Quatrième de couverture
La violence transnationale, action variée d'acteurs hétérogènes (terrorisme islamiste, écologiste, criminalités organisées, mouvements sectaires etc.), contredit le rôle de l'Etat sur deux plans : elle paraît le dépasser en une scène dramatique et médiatisée itinérante par delà les frontières ; d'un point de vue académique, les tenants de la tradition transnationaliste du monde paraissent avoir des paradigmes plus opératoires pour décrire la réalité que le courant " néo-réaliste " qui accorde toujours une part prééminente à l'Etat. L'opposition entre violence transnationale et sécurité intérieure et publique doit pourtant être dépassée pour être comprise : la violence transnationale actuelle n'est souvent que le renouveau de conflits ethniques anciens (Kosovo, Afrique centrale) que l'ordre bipolaire Est-Ouest avait étouffé. Et si la violence se mondialise en certains de ses aspects comme de nombreux autres problèmes, les Etats ne sont pourtant pas dépassés : ils soutiennent parfois la violence contre d'autres Etats et ils internationalisent leur réaction (par exemple par des conventions anti-terroristes ou des coopérations policières)