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W/Ali Farka Toure-Talking Timbuktu-
 
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W/Ali Farka Toure-Talking Timbuktu- [Import]

Ry Cooder, Ali Farka Touré CD
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Détails sur le produit

  • CD (8 novembre 1999)
  • Nombre de disques: 1
  • Format : Import
  • Label: Sba
  • ASIN : B00000062H
  • Autres éditions : CD  |  Cassette  |  Album vinyle  |  Téléchargement MP3
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1. Bonde
2. Soukora
3. Gomni
4. Sega
5. Amandrai
6. Lasidan
7. Keito
8. Banga
9. Ai Du
10. Diaraby

Descriptions du produit

Un Essentiel amazon.fr

Ali Farka Toure raconte que la première fois qu'il a entendu John Lee Hooker, il a cru que c'était un Malien. Tel un Monsieur Jourdain de la world music, il jouait donc du blues sur sa guitare électrique, discrète sans s'en rendre compte. Cela n'a pas échappé, en revanche, à Ry Cooder, grand traqueur de cousinages musicaux à travers le monde (cf. le Buena Vista Social Club ). Ce dernier a convié le guitariste malien à passer quelques jours en studio avec lui et des pointures du jazz et du blues comme le bassiste John Patitucci et le guitariste Clarence "Gatemouth" Brown. Il l'a laissé, tranquillement, dérouler ses arpèges sensuels et lancer des apostrophes de sa voix grave. On reconnaît le jeu aérien de Paris Texas, mais de loin en loin, comme on entend parfois un invité relancer la conversation pour marquer sa gratitude. Et si, comme sur "Amandrai", Farka Toure donne l'impression de fouler les berges du Mississippi, il le fait de son plein gré, sans tomber dans le piège du pastiche ou du blues à gogo. --Hubert Deshouse

Critique

On a dit à Ali Farka Touré que pour prendre son essor, sa carrière internationale devait être dynamisée par quelques têtes d’affiche. Il a répondu qu’il était d’accord. On a donc invité un bluesman blanchi sous le harnais (le guitariste Clarence « Gatemouth » Brown), le batteur Jim Keltner (qui a joué pour Carly Simon, ce qui ne nous rajeunit pas), une star de la fusion music (le bassiste John Patitucci).

Puis le guitariste Ry Cooder s’est acheté un short à carreaux et a débarqué avec son banjo, ses percussions, ses guitares acoustiques et électriques, et son désir de produire le tout. Farka Touré a répondu qu’il était d’accord. Ensuite, il a commencé à chanter dans onze idiomes différents et à construire encore une fois une maison, avec beaucoup de fenêtres ouvertes sur les autres et où se croisent une tradition africaine ancestrale et une pulsion américaine et intraitable.

Le problème, c’est que lorsque Farka Touré chante, c’est beau, magique et cela se suffit à soi-même. Après, il a fait un grand silence dans le studio et personne n’osait plus dire quoi que ce soit. On était bien.

Talking Timbuktu atteint la première position des charts de musique du monde. Et le disque se voit honorer du Grammy Award du meilleur album de musique du monde de l’année.



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7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
Par Lester Gangbangs TOP 500 COMMENTATEURS TESTEURS
Format:CD
Ali Farka Touré est un guitariste Malien. Anciens liens coloniaux oblige, ses disques atterrissent en France dans les bacs « world music » sans susciter grand émoi...
Sauf chez Ry Cooder... Qui a travaillé avec quelques très grands du rock (Beefheart, Stones, Randy Newman, ...), a enluminé leurs disques de ses parties de slide, et en parallèle a sorti quelques disques solo excellents et à peu près ignorés, n'obtenant la consécration qu'avec la somptueuse B.O. du non moins somptueux « Paris, Texas » de Wim Wenders. Cooder propose une collaboration à Touré, qui après moultes tergiversations accepte, à condition que le disque soit enregistré chez lui, dans le studio de sa ferme du Mali, et non dans une somptueuse usine à musique californienne.
Si Ry Cooder s'est entiché des disques de Touré, c'est parce qu'il pense avoir trouvé chez lui le chaînon manquant entre la musique traditionnelle africaine et le blues. Blues codifié définitivement aux Etats-Unis, mais ayant ses racines du plus profond de la lointaine Afrique.
Le résultat, ce « Talking Timbuktu » est paru en 1994. Et à cette époque-là, ce genre de collaboration avec des musiciens africains n'était pas nouvelle, mais avec très souvent des dégâts collatéraux, quelles que soient les bonnes intentions de départ. Soit la musique blanche reçoit une « coloration » africaine (« Graceland » de Paul Simon, le « Unledded » de Page et Plant, Johnny Clegg et sa pop aux arrangements zoulous, ...). Ou bien les Africains viennent se « noyer » dans des productions anglo-saxonnes luxueuses et clinquantes, perdant au passage l'âme de leur musique (Youssou N'Dour, Mory Kanté, Touré Kunda, tous ceux du raï qui s'expatrient, ...) . Des exemples de vraies collaborations réussies, avec échanges et apports réciproques, il n'y en a pas beaucoup : la trop méconnue Lizzy Mercier-Descloux, quelques trucs de Steve Hillage et Rachid Taha qui commençaient à travailler ensemble ...
Et il vaut mieux oublier la musique « africaine » actuelle de supermarché, les sagas à fric de Jahnnick Noah ou les gilbertmontagnéteries d'Amadou et Mariam ...
Dans « Talking Timbuktu », Ali Farka Touré ne concède rien. C'est sa musique (il signe seul tous les morceaux), les paroles sont chantées dans son dialecte, il a derrière lui son groupe et ses choristes... Ry Cooder se contente d'accompagner, ne cherchant pas à tirer la couverture à lui. Touré, grâce ( ? ) à des raccourcis aussi approximatifs que faciles, est considéré comme LE bluesman africain. En fait, des blues au sens « américain » du terme, il n'y a que trois morceaux qui peuvent y prétendre (« Keito », mais surtout « Ai Du » et « Amandrai »), et là, on croirait vraiment que c'est John Lee Hooker qui tient la guitare, même rythme lent, menaçant, mêmes notes espacées ... la similitude est impressionnante, et ce n'est pas une imitation, (l'anecdote de Touré croyant entendre un nouveau jeune guitariste malien le copiant la première fois qu'on lui a fait écouter le Hook est célèbre), Ali Farka Touré, Jourdain à guitare, fait du blues sans le savoir... Et évidemment, un peu au second plan, Ry Cooder que l'on sent aux anges, assure l'accompagnement de son bottleneck magique.
Le reste de l'album, où logiquement Cooder se fait plus discret, est beaucoup plus typique de la musique africaine, avec ses structures rythmiques complexes, ses mélodies lancinantes tendant quelquefois vers la pop (« Soukora »), ou à l'opposé vers la musique « ethnique » (« Sega », « Banga »). L'ensemble sonne résolument moderne, claviers, synthés et son high-tech s'incorporant sans heurts aux instruments traditionnels. Le tout sans jamais se départir de rythmes lents, tristes, remplis d'émotions et de feeling ...
« Talking Timbuktu » a récolté lors de sa sortie un Grammy Award mérité aux Etats-Unis.
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8 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
Les maîtres du blues 17 septembre 2007
Format:CD
Vraiment un des plus beaux disquex de blues africain, guitares réverbérantes et lancinantes, mélodiques, rythmes complexes et sa voix si africaine, on ne se lasse pas de réécouter cet opus majeur du regretté Ali Farka Touré
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14 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile 
le duo de choc 12 octobre 2002
Par Adiwan
Format:CD
le duo entre Ali Farka Toure et le guitariste Ry Cooder est un vrai plaisir qui mélange divinement bien les rytmes et voix africaines ainsi que la guitare américaine du grand Ry Cooder. A écouter et réécouter infiniment.
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