Son dernier album nous avait complètement laissés sous le charme. Englabörn naviguait entre les oeuvres de Michael Nyman et de Joe Hisaishi avec le même talent. Mais Jóhann Jóhannsson n'aime pas les redites. Lui qui sévit dans différents projets, notamment au sein d'Apparat Organ Quartet, revient avec un album qui pourra en dérouter certains.
En effet, conçue comme une oeuvre en quatre parties, Virðulegu Forsetar est une longue errance nordique. Des vents synthétiques balaient les plaines enneigées, le soleil se lève à peine et des cuivres s'élèvent comme dans des Chariots de Feu d'un certain... Vangelis puis se développent comme s'étirant d'un réveil profond, tiré des rêves d'un Sigur Rós.
Des arrangements fantômes électroniques apparaissent tels des flocons saupoudrés de très hauts, par quelques cloches angéliques, et caressés par un glockenspiel délicat...