Partant du constat intéressant qu'un tableau chinois offre plus de vide (le non-peint) que de plein (le plein), et jusqu'à une proportion de deux-tiers / un-tiers, François Chang prétend nous expliquer par là le langage pictural chinois. En réalité, la démonstration tourne court très vite. Si le propos pouvait apparaître complexe, l'auteur réussit le pari de rester simple et compréhensible mais un bon article aurait suffi. Sur les 150 pages du livre, le texte n'en occupe que la moitié, un part importante étant prise par les notes... en sinogrammes chinois ! Comme l'écrit Cheng : "(Ces notes) mériteraient sans doute d'être transposées un jour intégralement en français. En attendant, il nous est donné de rêver ces textes, comme à la lisière d'une forêt inconnue, mais frémissante d'appels"... C'est un peu insuffisant comme explication !