Stephan Ciejka est l'un des meilleurs spécialistes mondiaux en matière de montres bracelets. Journaliste et reporter, il est aujourd'hui Rédacteur en Chef du plus ancien magazine spécialisé édité en langue française, le mensuel La Revue des montres.
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Relié: 297 pages
Editeur : Watchprint.com Editions; Édition : première édition (16 novembre 2010)
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Etant déjà possesseur du premier volume de cet auteur, j'en vois plus une évolution qu'une nouvelle édition complète. Dans le premier une grande partie étant dévolue à Rolex/Panerai/cartier (Env. 150 pages sur 300). Certes ce sont probablement les plus contre-faites, mais un grand pan de l'horlogerie était exclue.
Ici, dans cette édition, les mêmes conseils lors d'un achat vous trouverez (vérifier la provenance de la montre, la facture, le mécanisme, etc). Comme dans la première édition nous avons droit au jeu des différences entre véritables et fausses montres, avec photos et descriptifs. Connaître les détails des parties d'une montre, fait la différence entre un admirateur et un amateur éclairé en la matière. Sur les plus de 300 pages que comptent cet ouvrage encore une fois, Rolex/Panerai et Cartier prennent place dans une grande partie. Par contre une "mise à jour" a été faite pour des marques récentes, comme Chanel, Bell & Ross et consort. Une autre partie est dévolue au "travail" des faussaires et les nouvelles "cibles" qu'ils souhaitent toucher en revendant des montres de luxe contre-faites. La mise en page, fait un peu moins catalogue et est plus agréable à lire. Il faut considérer ce tome 2, comme une grosse mise à jour. Pour toutes celles et ceux qui possèdent déjà le premier volume l'intérêt est moindre. Par contre pour les autres qui souhaitent s'enrichir (intellectuellement et éviter de se faire arnaquer) il vaut mieux avoir cette édition, laquelle est plus lisible que l'ancienne.
A conseiller pour toutes celles et ceux amoureux de la belle horlogerie.
J'ai été plutôt déçu par ce livre. L'intention de vous aider à faire la distinction entre une vraie et une fausse montre est louable mais l'auteur commet quelques maladresses. Je pense que s'exprimer librement sur un sujet aussi controversé que la contrefaçon horlogère est quasiment impossible du fait de lois interdisant la promotion de la contrefaçon (certaines copies sont réalisées dans les moindres détails et sont comparables aux originaux mais il est interdit de le dire). Le ton est méprisant quand l'auteur parle des mouvements chinois (certaines marques comme Seagull proposent des mouvements chronographes ST19 très corrects et robustes dont le design leur est propre et ne sont aucunement des copies de Vénus ou Landeron même s'ils sont tombés dans le domaine publique).
D'un côté, l'auteur nous dit en introduction, que les montres contrefaites n'ont rien à voir avec les originales, que la qualité de fabrication est médiocre, que c'est évident (montre mal finie, accroche) mais les différences de qualité des finitions entre originales et copies ne sont pas abordées. Plus loin dans le livre l'auteur est préoccupé de la qualité alarmante des copies.
Il y a de nombreuses photos de mouvements copiés (en fait le même mouvement jaune) mais quasiment pas de photos de mouvements originaux pour certaines marques (donc même si vous avez une montre ouverte en face de vous pour faire la différence entre un vrai et un faux mouvement, c'est impossible).
Certaines différences entre vraies et fausses montres soulignées sont infimes alors qu'un connaisseur en aura relevées d'autres plus pertinentes (présence ou non d'une couche anti-reflet, forme du coq du balancier sur un mouvement 7750 différent de la copie ETA, si encore il y avait la photo de l'original, coquilles sur les inscriptions, hauteur des "crown guards"). L'auteur ne précise pas qu'il serait judicieux de vérifier la fonctionnalité de chaque complication sur une montre avant de l'acheter. Les trois quarts du livre couvrent les montres Rolex alors que deux pages auraient suffi.
A la lecture de cet ouvrage le lecteur en tire une seule conclusion, que la plupart des fabriquants de montres suisses de luxe "fabriquent" des montres de manières industrielles (en fait achètent des mouvements Valjoux 7750 et mettent leurs noms dessus) qui n'ont quasiment pas évolué depuis 40 ans et dont le prix se justifie par la marque et l'emploi de métaux précieux et non par l'innovation (les marques innovantes avec des complications originales sont d'ailleurs très peu copiées). En d'autres termes, la meilleure lutte contre la contrefaçon est l'innovation. Heureusement que j'ai acheté ce livre en promotion.