Les grands labels n'en finissent ps de recycler les enregistrements qui ont fait le renom d'artistes et d'orchestres : comme toujours, il convient de trier le bon grain de l'ivraie. Virgin n'échappe pas à la mode des coffrets de fin d'année pour nous recycler deux opus vivaldiens majeurs interprétés par Fabio Biondi et son Europa Galante.
- les deux premiers CD nous proposent le célébrissime opus 8 : "Il cimento dell' Armonia e dell'Inventione" comprenant les célébrissimes "Quatre Saisons". Sans s'appesantir, nous en dégagerons les traits principaux qui font de cette version l'un des pires ratages de la discographie. Comme c'est toujours le cas, Fabio Biondi oublie qu'il joue Vivaldi pour ne faire que du Biondi. Avec ses musiciens, il va le plus rapidement possible (ce qui peut se concevoir, et encore, dans les allegros mais pas dans les mouvements lents interprétés comme les mouvements rapides) et souvent avec une brutalité incroyable. Les mélomanes exigeants se dirigeront vers les deux CD enregistrés et, hélas, disponibles pour l'instant à prix élevé, par L'Accademia Bizantina dirigée par Ottavio Dantone.
- les deux derniers CD nous proposent un nouvel opus vivaldien et pas n'importe lequel : "L'Estro Armonico op.3", l'un des pires ratages de la discographie. Comme c'est toujours le cas, Fabio Biondi oublie qu'il joue Vivaldi pour ne faire que du Biondi. Avec ses musiciens, il va le plus rapidement possible (ce qui peut se concevoir, et encore, dans les allegros mais pas dans les mouvements lents interprétés comme les mouvements rapides) et souvent avec une brutalité incroyable (l'audition des concrtos pour quatre violons RV 449 et RV 450 sont un "supplice"). Les mélomanes exigeants (et pas seulement eux) se dirigeront vers l'enregistrement de Trevor Pinnock et de son English Concert.