5ème album du groupe, “VIVIsectVI” est certainement l’album le plus marquant. Il faut se mettre dans le contexte, j’ai acheté ce CD à sa sortie en 1988 et j’ai eu un choc. Un choc auditif. SKINNY PUPPY avait déjà dès sa formation, plusieurs trains d’avance sur les formations électroniques de l’époque, mais là le groupe fit véritablement un bon en avant. Ce disque impressionnant à fait certainement évoluer le monde de la musique électronique. La technologie très avancée du groupe a influencée beaucoup d’artistes. La richesse et la complexité de la musique est extrême, les samples et les effets se chevauchent sur une musique puissante et agressive. Nivek OGRE le chanteur, fait partager ses colères, ses tristesses et ses émotions à l’auditeur. Même si vous n’êtes pas favorable à écouter ce genre de musique agressive, EBM ou industrielle, pour n’importe quelle personne ce CD est intense et ne laisse pas indifférent.
Le vacarme pour certains, mais un plaisir pour moi, commence avec « Dogshit » avec son introduction ou le cri de guerre « Aciiiiiiid !!! » des fanas de la New beat ( aujourd’hui Raveurs, et demain ?), est passé à la moulinette pendant presque une minute. Ensuite arrive le son SKINNY PUPPY. « Dogshit » est un morceau lent, aux rythmes travaillés. Une version longue encore meilleure sera réalisée pour le maxi « Censor ». Avec « Vx gas attack » c’est l’extase, le titre est remuant et bien samplé. « Harsh stone white » est un titre à la rythmique de marteau piqueur, pour « Human disease » c’est un délire de breaks et de changements de rythmes. Le titre le plus abordable est « Testure ». Presque conventionnel. C’est une chanson excellente qui sortira en single. Les titres bonus sont instrumentaux et samplés. « Fritter » est un titre qui ferait penser à un thème de film d’horreur, « The second opinion » est un titre plus léger et presque dansant. Le CD s’achève par une orgie de sons, de rythmes, d’effets et de grésillements : « Funguss ».