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le 24 novembre 2003
Un classique qui a effrayé et ravi bien d'autres avant moi, et pour cause : dans son premier roman, Bazin s'attaque au récit bouleversant de son enfance, en ne transformant que certains noms et très peu de faits. Et l'histoire qu'il nous conte est absolument effarante. Trois frères de la bourgeoisie mêlée de sang bleu et pieuse, vivant dans un château bien en retrait de la ville la plus proche, sont livrés à une mère monstrueuse et se défendent comme ils le peuvent contre chaque acte bas et mesquin auquel elle les confronte. Des punitions injustes pleuvent, des batailles épiques sont livrées quotidiennement, et ce jusqu'à ce que le plus fort, le plus intelligent et le plus haineux d'entre tous gagne la guerre et sa liberté. De ces années noires naîtront la persévérance, l'impudence, le courage de Bazin. Il nous livre ici la partie la plus sombre de lui, avec une candeur, une force, une haine et un désespoir qui font chavirer. On l'accompagne dans son univers d'enfant martyrisé puis de maigre adolescent affammé et malgré tout rebelle, avec sympathie et horreur. C'est l'histoire d'un être voué à la déchéance qui s'est relevé et a subsisté par son entêtement et sa témérité seuls. Il a souvent été dit que Bazin s'inspirait de la plume de Mauriac, mais « Vipère au poing » reste quoi qu'il en soit une œuvre à part, bien personnelle et qui a rendu « Folcoche » et son fils célèbres.
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le 1 août 2007
Je n'ai lu "ce classique" que ces derniers tps : pas étudié à l'école, ce que je regrette... j'aurais aimé le lire avec ma mentalité d'enfant/ ado pour voir s'il m'aurait autant marqué à cette époque.
Je n'ai pas pu le lâcher avt la fin et j'avais envie de le relire de suite, comme un bon film qu'on souhaite revoir pour être sûr de n'avoir rien manqué. Cette histoire est bouleversante, pas parce qu'elle raconte une nouvelle fois les horreurs que l'on peut faire subir à ses proches, mais justement parce qu'elle détaille le fait que les enfants au fur et à mesure qu'ils grandissent se retournent contre leurs tourmenteurs (pour moi le père est presque aussi coupable que la mère) et arrivent à les juger et à les surpasser dans la violence très tôt : pas de sentimentalisme, ni de respect pour l'autorité parentale (ils mettent au point des plans pour se venger, le nom de « Folcoche », ....)
Dans ce roman, je n'ai pas ressenti de compassion ou de pitié pour ces enfants qui subissent des corrections physiques et mentales très sévères, même lorsqu'ils sont encore petits (pour moi la scène la plus violente est le premier coup à la gare). Je crois que, comme eux, on s'habitue au fur et à mesure à la violence de la mère et comme eux on ressent davantage le besoin de résister.
C'est un livre très dur dans le sens où l'auteur se rend compte que non seulement son enfance a été malheureuse, mais que sa mère a même réussi à lui pourrir son avenir. Il le perçoit et c'est presque pour lui pire que tout ce qu'elle a pu leur faire subir : il sait qu'il aura tjs cette haine (qu'il fini par accepter comme une force : amour = faiblesse), d'un autre côté il reconnaît qu'il s'agit de son héritage et que finalement c'est sa mère qui lui a transmis.
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le 2 février 2001
Classique des classiques parmis les romans "scolaires", ce roman n'en reste pas moins le meilleur de Herve Bazin, souvent considere comme un "sous Mauriac". Auteur prolixe et mordant , Herve Bazin decrit ici une enfance maltraitee entre une mere autoritaire et insensible et un pere faible et absent - l'histoire de "brasse bouillon" et de "Folcoche", fils et mere engages dans une guerre dont la seule issue est la haine et la mort. Roman noir, coriace et sensible, il est suivi de deux autres romans-suite, aussi poignants et eprouvants. Le meilleur de Bazin.
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La mère, figure souvent adulée ou haïe de la littérature, trouve dans ce chef-d'oeuvre de Hervé Bazin un sévère portrait au vitriol. L'auteur raconte donc son enfance où la figure martenelle devient sans tarder un monstre de maltraitance, de remarques mesquines et de coups bas. La révolte n'en est que plus frappante car Bazin, à l'aide d'un très beau style simple mais élégant, fait le récit de ce combat dantesque entre un fils et une mère.

Un très bon roman sur la famille et la haine martenelle.
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le 12 septembre 2012
Je n'ai lu "ce classique" que ces derniers tps : pas étudié à l'école, ce que je regrette... j'aurais aimé le lire avec ma mentalité d'enfant/ ado pour voir s'il m'aurait autant marqué à cette époque.
Je n'ai pas pu le lâcher avt la fin et j'avais envie de le relire, comme un bon film qu'on souhaite revoir pour être sûr de n'avoir rien manqué. Cette histoire est bouleversante, pas parce qu'elle raconte une nouvelle fois les horreurs que l'on peut faire subir à ses proches, mais justement parce qu'elle détaille le fait que les enfants au fur et à mesure qu'ils grandissent se retournent contre leurs tourmenteurs (pour moi le père est presque aussi coupable que la mère) et arrivent à les juger et à les surpasser dans la violence très tôt : pas de sentimentalisme, ni de respect pour l'autorité parentale...

Dans ce roman, je n'ai pas ressenti de compassion ou de pitié pour ces enfants qui subissent des corrections physiques et mentales très sévères, même lorsqu'ils sont encore petits (pour moi la scène la plus violente est le premier coup à la gare). Je crois que, comme eux, on s'habitue au fur et à mesure à la violence de la mère et comme eux on ressent davantage le besoin de résister.
C'est un livre très dur dans le sens où l'auteur se rend compte que non seulement son enfance a été malheureuse, mais que sa mère a même réussi à lui pourrir son avenir. Il le perçoit et c'est presque pour lui pire que tout ce qu'elle a pu leur faire subir : il sait qu'il aura tjs cette haine (qu'il fini par accepter comme une force : amour = faiblesse), d'un autre côté il reconnaît qu'il s'agit de son héritage et que finalement c'est sa mère qui lui a transmis.
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le 10 janvier 2013
Je suis en classe de 3è et notre professeur nous a demandé de lire ce livre.
J'ai trouvé que le livre n'était pas très facile à lire. J'ai du m'armer d'un dictionnaire pour décrypter certains passages qui me paraissaient ambigus. Il y a beaucoup de mots de vocabulaire qui auparavant m'étaient inconnus et dont je connais à présent la signification.
Je trouve que l'histoire est atroce mais l'oeuvre en elle-même est sublime.
L'écriture du texte est irréprochable et d'un excellent niveau, voir parfait.
J'ai aimé ce livre malgré des difficultés de compréhension que j'ai rencontré, qui d'ailleurs, ne m'ont pas empêché d'apprécier ce livre.
Je le recommande à lire.
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le 27 octobre 2013
J'ai acheté ce livre pour une formation DUEF L.

Pour :

Un style impeccable lié à une maîtrise parfaite de la langue française. C'est le genre de livre qui se laisse lire du début à la fin sans aucun soupir d'agacement.

Contre :

J'ai bien compris que l'oeuvre est une sorte de dénonciation de la mauvaise mère, mais franchement ce point particulier est assez mal rendu. J'avoue avoir du mal à plaindre cet enfant. Il est vrai qu'on a tous nos histoires, mais ça sonne un peu comme une sorte de justification du futur "militant" que le héro du livre dit être devenu. La "Folcoche" était une tourmenteuse bien bénigne.
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le 17 juillet 2011
Après avoir vu l'excellent film de Philippe de Broca et la performance des acteurs, tous parfaits, j'ai eu envie de relire le livre d'Hervé Bazin.

Bien que différent du film, il reste un livre de référence tant par son écriture que par son contenu surtout quand on sait qu'il est autobiographique. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, le film est presque mieux que le livre malgré les rajouts que s'est permis de faire Philippe de Broca. J'espère que grâce à ce metteur en scène, beaucoup de téléspectateurs auront envie comme moi de redécouvrir Hervé Bazin et son talent.
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le 6 octobre 2004
A l'heure où sort une nouvelle et bienvenue adaptation filmique de ce "classique de la révolte", il est bon, urgent, nécessaire, de se retremper dans le texte initial de Hervé, petit-fils ou petit-nevéu (je ne sais plus mais qui s'en soucie?) de René Bazin, auteur bien-pensant et bigot, royaliste, antidreyfusard et tout. On y découvre que la maltraitance cohabite très bien avec l'aisance financière, la respectabilité sociale, la dévotion, que l'amour maternel n'est en aucune façon la conséquence "naturelle" de la maternité, et que souvent la révolte intra-familiale est la condition de possibilité de choix citoyens. La veulerie des hommes, pater familias et curé en tête, sont le contrepoint de la folie de Folcoche, dont ils donnent la mesure. Cette oeuvre noire reste bizarrement drôle et de ce fait vraiment décapante. Brasse-Bouillon, à la différence de Poil de Carotte, n'en appelle pas à notre compassion mais à notre solidarité active. On est en plein réalisme, non seulement au sens esthétique mais au sens politique du tereme.
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le 23 mars 2013
Loin d'être ennuyeux et n'étant pas seulement destiné à un jeune public, Vipère au poing est un roman largement autobiographique qui nous rapporte toute la haine et le dégout que la famille du narrateur lui inspire. Vipère au poing entraîne son lecteur dans la descente aux enfers avec force et intensité!
Excellent roman sur l'enfance, l'éducation et la complexité des rapports parents-enfants. le tout dans le contexte de l'entre-deux guerres.
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