auquel j'ai pris de plus en plus goût au fil des pages. Il y est question de ce que « vit » le protagoniste après sa mort, et comme ce sujet nous concerne tous, ce n'est pas sans une certaine curiosité que l'on se joint à un tel voyage.
Van Cauwelaert nous propose une vision rassurante, voire touchante, de la mort, ce qui donne à son roman la merveilleuse qualité d'un baume au c½ur. La mort est ici conçue comme faisant partie intégrante d'un cycle de vie plus large que celui que nous pensons connaître. Peut-être y a-t-il là un peu trop d'optimisme, mais peu importe, car c'est surtout la générosité du propos dont on se souviendra.
J'avouerai que les personnages du livre m'ont tout d'abord semblé un peu trop simples pour être réellement intéressants, mais je me suis rendu compte par la suite qu'ils étaient en réalité tout à fait attachants. Ils gagnent à être connus, comme dit l'expression, et il arrive même que l'auteur véhicule à travers eux beaucoup d'humour.
Je dirai pour conclure que ce livre, par la bienveillance, et même l'amour, qui s'en dégagent, fait beaucoup pour nous réconcilier à la fois avec la mort et avec la vie, ce qui n'est pas le moindre des accomplissements littéraires.