Vous aimez les reconstitutions historiques, comme TROIE, GENSIS KHAN, LE DERNIER SAMOURAÏ ? Alors passez votre chemin, car avec VOLEUR DE CHEVAUX, premier film du belge Micha Wald, on est aux antipodes de la superproduction hollywoodienne !
L'action se situe vers 1850, dans une contrée inconnue, à l'est. Deux frères s'engagent dans un bataillon de cosaques (sorte de milice militaire tsariste), pour échapper à la famine. D'un côté Jakub, fort, tête brûlée, de l'autre Vladimir, introverti, victime de moqueries et de sévices de la part des autres engagés. Je n'en dirais pas plus...
Il y a aussi deux autres frères, voleurs de chevaux, Roman le costaud, le meneur, et Elias, handicapé, sensible, sur-protégé par son aîné.
VOLEURS DE CHEVAUX est un tout petit film, extrêmement dépouillé, dont les décors se réduisent à trois cabanes en forêt. Le scénario est simple, les personnages peu nombreux, les dialogues minimalistes. Et pourtant, le réalisateur nous rend cette histoire passionnante, par la force de sa mise en scène. Dans des décors naturels brumeux, merveilleusement photographiés, Wald arrive à transmettre le froid, la faim, la peur, la solitude, la souffrance, l'amour fraternel, et brutalité des rapports humains. Ce n'est pas un cinéma psychologique. Film minimaliste, original, concis, chaque scène a un sens, et fait avancer l'action. Interprété par Adrien Jolivet et Grégoire Colin, impressionnants de retenue, ce film passé inaperçu (à ma connaissance) rappelle le cinéma de l'Est, du Japon, où les choses étaient dites simplement de manière juste, sans redondance. VOLEURS DE CHEVAUX n'est pas un film lent, ennuyeux et contemplatif. Il dure 1h30, il est brutal et concis. Un vraie découverte.
Vous aimez les reconstitutions historiques, comme TROIE, GENSIS KHAN, LE DERNIER SAMOURAÏ ? Alors ne passez pas votre chemin, et découvrez un « autre » cinéma, modeste, sans moyen, mais rudement talentueux !