Stevenson est d'abord un fabuleux conteur à la verve humoristique et un esprit libre et jouisseur, ce qui n'est pas si courant quand on est fils d'une famille presbytérienne coincée. Pour avoir fréquenté bien des étapes du chemin dit " de Stevenson", je me suis senti tout de suite en pays de connaissance, comme si j'effectuais ce périple initiatique en compagnie d'un vieux copain et frère.
Le texte est bien sûr savoureux à bien des égards (sur Modestine, ces sales gosses de la Margeride que l'auteur aurait bien aimé voir bouffés par le Bête, les confrontations "amicales" avec les trappistes et cette nuit jubilatoire à la belle étoile). Les photos sont particulièrement bien choisies et nous immergent profondément et intimement dans ces terres rudes de "la Cévenne des Cévennes".
Qui n'a pas gouté un lever de soleil au col de Finiels ou ce vertige de l'horizontalité des hauts plateaux vellaves a raté sa vie...comme dirait je ne sais plus quel imbécile.