Les débuts de la folie de l'égyptologie, racontés à la première personne; c'est souvent choquant, mais comme l'explique si bien l'introduction d'Alberto Siliotti, pour son époque, Belzoni était sensible à la beauté de ce qu'il trouvait, finalement plutôt respectueux (il faisait des relevés des découvertes, ne se contentait pas de piller), et si ses commentaires envers les Turcs maîtres de l'Egypte ne sont pas très flatteurs, ils ne sont tout de même pas racistes. On voit de plus une évolution au cours de ses voyages, et ses critiques des Européens ne sont pas moins féroces. On a envie de lire ses descriptions sur les lieux mêmes, à Medinet Habou, dans la tombe de Sethi I, à Philae surtout. Quant à sa femme, c'était vraiment quelqu'un!