Qu'il y en a des choses à dire sur ce singulier album. Il faut dire que, par comparaison d'avec les 2 tueries que sont "Pornograffitti" et "III sides ...", "Waiting for the punchline" aura eu de quoi déconcerter un pan entier de fans lors de sa sortie.
En premier lieu, on se sera de suite intérroger sur le pourquoi d'une telle tonalité. L'album est sombre, noir même. Tantôt rageuse, tantôt dépressive, à l'instar d'un "There is no god", de l'ultra agressif "No respect" ou d'"Evilangelist", ces titres résument, mieux que de longs discourts, l'état d'esprit qu'était semble-t-il celui du groupe au moment d'enregistrer ce disque.
La fête est finie, comme en atteste aussi le chapiteau démonté illustrant la pochette. De même, dans son édition double, un clown fait face au revolver qu'il tient tout en esquissant un léger sourire... Décidemment ! L'heure ne semble plus du tout à la fiesta dans les rangs du combo. La musique de "Waiting ..." s'en ressent bien évidemment ! Mais est-ce à dire que "Waiting for the punchline" est un album mer*ique ? Certainement pas. Et si l'on veut bien faire abstraction (aussi !!) du départ du génial Batteur qu'était Paul Geary (crédité toute fois sur 2 ou 3 morceaux), tout comme celui de ne pas céder à la comparaison d'avec ce que le groupe nous proposait bien peu de temps auparavant, alors on parviendra, sans trop de mal, à trouver à ce disque une multitude de qualités. A chacun bien sûr de les découvrir à sa façon. Pour ma part, "There is no god", "Tell me something ...", le remarquable instrumental acoustique "Midnight express", ou bien "Leave me alone", "No respect" et "Inconditionally" se suffisent à eux mêmes. Et si regret il y a chez moi, il est surtout à mettre sur le compte de la voix de Gary Cherrone, au timbre désormais plus brut, plus écorché, comme dans la production de cet album... Brut on vous dit !!
14/20 ou 3,5/5. Pour l'heure, waiting for a very long time.