Les voyous de Lelouch me font penser à cette chanson de Michel Berger : "Voyou, voyou, c'est tellement bien quand tu joues qu'on est tous, tous comme des fous. Tu mets le désordre partout". On sent là une vision de la délinquance rarement confrontée à la réalité. Trintignant, très gentil derrière son air dur, monte des coups plein d'imagination avec des chouettes copains qui rigolent bien de ses farces, ce qui donne un film certes regardable, pas ennuyeux, mais dont l'ambiance noire contraste fortement avec l'innocence du scénario.
En bonus, un court-métrage impressionnant de 1976, intitulé "C'était un rendez-vous", dans lequel Lelouch fonce en voiture dans les rues de Paris au petit matin, enchaînant les infractions. Pour le coup, il se montre plus voyou que ses personnages, d'autant plus que lui aurait pu faire de vraies victimes !