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Un compositeur et un artiste génial, une cantatrice,un orchestre pour un chef d'oeuvre, 23 août 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Voix humaine / La Dame de Monte-Carlo (CD)
Quelle audace ! Composer un opéra, enfin, un opéra (POULENC appelle ça une "tragédie lyrique")...la cantatrice est seule avec l'orchestre. Mais dans cette version, quelle cantatrice ! Et quel orchestre ! Pour servir un chef d'oeuvre, peut-être pas aussi facile d'accès : Dame Felicity LOTT chante, SEULE, avec le soutien de l'orchestre, emmené par Armin JORDAN, le texte de COCTEAU... Et elle chante son chagrin : son amant l'a quitté (pour une autre...). Elle tente de le reconquérir avec cette invention nouvelle (Oh ! pas pour nous au XXIe siècle...!!!) : le téléphone ! qui ne fonctionne pas très bien... Audace et originalité. POULENC et COCTEAU ont composé là un chef d'oeuvre. Ecoutez-le. Mais dans de bonnes (très bonnes) conditions (calme, casque). Et prenez votre temps (Ah ! ce temps, tellement précieux à notre époque...) pour l'apprécier.
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Une très belle interprétation de l'un des chef-d'oeuvres de Francis Poulenc, 16 mai 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Voix humaine / La Dame de Monte-Carlo (CD)
Francis Poulenc est né en 1899 à Paris. Bien qu'il ait suivi quelques cours de composition avec Charles Koechlin (1867-1950), Poulenc est un compositeur autodidacte. Il connaît à dix-huit ans une première réussite avec sa « Rhapsodie nègre », puis compose « Le Bestiaire » sur des poèmes de l'oeuvre éponyme de Guillaume Apollinaire. Il rencontre notamment Claude Debussy (1862-1918) et Maurice Ravel (1875-1937) et s'associe au « Groupe des Six », groupe de compositeurs parrainé par Erik Satie (1866-1925) et qui comprend également Louis Durey (1888-1979), Arthur Honegger (1892-1955), Darius Milhaud (1892-1974), Germaine Tailleferre (1892-1983) et Georges Auric (1899-1983). En 1935, consécutivement à la mort accidentelle de son ami, le compositeur Pierre-Octave Ferroud (1900-1936), il vit un profond retour à la foi catholique, et se tourne alors souvent vers des compositions d'inspiration religieuse. Il est mort à Paris en 1963.
Parmi ses oeuvres majeures, on peut citer les « Soirées de Nazelles » pour piano, une Sonate, un Capriccio et « L'Embarquement pour Cythère » pour deux pianos, cinq Sonates pour piano et instrument à codes (violon, violoncelle) ou instrument à vent (flûte, hautbois, clarinette), un Trio pour hautbois, basson et piano, un Sextuor pour piano et quintette à vent, « Aubade » pour piano et orchestre, un Concerto pour piano, un Concerto pour clavecin, un Concerto pour orgue, cordes et timbales, et un Concerto pour deux pianos, « L'Histoire de Babar, le petit éléphant » pour récitant et piano, les « Litanies à la Vierge noire de Rocamadour », un « Gloria » pour soprano solo, choeur mixte et orchestre, un « Stabat mater » pour soprano, choeur mixte et orchestre, deux Opéras, le « Dialogues des Carmélites » sur un texte de Georges Bernanos, et « La Voix humaine » adaptée d'une pièce de Jean Cocteau, ainsi que de nombreuses Mélodies sur des poèmes de Guillaume Apollinaire, de Paul Eluard, ou bien encore de Jean Cocteau.
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