l'Opéra de Dallas.
La « reine Victoria » revient chanter Carmen en 1978 puis Pelléas et Mélisande en 1979. À l'été 1992, âgée de 68 ans, elle est invitée à la cérémonie de clôture des Jeux Olympiques célébrés dans sa ville natale. Elle y interprète une zarzuela de Xavier Montsalvatge. Le 15 janvier 2005, une crise cardiaque vient la retirer du monde dans sa quatre-vingt deuxième année. Copyright 2012 Music Story Loïc Picaud
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