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le 26 octobre 2011
Ce n'est pas un enième roman sur fond historique qui "se dévore", c'est un livre qu'il faut prendre le temps de lire, de méditer, d'admirer, de relire, pour son intelligence, sa sensibilité, son courage.
Certes, on se perd parfois dans le foisonnement des personnages (on peut partiellement régler ce problème en se reportant en cours de lecture à la préface qui mentionne le nom des principaux), et le nombre de pages peut décourager certains, mais le fait que les chapitres soient assez courts rend ce livre finalement assez facilement lisible, même lorsqu'on dispose de peu de temps pour lire.
... Et puis, de nombreux chapitres (je repense par exemple à la lettre que la mère de Victor lui écrit avant de mourir) sont d'une telle force, d'une telle beauté, qu'ils valent largement l'effort parfois nécessaire pour lire les quelques (rares) autres qui peuvent sembler ennuyeux.
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le 6 juin 2011
On peut ne pas lire Grossman, comme on peut ne pas lire les auteurs de livres-mondes tragiques et politiques comme Voltaire ( Candide, Traité sur la tolérance), Hugo ( Les misérables), Zola ( Germinal, La débâcle), Dostoievski, Gogol, Zweig ,Tolstoï (Guerre et paix) , Proust ( A la recherche du temps perdu), Jünger ( Orages d'acier, Sur les falaises de marbre) , Cholokov ( Le Don paisible), Malraux ( La condition humaine), Pasternak (Le docteur Jivago), Soljenitsyne ( L'archipel du Goulag, La roue rouge), etc.

Grossman parle du stalinisme au quotidien, dans la guerre et dans la destruction générale et de sa convergence avec le Nazisme.
Vie et destin est l'histoire individuelle de l'humanité prise dans la paranoïa meurtrière d'un homme et écrasée par le système que ce despote a suscité sous couvert de Socialisme grâce au nationalisme chauvin.

Grossman montre des vies humaines broyées chacune à leur tour avec la complicité consciente ou aliénée de leurs familiers, de leurs voisins, de leurs collègues et de leurs dirigeants.
La défense d'un destin individuel contre un système pervers et dangereux - démoniaque si lutte éternelle du Bien et de Mal - n'est pas une question d'intelligence, mais de cœur, de volonté et de... chance.
Les victimes du stalinisme ( Trotski même par orgueil et aveuglement) ne comprennent pas toutes qu'elles font partie de l'Ordre fou qui les dévore.

Ceux qui ont compris le stalinisme très tôt et pour toujours sont précisément ses ennemis extérieurs qui se tenaient hors de portée de son étreinte mortelle ou qui ont publié Vie et destin .
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Octobre 1942. Ecrasée par les bombardements et les attaques incessantes de l'armée allemande, Stalingrad tient bon. Ses défenseurs s'accrochent à quelques kilomètres carrés de ruines et organisent leur survie dans l'enfer et le chaos.
Pendant ce temps, le vieux bolchevik Mostovskoïe, fait prisonnier, découvre l'enfer des camps de concentration nazis...
Pendant ce temps, le zek Abartchouk, apparatchik victime des purges de 1937, essaie de survivre dans l'enfer du goulag...

Ce roman est exceptionnel, son histoire également. C'est la deuxième partie de « Pour une juste cause », paru en URSS en 1952, qui évoque Stalingrad avec une indispensable prudence pour échapper à la censure.
« Vie et destin », écrit dans les années 50, incarne l'illusion de la liberté d'expression après la mort de Staline et les révélations du XXème congrès. Terminé en 1961, il est saisi par le KGB, transféré clandestinement en occident et finalement publié en 1980.
Vassili Grossman, écrivain officiel, correspondant de guerre couvert d'honneurs, évolue à travers ce roman vers la dissidence et la dénonciation implacable du système soviétique. Il est mort en 1964 sans savoir que son aeuvre lui survivrait...

En 1100 pages, la saga de la famille Chapochnikov devient la dissection comparée de deux monstres totalitaires jumeaux, le nazisme et le stalinisme.
Ce pavé est un amoncellement de chapitres tous plus puissants les uns que les autres, traités avec des références historiques de première main :
- la lettre à son fils d'une mère juive qui va être tuée par les nazis
- la confrontation d'un vieux bolchevik et d'un vieil opposant démocrate
- la libre fraternité des défenseurs de Stalingrad
- les commissaires politiques et la délation
- la détresse des parents des soldats tués
- l'incompréhension des « bons soviétiques » face à la répression
- le sort des familles injustement déportées
- le dialogue surréaliste entre un officier SS et l'une de ses victimes
- les doutes du commandant de la contre-attaque de Stalingrad
- les chambres à gaz
- l'abattement d'un grand physicien juif face à l'antisémitisme stalinien
- l'injustice aveugle qui frappe les héros ...
Certes, le style est très classique, avec certaines longueurs. On peut facilement se perdre dans la multitude de personnages, surtout si l'on n'a pas lu la première partie. Mais l'ensemble est d'une telle richesse que l'on ne peut plus s'en extraire.
"Vie et destin" est un des 10 romans essentiels du XXème siècle, fort, émouvant, inoubliable.
A lire absolument et à faire lire, sans avoir peur du nombre de pages.
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le 10 octobre 2006
Ce roman ,à travers l'histoire de divers membres d'une famille passe au scanner 5O ans de vie de l'europe.

Roman symphonique à la maniere de Tolstoî il nous plonge dans l'intimité de personnages ,encore plus vrais que nature, et dont le destin reflete toute l'histoire d'une periode marquée par les deux grands crimes jumeaux produits du totalitarisme, Auschwitz et le Goulag

Et c'est aussi à travers le foisonnement des personnages et de l'entrecroisement de leurs destins ,un panorama effrayant du fonctionnement de la dictature stalinienne
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le 31 juillet 2010
C'est une gigantesque fresque historique de plus de 1000 pages qui débute avec la description apocalyptique d'un moment charnière et ambigu de la 2ème guerre mondiale: la bataille de Stalingrad. Charnière, car c'est la première défaite d'envergure des troupes allemandes qui marquera le début de la fin du IIIème Reich. Ambigu, parce qu'alors que semble souffler un vent de liberté sur l'Europe en guerre, c'est en fait tout un système totalitaire qui se consolide en Union Soviétique. Vassili Grossman, écrivain juif et communiste, d'abord thuriféraire du régime communiste nous fait passer des camps de concentration allemands aux goulags dans un jeu de miroir et des dialogues politico-philosophiques troublants. Il analyse tous les ressorts de la terreur stalinienne avec précision clinique et sobriété: fidélité aveugle au parti unique, culte du chef, nationalisme exacerbé, police politique omniprésente surveillant tout, enregistrant la moindre déviance, provoquant la délation, profitant des lâchetés individuelles. Les scientifiques sont contraints d'avouer avoir tort d'avoir eu raison, les révolutionnaires de la première heure dont l'idéal a été trahi sont forcés à inventer des aveux sous la pression de torture morale et physique insoutenables. C'est tout un dispositif terrifiant et absurde qui se met en place, brisant toute humanité, pulvérisant toute singularité oublieuse de se mettre au service exclusif de l'Idée.

On peut être un rien dubitatif quant à l'équation nazisme et stalinisme ou la théorie de la mentalité atavique d'esclave du peuple russe développé par l'auteur et qui expliquerait pourquoi le totalitarisme a pu si bien y prospérer, mais il souffle constamment dans cette oeuvre touffue, parfois confuse, une vérité à mon avis éternelle et universelle: l'aspiration des hommes à la liberté est une valeur impérissable. Un grand roman.
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1173 pages et deux cartes géographiques : le front russe de décembre 1941 à Novembre 1942 et celle de la bataille de Stalingrad…
Ce livre a été saisi par le KGB et a disparu pendant près de vingt ans.

L’auteur, juif russe communiste a été longtemps persuadé du bien fondé de la politique communiste puis il a assisté au déchaînement de l’antisémitisme, à la création des camps de concentration et a été ainsi amené à revoir ses idées. Il a donc observé les deux visions, les deux côtés de l’horreur, de l’injustice, de ce que chacun croit être mieux.
A travers une fresque où se croisent différents personnages pendant une cinquantaine d’années, Vassili Grossman nous raconte sa Russie… On observe la bataille de Stalingrad décrite avec un sens accru de la réalité .On y voit des familles séparées par le Goulag, la ligne de front, certains dans des camps, d’autres au travail dans des conditions précaires. On y découvre le quotidien d’une époque de différents côtés de la barrière. On y voit les gens sous la pression qui finissent par craquer, d’autres qui résistent. On voit monter l’antisémitisme. Il n’y a pas de héros, seulement des gens ordinaires avec leurs tourments, leurs questions existentielles, leurs idées…

Une des principales difficultés est de repérer les différents lieux et les différents personnages et se remettre dans le contexte pour chaque situation. Les personnages changent de nom et il ne faut pas perdre le fil. Un exemple Victor Pavlovitch s’appelle aussi : Vitia et Strum !

Lorsqu’on connaît l’histoire personnelle de Vassili Grossman, on comprend comment il a pu faire « cheminer » ceux dont il parle. Il transpose sa réflexion personnelle sur ses personnages. Il ne dit jamais qu’il s’est trompé, que nazisme ou communisme ne sont pas bons. On sent parfois la désillusion mais tout cela reste formidablement humain. Ces russes qui font vivre ce livre, le font à travers l’amour de leur pays, où sont enracinées les vertus des hommes : courage, travail, patrie,…. restant éloignés des idéaux politiques qui déçoivent parfois.

Un « pavé » bien sûr, pas toujours facile à lire mais d’une écriture très vraie, très réelle. La forme, le foisonnement de lieux et de personnages peuvent rebuter mais il faut s’accrocher et se donner des atouts pour aimer cette lecture. J’avais, dès les premières pages écrit un arbre généalogique que j’ai complété petit à petit et qui m’a beaucoup aidé (entre autres pour ceux qui ont plusieurs noms).

Un livre à découvrir mais quand on a le temps et le souhait….
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 6 septembre 2008
URSS, 1942. Une famille et ses proches. Séparés par la déportation en camp de concentration ou au goulag, séparés par la ligne de front, combattants ou réfugiés dans les provinces lointaines, les personnages suivent leur destin difficile ou tragique en permettant à Vassili Grossman de nous emmener au coeur de la deuxième guerre mondiale, au coeur des crimes communistes et nazis. Chaque personnage (faire une liste dès le début avec les noms, prénoms, diminutifs pour arriver à suivre) est travaillé avec soin et subtilité, avec sa vie propre, son histoire, son caractère, ses contradictions, ses non-dits. Ultime personnage, présent au caeur du roman, à la fois dans le temps, dans l'espace et dans les esprits : Stalingrad sur laquelle se concentrent les efforts titanesques des deux machines de guerre et où va se jouer le destin de la 2ème Guerre Mondiale.

Le roman mêle les aspects narratifs et événementiels avec des réflexions et analyses livrées sous forme de dialogues entre les personnages ou carrément de brefs chapitres autonomes. Plus facile à lire que « Les origines du totalitarisme », mais au moins aussi instructif pour qui fait attention aux détails et se plonge dans l'ambiance de peur, de défiance, de manipulation, de chantage. « A chaque jour, à chaque heure, année après année, il fallait lutter pour le droit d'être un homme, le droit d'être bon et pur ». « L'homme qui a péché connaît la toute puissance d'un état totalitaire : elle est incommensurable. Cette force énorme emprisonne la volonté de l'homme au moyen de la propagande, de la solitude, du camp, d'une mort paisible, de la faim, du déshonneur... ».
Le parallèle entre les deux formes de totalitarisme fait l'objet d'un dialogue inoubliable entre un haut responsable de la gestapo et un bolchevik détenu. « Il n'y a pas de gouffre entre nous. C'est une invention. Nous sommes des formes différentes d'une même essence : l'Etat-parti ». « Les communistes allemands que nous avons incarcérés dans les camps l'ont été par vous aussi en 1937 ». On perçoit seulement une différence de traitement entre les deux systèmes : le nazisme est décrit de l'extérieur, « à plat », avec des scènes et propos relativement conventionnels si on excepte le dialogue mentionné ci-dessus. Le communisme est présenté de l'intérieur, par petites touches, et c'est à travers les propos et les souvenirs des personnages qu'on découvre les purges staliniennes, la déportation des koulaks, les famines orchestrées par la collectivisation avec leurs millions de morts, la déportation des juifs et autres minorités en Sibérie...
Le témoignage et l'analyse sont d'autant plus précieux qu'ils sont livrés par un écrivain soviétique reconnu et honoré (il a réussi à échapper aux procès de 37, avec tout ce que cela peut impliquer de lâcheté et de silence alors qu'on arrêtait ses amis et sa famille) et que la mort de Staline a libéré de la peur de s'exprimer. Témoignage bouleversant aussi venant d'un juif : la lettre que Victor (Vitia) reçoit de sa mère est celle que Grossman aurait pu recevoir de sa mère, morte elle aussi dans un ghetto en Ukraine.

Sans rapport avec le contexte politique, il y a aussi de très belles pages sur l'amitié et sur la recherche scientifique.
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le 8 novembre 2000
Si vous ne lisez qu'un livre cette année, lisez celui là. C'est l'histoire de la bataille de Stalingrad vue par différentes personnes, tant russes qu'allemandes. La philosophie est de dire que communisme et fascisme se rejoignent dans l'horreur et l'injustice, sous prétexte de faire le bien. Ecrit par un ancien communiste convaincu.
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le 20 novembre 2007
Le roman de Grossman est à la fois magnifique et insupportable. Magnifique dans sa forme, qui colle tellement au style du roman russe, où foisonnent intrigues et personnages qui s'imbriquent et s'éloignent. Inoubliable aussi la victoire de Stalingrad qui sonna le glas du IIIème Reich. Et tragique parce qu'on vit avec Grossman et ses personnages la tragédie du stalinisme - et non du communisme - qui salit et détruit les plus belles heures de l'URSS. Le lecteur ne peut jamais se réjouir, pris à la gorge par la tragédie quotidienne d'un peuple. En même temps, ce livre a la force d'un témoignage, et nombre des pages furent vécues par l'auteur ou lui furent rapportées par des témoins directs, sur le front.
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le 18 août 2015
Au début du livre , j'étais perdue par le nombre de personnages et petit à petit je suis" rentrée dans le livre "grâce à l'auteur je me suis retrouvée pendant la guerre 39-40(que je n'ai pas connu)Vassili Grossman relate le quotidien des personnages, les arrestations pour un oui ou un non, les dénonciations, leur condition se survie; leur peur ,pas étonnant que le manuscrit a été confisqué par le KGB, à lire pour tout ceux qui veulent voir la vérité en face même si cela peut parfois déranger.
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