"Vie du chien Horla", ou la vie et la mort d'un chien racontée par son maître. Imaginez le même sujet traité par Brigitte Bardot ou par le tout-venant des amis des animaux : un désastre, selon toutes probabilités. Renaud Camus, évitant comme la peste le sentimentalisme souvent bêta des amis des bêtes, parvient sans peine à s'affranchir de ce sujet éminemment "casse-gueule" : un regard juste et fraternel sur la gent canine, une émotion contenue, maîtrisée, tout au long du livre, et, en dernier lieu, une méditation sur la fuite du temps et la brièveté de la vie. Écrire un livre en hommage à un chien était courir le risque du ridicule. Renaud Camus, en ayant su prendre le champ nécessaire, nous offre un livre unique et mémorable.