L'album est dans le lecteur. Ce sont des chansons de Souchon. On aime Souchon, pour la félure dandy derrière les mots et les mélodies. On est reconnaissant pour les traits de plume qui diront bientôt nos sentiments avec précision et légereté : on est des P'tite Bill victimes de l'Ultra Moderne Solitude... Et voilà, un nouvelle album qui n'est pas une révolution, ni même une évolution. Tout juste onze nouvelles façons de dire le monde et la vie à la Souchon. Et on se surprend, à la première écoute, à essayer de fredonner, car on a l'impression de les connaître déjà, ces chansons-là, nous les assis devant le volant, l'oreille collée à l'autoradio. Pourtant, c'est nouveau, c'est 5 ans plus tard, et ça colle à l'esprit des jours, tout en continuant de venir du continent lointain des artistes. Les arrangements ont changé aussi. Mais pas trop. Quelques nappes de cordes et un Dobro clinquant qui tinte. C'est beau. Ce que j'aime dans Souchon, c'est que c'est un petit plus de beau dans la vie, ça a l'air simple, mais c'est un arabesque léger, inimitable, indispensable.