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Wakolda: Traduit de l'espagnol (Argentine) par Anne Plantagenet Broché – 15 mai 2013


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Descriptions du produit

Extrait

Le jour était arrivé où un mélange de chlorure de sodium et de nitrate de magnésium, injecté avec une patience infinie dans chaque globe oculaire, changerait pour toujours le cours de la science. Stérilisations massives, vivisections, tentatives ratées pour altérer la couleur de la peau au moyen de piqûres sous-cutanées, sans parler de la nuit où il avait cru, après avoir uni leurs veines, transformer des jumeaux en siamois... Tous ses échecs seraient oubliés s'il réussissait à modifier la couleur des yeux de ce garçon. Mille fois il s'était imaginé soutenant, debout sur l'estrade des innombrables congrès médicaux d'hygiène raciale auxquels il avait participé au cours des dix dernières années, le seul jumeau roumain dont il avait réussi à teinter l'iris gauche (après avoir brûlé le droit par des doses excessives), les nerfs optiques paralysés par l'abus de médicaments, les bras couverts des marques de la seringue qu'il avait enfoncée sans relâche pour l'arracher à la médiocrité. Il avait rêvé de lui le crâne rasé, sans la chevelure noire de ses origines, promis à un avenir aryen. Mais avant de réaliser qu'il s'agissait seulement d'une illusion, les images de cette première vie où tout était possible furent assombries par la certitude que sa victoire (en dépit des chairs lacérées, des gangrènes et des amputations obtenues jusqu'à présent) était seulement la partie visible de l'iceberg de toutes les mutations à venir (jusqu'à la modification génétique des citoyens d'une nation entière). On n'avait pas investi pour rien en lui des millions. Mais pour la pureté du sang et des gènes. Car telle était la véritable guerre : pureté ou mélange.
Il s'assit sur le lit, excité comme un enfant qui s'apprête à passer une nouvelle journée dans un parc d'attractions. Alors, les rares objets qui décoraient sa chambre le ramenèrent à son présent rachitique. Sa peau flasque, et ses muscles sans tonus étaient ceux d'un vieil homme. Son existence entière était devenue grise, une routine identique répétée jour et nuit jusqu'à la nausée, avec le secret espoir qu'il se passe quelque chose. Que quelqu'un lui apprenne qu'ils avaient enfin renoncé à le chercher. Il avait consacré sa vie à libérer le monde des rats, et maintenant - fuyant comme un lâche, rejeté en marge de la société -, il commençait à en être un.
La vie ne peut se réduire à cela, pensa-t-il. Quand on l'avait prévenu que les agents israéliens avaient retrouvé sa trace, il n'avait pas hésité une seconde : il avait congelé les échantillons bactériologiques d'organismes terminaux sur lesquels il travaillait depuis des mois, était sorti du laboratoire, était passé par la banque vider son compte, était monté dans sa voiture, et il avait roulé jusqu'à la sortie de la ville. Il ne manquerait jamais d'argent : à son inépuisable fortune familiale s'ajoutaient les apports de son fidèle mentor, le professeur von Verschuer, directeur de l'Institut d'anthropologie à Berlin, qui s'était toujours chargé d'obtenir les subventions nécessaires à son travail, afin d'être le premier à recevoir les résultats de ses expérimentations. Il n'était pas le seul à contribuer, de manière anonyme, à son bien-être. Nombreux étaient ceux qui continuaient de croire en lui, le soutenaient à distance, lui écrivaient des lettres dans lesquelles ils le traitaient en messie.

Revue de presse

Wakolda raconte une histoire de fascination réciproque entre un froid scientifique et son cobaye, un monstre captivé par des imperfections qu'il n'a eu de cesse de vouloir gommer au profit de la «race aryenne». De façon étrange et inattendue, la question de la monstruosité morale dérive vers une analogie entre discours scientifique et envoûtement amoureux. Les chiffres et équations médicales se muent en interdépendance affective, force d'attraction partagée, irrationnelle, entre ce bourreau vaincu et sa victime, genre de lolita lilliputienne...
Le réalisme magique, qui irrigue un grand pan de la littérature sud-américaine, permet ici de traiter finement la question des monstruosités nazies, échappant à l'esprit de sérieux d'un côté, au racolage de l'autre. Il inscrit également la romancière de 36 ans dans une mouvance de la littérature latino-américaine, qui englobe des auteurs comme Alan Pauls ou César Aira, tenu pour le plus grand écrivain argentin vivant...
Avec ce quatrième roman, et après le somptueux L'Enfant poisson, auquel il faut ajouter La Malédiction de Jacinta et La Fureur de la langouste, Lucía Puenzo s'impose comme la vigoureuse pointe avancée de ce roman argentin en pleine ébullition. (Emily Barnett - Les Inrocks, juin 2013)

Visiter la Patagonie en compagnie de Josef Mengele, le docteur Folamour d'Auschwitz, ou plus exactement dans sa peau, aucun guide touristique ne l'a proposé. Le quatrième roman de Lucía Puenzo remplit l'office avec le triple talent à quoi ses précédents nous ont habitués : regard pictural précis sur les personnages saisis dans les paysages, talent d'exposition des situations conduisant au malaise, sensibilité au point de vue de l'enfant sur la violence, la faiblesse, la puissance et la perversité des adultes...
Le vrai Mengele a bien disparu quelque temps, à cette époque, du côté de San Carlos de Bariloche, avant de filer ailleurs puis de mourir noyé au Brésil, en 1979. Lucía Puenzo installe son imagination dans un trou biographique du criminel nazi. La Patagonie est un bel endroit pour disparaître et inventer. (Philippe Lançon - Libération du 27 juin 2013)

L'Argentine Lucía Puenzo crée, dans le sillage de Josef Mengele en fuite, un climat de trouble et d'étrangeté...
Ce personnage morbide et fascinant se trouve au coeur de Wakolda, le nouveau livre de Lucía Puenzo. La romancière et réalisatrice argentine a imaginé sa rencontre, sur une de ses nombreuses routes d'exil, avec une jeune fille de 12 ans. Lilith fait bien moins que son âge. On lui donnerait quatre ans de moins. Qu'a-t-il remarqué chez elle ? Son retard de croissance, la blondeur de ses cheveux, la clarté d'eau de son regard ou la presque parfaite poupée au teint de porcelaine avec laquelle elle joue ?...
On avance à tâtons, à pas comptés, dans un drame qui sans cesse s'éloigne, se dérobe. Wakolda est comme un cauchemar doucereux où, franchissant de déformants miroirs, on se retrouve égaré. Sentiments et sensations brouillés...
Lucía Puenzo, 36 ans, n'a de cesse de raconter les enfances trop tôt vieillies, les désillusions, les incertitudes, le bouleversement des corps, la perte de l'innocence. Remarquablement servie, une fois encore, par la traduction d'Anne Plantagenet, elle touche avec justesse à une grâce ambiguë. Là où les monstres et les anges se rejoignent. (Xavier Houssin - Le Monde du 11 juillet 2013)

A Auschwitz, on l'appelait "l'ange de la mort". Médecin SS, il pratiquait la sélection à l'arrivée des convois. Mais Josef Mengele est resté dans les mémoires comme celui qui s'est livré dans le camp à d'atroces expérimentations...
Pour ce quatrième roman, Lucia Puenzo embarque le lecteur dans une narration tissée de trouble, d'inquiétude et d'étrangeté. C'est Herlitzka et Wakolda, deux poupées qu'on échange, une nuit de grêle, d'orage ; des chiens presque sauvages ; l'histoire du joueur de flûte de Hamelin ; de vieilles légendes mapuches et une maison aux portes fermées, aux tiroirs à secrets. On avance à tâtons, à pas comptés, dans un drame qui sans cesse s'éloigne, se dérobe. Wakolda est comme un cauchemar doucereux où, franchissant de déformants miroirs, on se retrouve égaré. Sentiments et sensations brouillés...
Remarquablement servie, une fois encore, par la traduction d'Anne Plantagenet, elle touche avec justesse à une grâce ambiguë. Là où les monstres et les anges se rejoignent. (Xavier Houssin - Le Monde du 31 octobre 2013)


Détails sur le produit

  • Broché: 232 pages
  • Editeur : Stock (15 mai 2013)
  • Collection : La cosmopolite
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2234071836
  • ISBN-13: 978-2234071834
  • Dimensions du produit: 14 x 1,6 x 20 cm
  • Moyenne des commentaires client : 4.0 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (2 commentaires client)
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile  Par traversay TOP 50 COMMENTATEURSVOIX VINE le 24 juin 2013
Format: Broché Achat vérifié
Le meilleur roman de Lucia Puenzo, sans doute. Le plus abouti, c'est certain, quoiqu'il subsiste une petite part de frustration, la relative brièveté de Wakolda (220 pages) y étant pour quelque chose. Tous ses livres le montrent, l'auteure argentine aime explorer le mystère des corps, lorsque ceux-ci se transforment (adolescence) ou hésitent (hermaphrodisme). En introduisant l'abominable Josef Mengele dans son dernier livre, Lucia Puenzo se penche sur un monstre fasciné par la génétique, en général, et la gémellité, en particulier. Sans oublier cette obsession pour la race pure qui en fit un des plus zélés collaborateurs et acteurs de la barbarie nazie. A la fin des années 50, Mengele était effectivement en Argentine, inlassablement pourchassé mais jamais pris, et la fiction patagonienne qu'a imaginé la romancière a plus que des accents de possible épisode dans sa vie errante. L'attraction entre le médecin maudit et une fillette de 12 ans, presque naine, place le lecteur à la frontière du malsain et du morbide. Mais sans jamais y tomber, se baladant dans un territoire flou où l'innocence et le mal semblent comme danser un tango à la limite de l'indécence. Sensuel, provocant et dangereux.
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1 internautes sur 1 ont trouvé ce commentaire utile  Par BMR TOP 500 COMMENTATEURS le 7 avril 2014
Format: Format Kindle Achat vérifié
On se souvient encore avec acuité des images terribles du Médecin de famille, un de nos coups de cœur de la fin de l’année dernière.
Lorsqu’on avait découvert à l’époque, que le film argentin avait été adapté d’un roman par son auteure elle-même, Lucìa Puenzo, on s’était promis de découvrir le bouquin.
Même si l’on sait d’avance que dans ce sens là (film → livre) c’est jamais l’idéal, puisque les images du grand écran viennent un peu écraser celles qui pourraient être suggérées au fil des pages. Mais, tant pis, une auteure qui adapte elle-même son propre roman à l’écran (et avec brio), ça valait forcément le détour.
Malgré cela, pas de déception à la lecture de Wakolda (le nom mapuche de la poupée de Lilith, l’héroïne du film) où l’on retrouve avec précision l’atmosphère empoisonnée et étouffante qui faisait tout le charme vénéneux et létal du film.
En 1960, le médecin qui débarque au fin fond de la Patagonie dans la famille de Lilith, c’est Josef Mengele le sinistre tortionnaire nazi qui fuit en Argentine les agents du Mossad qui le recherchent activement : il dispose de quelques mois de répit en attendant que ses poursuivants règlent d’abord le cas d’Eichmann.

[…] Il avait consacré sa vie à libérer le monde des rats, et maintenant – fuyant comme un lâche, rejeté en marge de la société –, il commençait à en être un.

Née avant terme, la petite Lilith est depuis toujours affligée d’un déficit de croissance.
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