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WWW.Capitalisme.fr [Broché]

Alain Minc
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Le fordisme est mort ? Vive le e-business ! Alain Minc l'affirme : l'émergence d'un nouveau capitalisme commençant par www. ne fait plus aucun doute. Fondée sur les nouvelles technologies de l'information qui vont générer un cycle de croissance durable, la révolution économique est en marche. Depuis la chute du communisme, la globalisation financière et le marché triomphent à l'échelle planétaire. Le capitalisme managérial devient patrimonial, dominé par les gestionnaires de fonds "devenus des figures aussi mythologiques dans notre société médiatique que les régents de la Banque de France dans les années quatre-vingt-dix". Que l'on se rassure : cela ne signifie pas que nous soyons condamnés à subir la dictature des marchés. Certes, les syndicats et les États affaiblis jouent moins leur rôle de contre-pouvoirs. Mais, selon l'auteur, les médias, l'opinion publique et le droit s'affirment et veillent à réguler ce nouveau capitalisme. Si "le modèle social-démocrate hérité du fordisme est mort", le contrat social peut être refondé sur une association entre le capital et le travail, notamment à travers le développement des fonds de pension qui permettra un "partage des plus-values".

Dans ce nouvel essai, Alain Minc nous offre une réflexion stimulante et plutôt optimiste sur l'avenir encore incertain de nos sociétés. Si "le www.capitalisme nous est désormais connu, à nous de construire la www.société". Vaste chantier... --Gery Dumoulin

L'Expansion

Pour Alain Minc, le bonheur est dans le clic
Le consultant des grands patrons livre son analyse de la Net-économie. Conclusion : oui Sire, c'est bien une révolution. Et elle est vertueuse.
Sommes-nous victimes d'une grande illusion avec l'" e-économie " ? Ne sommes-nous pas en train de céder à une mode et à un effet de loupe ? Non, répond Alain Minc, pour qui nous sommes engagés dans une révolution majeure du capitalisme. Le débat fait rage entre convaincus et sceptiques de la " nouvelle économie ", thème qui figure parmi les grands sujets de la rentrée.

Dans son tout nouveau livre, Alain Minc se place quant à lui délibérément sur le versant optimiste, en se disant persuadé que nous entrons dans une ère de prospérité durable. L'extension du marché à presque tous les pays du monde et à des sphères de plus en plus larges de l'activité humaine va de pair avec une véritable révolution technologique. C'est de la conjugaison de ces deux événements qu'est en train de naître un nouveau modèle capitaliste : le capitalisme patrimonial dominé par les actionnaires. Ce nouvel âge du capitalisme devrait ouvrir la voie à une croissance plus forte, mais n'est pas pour autant synonyme d'optimum : " Voir dans la mondialisation et la révolution technologique les gages d'un progrès indéfini est absurde. Le propre du capitalisme, sa vertu cardinale, c'est d'imposer à l'économie et à la société une tension à la fois créatrice et destructrice. "

La nouvelle économie de marché ira de pair avec une profonde mutation de la société, de nouvelles classes dirigeantes, des rapports de force inédits, mais cela ne débouchera pas forcément sur une société plus inégalitaire, estime l'auteur. " Un nouveau contrat social est possible ", défend-il... à condition que la société française parvienne à surmonter ses éternels blocages.

Au total, Alain Minc signe là une synthèse intelligente et claire, mais pas très originale. Son propos est néanmoins nuancé par les questions qu'il soulève à propos de ce capitalisme obsédé de rentabilité, de l'euphorie économique et boursière actuelle, ou encore du rôle incertain de la nouvelle élite ou des relations entre le capital et le travail, à la recherche de leur équilibre. " On peut aujourd'hui parier sur les tendances lourdes de la Net-économie, non sur les types de société qui l'accompagneront ", conclut-il. --Laurence Ville--

La Vie Financière

Vers un nouveau contrat social
On aurait pu s'en douter, Alain Minc n'allait pas laisser passer la nouvelle économie et Internet sans donner son point de vue ! Et, comme à son habitude, il n'y va pas avec le dos de la cuillère. Selon lui, nous entrons dans un " nouveau stade du capitalisme ", délibérément patrimonial, qui donne le pouvoir aux actionnaires et aux consommateurs. Les attitudes des patrons et managers s'en trouvent radicalement changées : " Désormais, ils ont l'oeil rivé sur une seule "ligne bleue des Vosges" : le cours de leur action ; ils flattent d'autant plus les gestionnaires de fonds qu'ils en ont peur et leur consacrent davantage de temps et d'énergie que leurs prédécesseurs aux relations sociales. " Il y a actionnaire et actionnaire, souligne-t-il, et le particulier ne subit pas toujours le même traitement que les fonds de pension.
Reste que la nouvelle économie, selon l'auteur, génère ses propres contre-pouvoirs qu'il appelle " la nouvelle Sainte Trinité " - à savoir, la justice, les médias et l'opinion publique. Ce qui n'est pas vraiment nouveau, sauf dans le domaine de l'économie. Qu'en sera-t-il demain ? Un cauchemar, comme le craint Francis Mer, PDG d'Usinor, ou la mise en place d'une " étrange société qui verra cohabiter le plein emploi, l'exclusion et l'immigration ", comme le prévoit l'auteur ?
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