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Vipère au poing Poche – 7 mars 1972

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Ce roman, le plus célèbre de l'auteur, est aussi largement autobiographique. Comme dans l'ensemble de son oeuvre, Hervé Bazin y donne les raisons de sa haine et de son combat contre toutes les oppressions familiales et sociales. Vipère au poing raconte la lutte impitoyable livrée par Brasse-Bouillon, alias Jean Rezeau, ainsi que ses frères, contre leur mère, une marâtre odieuse, calculatrice et violente. Folcoche, ainsi que ses enfants la nomment, règne avec autorité sur une famille angevine bien-pensante, ne lésinant pas sur les coups de fouet, les brimades et les humiliations. Mais Brasse-Bouillon est malin, vif et clairvoyant. Il affronte sa mère en lui tendant à son tour les pièges qui l'aideront à avoir raison d'elle.

Au premier degré, le livre possède un incontestable humour qui marque les esprits (inoubliable Folcoche, parangon de méchanceté !). Mais, il est avant tout un cri d'enfant et la dénonciation d'un certain modèle d'éducation qui fit longtemps les beaux jours des familles françaises. Pour son auteur, cela reste à tout jamais un traumatisme et un échec,

J'entre à peine dans la vie et, grâce à toi [ma mère] je ne crois plus à rien, ni à personne... Celui qui n'a pas cru en sa mère, celui-là n'entrera pas dans le royaume de la terre.
--Stellio Paris

Présentation de l'éditeur

Les croquis qui illustrent cet ouvrage ont été pris dans la maison natale de l'auteur par J . B. Fourt , son ami . Exemplaire nunéroté 3471x5000Nombre de pages: 316Cartoné toiléformat: 13 . 5x20.5 --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.



Détails sur le produit

  • Poche: 255 pages
  • Editeur : Le Livre de Poche; Édition : Le Livre de Poche (7 mars 1972)
  • Collection : Littérature & Documents
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2253001457
  • ISBN-13: 978-2253001454
  • Dimensions du produit: 1,3 x 11,4 x 17,8 cm
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22 internautes sur 22 ont trouvé ce commentaire utile  Par Catheline le 24 novembre 2003
Format: Poche
Un classique qui a effrayé et ravi bien d'autres avant moi, et pour cause : dans son premier roman, Bazin s'attaque au récit bouleversant de son enfance, en ne transformant que certains noms et très peu de faits. Et l'histoire qu'il nous conte est absolument effarante. Trois frères de la bourgeoisie mêlée de sang bleu et pieuse, vivant dans un château bien en retrait de la ville la plus proche, sont livrés à une mère monstrueuse et se défendent comme ils le peuvent contre chaque acte bas et mesquin auquel elle les confronte. Des punitions injustes pleuvent, des batailles épiques sont livrées quotidiennement, et ce jusqu'à ce que le plus fort, le plus intelligent et le plus haineux d'entre tous gagne la guerre et sa liberté. De ces années noires naîtront la persévérance, l'impudence, le courage de Bazin. Il nous livre ici la partie la plus sombre de lui, avec une candeur, une force, une haine et un désespoir qui font chavirer. On l'accompagne dans son univers d'enfant martyrisé puis de maigre adolescent affammé et malgré tout rebelle, avec sympathie et horreur. C'est l'histoire d'un être voué à la déchéance qui s'est relevé et a subsisté par son entêtement et sa témérité seuls. Il a souvent été dit que Bazin s'inspirait de la plume de Mauriac, mais « Vipère au poing » reste quoi qu'il en soit une œuvre à part, bien personnelle et qui a rendu « Folcoche » et son fils célèbres.
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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile  Par Max le 1 août 2007
Format: Poche
Je n'ai lu "ce classique" que ces derniers tps : pas étudié à l'école, ce que je regrette... j'aurais aimé le lire avec ma mentalité d'enfant/ ado pour voir s'il m'aurait autant marqué à cette époque.
Je n'ai pas pu le lâcher avt la fin et j'avais envie de le relire de suite, comme un bon film qu'on souhaite revoir pour être sûr de n'avoir rien manqué. Cette histoire est bouleversante, pas parce qu'elle raconte une nouvelle fois les horreurs que l'on peut faire subir à ses proches, mais justement parce qu'elle détaille le fait que les enfants au fur et à mesure qu'ils grandissent se retournent contre leurs tourmenteurs (pour moi le père est presque aussi coupable que la mère) et arrivent à les juger et à les surpasser dans la violence très tôt : pas de sentimentalisme, ni de respect pour l'autorité parentale (ils mettent au point des plans pour se venger, le nom de « Folcoche », ....)
Dans ce roman, je n'ai pas ressenti de compassion ou de pitié pour ces enfants qui subissent des corrections physiques et mentales très sévères, même lorsqu'ils sont encore petits (pour moi la scène la plus violente est le premier coup à la gare). Je crois que, comme eux, on s'habitue au fur et à mesure à la violence de la mère et comme eux on ressent davantage le besoin de résister.
C'est un livre très dur dans le sens où l'auteur se rend compte que non seulement son enfance a été malheureuse, mais que sa mère a même réussi à lui pourrir son avenir.
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11 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile  Par mil_marche le 2 février 2001
Format: Poche
Classique des classiques parmis les romans "scolaires", ce roman n'en reste pas moins le meilleur de Herve Bazin, souvent considere comme un "sous Mauriac". Auteur prolixe et mordant , Herve Bazin decrit ici une enfance maltraitee entre une mere autoritaire et insensible et un pere faible et absent - l'histoire de "brasse bouillon" et de "Folcoche", fils et mere engages dans une guerre dont la seule issue est la haine et la mort. Roman noir, coriace et sensible, il est suivi de deux autres romans-suite, aussi poignants et eprouvants. Le meilleur de Bazin.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile  Par Zazou VOIX VINE le 27 août 2009
Format: Poche
La mère, figure souvent adulée ou haïe de la littérature, trouve dans ce chef-d'oeuvre de Hervé Bazin un sévère portrait au vitriol. L'auteur raconte donc son enfance où la figure martenelle devient sans tarder un monstre de maltraitance, de remarques mesquines et de coups bas. La révolte n'en est que plus frappante car Bazin, à l'aide d'un très beau style simple mais élégant, fait le récit de ce combat dantesque entre un fils et une mère.

Un très bon roman sur la famille et la haine martenelle.
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18 internautes sur 21 ont trouvé ce commentaire utile  Par fawnes le 6 octobre 2004
Format: Poche
A l'heure où sort une nouvelle et bienvenue adaptation filmique de ce "classique de la révolte", il est bon, urgent, nécessaire, de se retremper dans le texte initial de Hervé, petit-fils ou petit-nevéu (je ne sais plus mais qui s'en soucie?) de René Bazin, auteur bien-pensant et bigot, royaliste, antidreyfusard et tout. On y découvre que la maltraitance cohabite très bien avec l'aisance financière, la respectabilité sociale, la dévotion, que l'amour maternel n'est en aucune façon la conséquence "naturelle" de la maternité, et que souvent la révolte intra-familiale est la condition de possibilité de choix citoyens. La veulerie des hommes, pater familias et curé en tête, sont le contrepoint de la folie de Folcoche, dont ils donnent la mesure. Cette oeuvre noire reste bizarrement drôle et de ce fait vraiment décapante. Brasse-Bouillon, à la différence de Poil de Carotte, n'en appelle pas à notre compassion mais à notre solidarité active. On est en plein réalisme, non seulement au sens esthétique mais au sens politique du tereme.
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