Après tant de violonistes baroques à la sonorité émaciée, Giuliano Carmignola nous offre une plénitude de son que nous n'osions plus espérer dans une interprétation moderne. Aucune lourdeur, aucune opacité dans cette version, ce qui ne l'empêche pas de ne jamais sombrer dans la fiévreuse course de vitesse qui sert souvent d'unique option interprétative aux ensembles qui tiennent actuellement le haut du pavé. L'Orchestre Baroque de Venise se maintient constamment au niveau de son soliste avec une transparence qui permet en particulier à l'archiluth de nous ravir. Les trois concerti inédits de complément sont de la même veine.