Énorme série que Walking Dead !
Alors qu'après les années manga, les comics pointent de plus en plus le bout de leur nez, on n'en finit pas de découvrir des merveilles. Mon libraire m'a tancé encore et encore pour que je commence cette série... 3 jours après m'être décidé j'avais lu les 10 premiers tomes.
Difficile de comprendre l'engouement pour Walking Dead sans essayer de lire les albums.
Même si les zombies (dont on sait peu de choses hormis qu'ils ont envahi la planète entière) ont une place prépondérante, ce n'est qu'un "prétexte" pour explorer les relations dans un groupe humain en situation de survie extrême.
Ça jalouse, ça s'engueule et parfois ça tue ou torture, mais ça s'organise, ça s'aime et surtout ça essaye de survivre coûte que coûte (et vous verrez jusqu'à quel point).
Et, en filigrane, les auteurs nous posent une question essentielle : qui sont les vrais morts-vivants ? Les morts ou les survivants qui s'enfoncent de plus en plus dans l'horreur ?
C'est bien fait, super plaisant et violemment addictif. Attention, Walking Dead ne plaît cependant pas à tout le monde, quelques-uns n'aiment pas du tout et certains n'accrochent pas, mais c'est la série que je prête le plus depuis que je l'ai...
D'ailleurs, les producteurs ne s'y sont pas trompés : une série télé est actuellement diffusée depuis octobre 2010.
Un dernier mot de présentation sur les dessins. Certains n'ont pas aimé le changement de dessinateur aux débuts de la série : Moore, aux traits plus précis mais aussi plus enfantins, avait dessiné le premier album, avant de passer la main à Adlard pour les suivants.
Plus directs, tranchants et sombres, ses dessins collent pour moi beaucoup mieux à l'ambiance de W.D., à lire de toute urgence.
>> Pour se concentrer sur ce tome 12 : nos rescapés toujours emmenés par R. vont avoir l'occasion de faire une pause. Pour moi, et l'on verra si l'avenir me donne raison, ce tome et le précédent ("les chasseurs") sont une véritable charnière et ouvrent un nouveau chapitre.
Dans les premiers tomes, à deux ou trois scènes de torture près, R. et ses compagnons étaient les gentils. Maintenant, on ne sait plus trop. Se métamorphosent-ils ? Ce vieux monsieur au grand sourire blanc... est-il louche ? ou bien est-il simplement décalé -en bien- par rapport à nos héros ?
Bref cette inversion -supposée- des rôles est JU-BI-LA-TOIRE !!! Un douzième tome aussi "pffffuuuuuuu" que les précédents !