undrgrnd Cliquez ici NEWNEEEW nav-sa-clothing-shoes nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos cliquez_ici nav_WSHT16 Cliquez ici Acheter Fire Cliquez ici cliquez_ici Jeux Vidéo soldes montres soldes bijoux

Commentaires client

5,0 sur 5 étoiles6
5,0 sur 5 étoiles
5 étoiles
6
4 étoiles
0
3 étoiles
0
2 étoiles
0
1 étoile
0
Format: CD|Modifier
Prix:37,90 €+ Livraison gratuite avec Amazon Premium

Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article
Partagez votre opinion avec les autres clients

Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

Furtwängler n'a jamais pu graver un Ring dans des conditions acceptables. Le projet d'un Ring studio entamé trop tardivement en 1954 avec La Walkyrie allait rester sans suite par la disparition du grand chef allemand, cette Walkyrie devenant son testament discographique.
On connait 2 Rings complets laissés par Furtwängler, curieusement tous les deux issus de productions italiennes. En 1950 le Ring de la Scala de Milan était capté avec l'urgence du direct mais dans des conditions techniques plus précaires (et avec des bruits de scènes parfois envahissants).

En 1953 Furtwängler dirige, en "live", à raison d'un acte par soirée, ce Ring complet pour la RAI de Rome, en vue d'une future diffusion radiophonique. Cette version bénéficie avant tout d'un son meilleur que la version de 1950. On y appréciera également un plateau vocal globalement un peu supérieur, avec la Brünnhilde incandescente de Martha Mödl, l'Albérich ténébreux de Neidlinger (qui serait dès cette année l'Alberich de toutes les grandes productions de Bayreuth), le solide Siegmund de Windgassen, mais encore le Siegfried de Suthaus, la Gutrune de Jurinac, le Hagen (et le Fafner) de Greindl, et le Mime de Julius Patzak. Quant au Wotan profondément humain de Ferdinand Franz, il est malheureusement capté bien trop tard, la voix est usée et peine à venir à bout de sa Walkyrie (il était un peu meilleur à la Scala, quoique déjà diminué); il en va de même pour la Sieglinde de Hilde Konetzni. Gottlob Frick enfin est un Fafner de luxe dans L'Or du Rhin, et un Hunding très honorable dans la Walkyrie.

Mais ce Ring de 1953, comme celui de 1950 à la Scala, vaut surtout pour la vision unique de l'oeuvre par Furtwängler : une présence théatrale exceptionnelle, une atmosphère urgente et tendue, une alchimie orchestrale extraordinaire, puissante et raffinée, qui rend à l'orchestre sa dimension d'acteur wagnérien à part entière. Furtwängler crée une interprétation intensément dramatique, cisèle les transitions, sculpte les détails, invente des climats, façonne une vision. Une véritable leçon de chef, valable pour ses 2 Rings, d'autant plus remarquable qu'elle est réalisée dans les deux cas avec un orchestre peu habitué à ce genre d'exercice et sommes toutes assez moyen (mais pas si mauvais qu'on l'a dit parfois; les vents et les cuivres ne sont guère exempts de reproches, mais les cordes sont souvent étonnantes; notons tout de même une qualité d'orchestre sensiblement supérieure dans la captation à la Scala... lorsque le son le laisse entendre).

La direction, elle, est donc ni plus ni moins que géniale, et sert véritablement d'écrin à une interprétation vocale très satisfaisante en général (avec des faiblesses, comme dans tous les Rings, finalement !). Ce coffret n'est sans doute pas la version à conseiller pour entrer dans l'univers wagnérien, mais elle constitue sans conteste une grande version de complément (tout comme la version de la Scala), même si elle s'adresse avant tout aux amateurs et collectionneurs wagnériens.

Et s'il faut citer une référence, faut-il rappeler que cette même année 1953 à Bayreuth, Clémens Krauss établira sa version superlative avec les immenses Hans Hotter et Astrid Varnay (et Windgassen cette fois en Siegfried); une référence absolue disponible maintenant (à prix moins doux, évidemment) chez Orféo dans un son exceptionnel. Ah, si seulement Furtwängler...
22 commentaires|35 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 25 janvier 2011
je suis d'accord avec les commentaires du précédent article.
Détenteur depuis 1975 en France de l'intégrale en 18 vinyles, le Ring de Furtwaengler m'a "éduqué" au son wagnérien.
Pour d'obscures raisons de droits, copyright, etc.. EMI n'avait pu mettre sur le marché que 20 ans plus tard la somme du travail du grand chef allemand.
C'est naturellement le savoir personnel du chef qui étonne en premier lieu :et qui donne les moyens à l'orchestre de LA RADIO DE ROME de tenir très honorablement sa place.FURTWAENGLER avait donné plusieurs concerts en Italie après la guerre et il avait pu jauger les orchestre de la RAI.Que dire des chanteurs , sinon qu'ils donnent à ces disques une leçon de musique.FURTWAENGLER se remit au travail l'année suivante mais dans la grande salle dorée du Musikverein à Vienne, pour donner avec les WIENER PHILHARMONIKER une WALKYRIE étonnante, qui devait ouvrir à la réalisation des autres opéras du Ring.Malheureusement...mais il reste ces précieuses heures que la technique nous rend encore plus inoubliables.
11 commentaire|27 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 22 août 2014
Envoi de grande qualité pour un enregistrement historique. Merci. Nous retrouvons tous les grands interprètes disparus de ce "théâtre total" voulu par Wagner.
0Commentaire|Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
TEMPLE DE LA RENOMMEEle 7 janvier 2012
ranger cette version ? Tout d'abord je ne salue ni ne remercie Pere Coto, Henrard, Savinien et autres Melomaniac...Non seulement l'Après est mieux que l'Avant...mais j'en suis à 4 versions de l'Or du Rhin (Furtwangler, Haïtink, Solti, Levine) avant de pouvoir me fournir en Krauss (je vais vous présenter Mme Bag, les gars, vous allez aimer....).

Furt Est Furt. Voilà c'est juste du Sublime, de l'Olympien, de l'Everest en baguette...C'est proprement génialement ahurissant...C'est tout....
55 commentaires|8 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 30 avril 2012
Une fois passée la barrière du son (qui est très facilement franchissable, le mixage étant bien fait), on découvre une grande interprétation pleine de force, wagnérienne s'il en est, où les morceaux d'anthologie font se hérisser les poils sur les bras.
Du grand Wagner, c'eut été dommage que cela ne soit pas enregistré, malgré les faiblesses de l'orchestre (par contre, les chanteurs sont formidable d'un bout à l'autre)que Furtwangler arrive à sublimer.
Splendide!!!
0Commentaire|7 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 26 février 2013
la puissance de la musique wagnerienne nous emporte malgré nous dans les profondeurs des mythes allemands,le romantisme est bien présent et touche notre âme
0Commentaire|Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus