Le dernier Coldplay ne déçoit pas, il est bon et même très très bon après quelques écoutes. Que pouvait-on attendre d'un groupe qui n'a jamais pondu un seul mauvais disque depuis le début de sa (certes courte) carrière, soit un premier album très prometteur (
Parachutes), un chef d'aeuvre intemporel (
A Rush Of Blood To The Head) et un grand album de pop lumineuse et classieuse bourré de hits (
X & Y) ?
Coldplay n'a jamais vraiment déçu et il n'y avait donc aucune raison valable de craindre un mauvais quatrième album. Un disque aux influences world a-t-on entendu ici et là avant sa sortie... la belle affaire !!! Que les auditeurs soient rassurés, Viva La Vida n'a pas grand chose à voir avec la world music, en revanche il fera sans doute vaciller le monde comme l'ont fait ses prédécesseurs en leur temps. On retrouve dans Viva La Vida tout le génie pop de la bande à Chris Martin.
Revue de détail : le disque s'ouvre sur une mise en bouche, un instrumental dont le thème est repris en toute fin d'album. Le second titre, Cemeteries Of London, est un single en puissance avec un riff de guitare que n'aurait pas renié The Edge. Lost !, tout comme Yes sont les titres les plus faibles de l'album. Le premier n'apporte pas grand chose à l'ensemble et le second, avec ses cordes arabisantes sonne trop racoleur. En revanche, Lovers In Japan et Viva La Vida sont des perles pop imparables. 42 et Death And All His Friends sont les pièces maîtresses de l'album, dans la plus pure tradition du style Coldplay : de fausses ballades éthérées qui tournent soudainement en chevauchées héroïques avec riff de guitare et chant taillés pour les stades.
Le second CD est quand à lui anecdotique et vaut principalement pour la version chantée de Life In Technicolor.
Bref, Viva La Vida est un bon album de pop music, un de plus pour Coldplay, qui certes ne révolutionnera pas le genre, mais qui figure à n'en pas douter, dans le top 5 des meilleurs livraisons de l'année 2008.