Heitor Villa-Lobos est né à Rio de Janeiro en 1887. Il apprit le piano, la clarinette et la guitare auprès de son père, découvrit sa passion de la musique auprès des musiciens des rues et, à l'âge de seize ans, décida de s'enfuir de chez lui, et parcourut les régions de Nordeste du Brésil, recueillant au cours de son errance d'authentiques chants traditionnels. Par la suite, il étudia à l'Institut National de Musique de Rio de Janeiro mais, comme il le dira bien des années plus tard : « Un pied dans l'académie et vous êtes déformé ». Après un autre voyage ethno-musicologique au coeur de l'Amazonie en 1912, Villa-Lobos revint à Rio de Janeiro et, le 13 novembre 1915, fit sensation en donnant un concert de sa musique nouvelle. En 1923, il attira suffisamment à lui les faveurs des autorités brésiliennes pour obtenir une bourse d'étude à Paris. À son retour, en 1930, Villa-Lobos entama une carrière politique et pédagogique, et fut nommé directeur de l'éducation musicale de Rio de Janeiro, puis prit en charge la vie musicale du pays. Les années 1940 furent pour lui une période de triomphe international : comme compositeur et comme chef d'orchestre, Villa-Lobos fut célébré de Los Angeles à New York, mais aussi à Paris. Il est mort en 1959 à Rio de Janeiro.
Son style combine des influences européennes, notamment celle de Bach, avec des sources de musique traditionnelle brésilienne. Il a laissé un millier d'oeuvres dans pratiquement tous les genres, en particulier de nombreuses pièces pour piano, parmi lesquelles la « Suite floral », « Cirandinhas », « Ciclo Brasileiro », « Saudades das Selvas Brasileiras », « Das Cirandas » ou « A Prole do Bébé », ainsi que des pièces pour guitare, dont la « Suite populaire Brésilienne » et cinq Préludes, trois Sonates pour violon et piano, un Trio à cordes, trois Trios pour piano et cordes et un Trio pour hautbois, clarinette et basson, dix-sept Quatuors à cordes, un Quatuor pour flûte, hautbois, clarinette et basson, un Nonette « Impressão rápida de todo o Brasil », quinze (dont deux perdus) « Choros » et neuf « Bachianas Brasileiras » pour diverses formations instrumentales, une Suite pour piano et orchestre, cinq Concertos pour piano, une Fantaisie pour piano, une Fantaisie pour violon, une Fantaisie pour violoncelle, deux Concertos pour violoncelle, un Concerto pour guitare, un Concerto pour harpe et un Concerto pour harmonica, deux Suites pour orchestre, deux Sinfoniettas, douze Symphonies, plusieurs Poèmes symphoniques et Ballets, dont « Dancas Africanas », « Amazonas » et « Uirapuru », quatre Opéras, ainsi que des Mélodies.